<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684</id><updated>2012-02-01T07:55:48.608-08:00</updated><title type='text'>l'ultimatron</title><subtitle type='html'>quelques mots à l'envers</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>410</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-8476892143187552639</id><published>2012-02-01T07:29:00.000-08:00</published><updated>2012-02-01T07:55:48.615-08:00</updated><title type='text'>68. les évadés de l'irréel</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-qfzV1z0w2Ok/TylgbDcL9QI/AAAAAAAABHA/qdDXii8X7to/s1600/e32f59b424e86063be1a4943859b4981f8b31129_m.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 270px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5704196420937708802" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-qfzV1z0w2Ok/TylgbDcL9QI/AAAAAAAABHA/qdDXii8X7to/s400/e32f59b424e86063be1a4943859b4981f8b31129_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;c'est l'histoire d'un navire qui s'échoue en plein milieu du désert. Non, en fait il a déjà sombré entre les dunes de sable. Le capitaine, cette espèce de sale patron, avait vu juste. Il avait eu beau tenter de redresser la barre que c'était déjà trop tard. Alors le navire s'est affolé, c'était un beau galion d'une centaine d'années au moins, hérité du temps de la route du rhum, un magnifique bâtiment tout en bois d'une quinzaine de mètres de hauteur au moins. Sa voile était noire, marquée d'une croix rouge aux bords repliés qui symbolisait un ange. Le mât avait été taillé dans un bois majestueux au nom obscur. Les voiles avaient connues bien des temps obscurs, elles avaient essuyées bien des tempêtes, sur les flancs apparaissaient encore des traces salines de ces lamelles dangereuses qui coupent en pleine gloire la tête des bestioles perdues dans l'air. l'équipage, parlons-en, était aux trois-quarts composé de nègres, des bandits de long-chemin qu'on avait "puni" en leur offrant la liberté des fers. Certains regardaient la mer à travers les lucarnes des rames, ils s'agitaient avec elle, ils dansaient avec elle, ils mouraient avec elle. Allez savoir ce qui passe dans la tête d'un noir quand le capitaine erre sur le ponton d'un bout à l'autre la mine pensive. Il se dit sans doute que son navire ne peut pas sombrer dans ces courants d'eau douce, la mer est furieuse au-dehors, l'océan râle, mais le patron est un diable qui prend mille folies à son bord. Il gueule bien plus fort encore qu'un éclair, sa voix résonne aux quatre coins, les marins s'activent, on tremble de trouille, on se pisse dessus à ce moment-même ou le mouvement est devenu si fort à l'intérieur qu'à l'extérieur qu'on ne peut plus contrôler quoi que ce soit. Mais au capitaine qui n'attend que la mort sur son chemin parfois il y a cette histoire du navire qui s'échoue au milieu du désert. Alors sur sa lancée la mer est devenue autre, l'ôcre prend le dessus sur l'azur, un bruit pareil à nulle autre retentit, un glissement de grains qui fuit le long de la coque, on s'échoue, on meurt, les hommes vomissent dans le moindre coin, cette terre est si plate que... mais... que se passe-t-il? le navire s'estompe d'un coup, le bois se brise, ce mât qui paraissait surnaturellement invincible tombe, les voiles se déchirent, la coque se troue ouvrant aux passagers une large vitre dorée sur cet autre Océan qu'il n'ont jamais vu de leur vie et... les canots de sauvetage sont hissés, tout le monde s'échappe, un homme à la peau d'ébène tombe de l'autre côté, comme happé. "Un homme à terre" hurle un mousse! on lance les bouées, tout le monde prend le large, le capitaine est vaincu par sa propre histoire, condamné à la chaleur, à l'arridité de la zone, il n'a jamais vu ça et... alors que le tout dernier homme fuit le navire, dans les chaloupes, quelqu'un se retourne en entendant une dernière musique. C'est le son d'un piano qui navigue au-delà des vents, par-dessus les nuages, les notes fuyantes se transforment en mélodie, la mélodie est une mouette qui bat des ailes, qui tournoie jusqu'au soleil dans un dernier éclat. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- C'était quoi cette détonation? demande l'un. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mais sa question est restée en suspens, tout le monde prend conscience de cette ultime note macabre. Les hommes, fiers, baissent leurs yeux, ils portent le chapeau à la main. Ce silence dure une minute entière, plus rien ne bouge. Puis, lentement, les échoués rament à coups vifs jusqu'en mer pour retrouver l'aide de la côte, des rochers, des mouettes, de la vie. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-8476892143187552639?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=_uo9nfUww6Y' title='68. les évadés de l&apos;irréel'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/8476892143187552639/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2012/02/68-les-evades-de-lirreel.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8476892143187552639'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8476892143187552639'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2012/02/68-les-evades-de-lirreel.html' title='68. les évadés de l&apos;irréel'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-qfzV1z0w2Ok/TylgbDcL9QI/AAAAAAAABHA/qdDXii8X7to/s72-c/e32f59b424e86063be1a4943859b4981f8b31129_m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-7252638308874212926</id><published>2011-12-12T06:52:00.000-08:00</published><updated>2011-12-12T06:54:07.637-08:00</updated><title type='text'>69. les instants</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-y8n9vwEYNy4/TuYVdvcvSAI/AAAAAAAABGc/9f2w8yhD05g/s1600/marvelzombies4.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 263px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5685255180299225090" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-y8n9vwEYNy4/TuYVdvcvSAI/AAAAAAAABGc/9f2w8yhD05g/s400/marvelzombies4.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;1. J’avais dix-huit ans cette année-là quand mon père m’emporta avec lui dans une tourné d’introspection de sa ville imaginaire. Il pleuvait énormément sur la ville, il faisait froid, nous étions seuls. J’avais amené une bande-dessinée étrange sans paroles que je redessinais. Mon père m’avait conseillé d’y ajouter des paroles, mes cases n’avaient parfois aucun lien entre elles. Nous nous sommes arrêtés devant l’hôpital, il m’a fait juré de ne rien dire à ma mère ni à ma belle-mère, encore moins à mon demi-frère ou à ma sœur. J’ai hoché de la tête, la mine apeurée. Je ne sais pas si j’avais conscience de devenir un homme, après tout, cette année-là. J’étais encore avec S. et papa m’avait fait attendre dans une grande salle blanche. À l’écran il y avait son incertitude. Dans les rangs de ce cinéma particulier d’autres malades que j’imaginais mourant attendaient leur sort. Notre chien attendait à mes pieds, au-dehors la montagne disparaissait derrière une brume opaque, la salle était trop chauffée. Mon père est apparu au bout du couloir, essoufflé. Il a fait le tour du comptoir qui me faisait face, je l’ai vu de dos, il m’a semblé réduit, la moitié d’un père en moins. J’ai feint de masquer la trouille qui me prenait au ventre, j’étais bien trop jeune pour avoir un père mourant, mais mon père n’est pas mort cette année-là, ni l’année suivante. D’ailleurs personne de ma connaissance n’est mort cette année-là, peut-être le vieux Bob, mais tout le monde se foutait bien de lui et des douilles de fusil de chasse qu’il alignait dans son antre. Il les utilisaient comme des briques, il construisait des châteaux, des petits personnages, des chevaliers, un monde miniature en douilles assassines pour faire vivre un peuple issu de son imagination débordante. Je n’ai jamais revu une seule de ses créations après sa mort, sans doute sa famille a-t-elle tout jeté, on ne construit pas la vie à partir de la mort, c’est tabou.&lt;br /&gt;Papa enfin s’est retourné, il m’a dit: aller Staline, on y va!&lt;br /&gt;L’infirmière a tiqué, Staline est un drôle de nom pour un chien.&lt;br /&gt;Mon père l’a regardé d’un œil austère, il a ramené ses yeux sur sa création, rétorquant dans son dos qu’il ne s’agissait pas du chien, j’ai rajouté que je m’appelais Staline, l’infirmière a tenté de se moquer mais j’avais l’habitude à force. Il avait un dossier dans la main qu’il m’a tendu en sortant.&lt;br /&gt;- Cache-le dans ta chambre, fais en sorte que personne ne tombe dessus!&lt;br /&gt;Il m’a déposé chez ma mère, son ex-femme, je l’ai embrassé, le dossier caché sous mon pull, j’ai salué Max notre voisin en sortant du véhicule. J’ai caché le dossier derrière mon bureau, entre le mur et le bois, j’ai envoyé une lettre à quelqu’un ce soir-là, un ami dont le nom m’échappe, puis, une fois la nuit tombée, j’ai ressorti le dossier. Le cerveau de mon père m’est apparu, j’ai fait connaissance avec la machine de connaissances qu’il utilisait en permanence. J’ai longtemps contemplé les enroulements infinis, les bosses et les creux, au réveil j’avais encore le dossier sur moi, je me suis rassuré en voyant que personne n’était entré dans ma chambre pendant la nuit. J’ai remis le dossier en place derrière le bureau, en bas maman avait fait chauffé du café. J’ai allumé une clope dans la cuisine en me servant une tasse d’un jus noir informe qui fumait, la pièce devint brumeuse, ma mère ouvrit la porte s’alluma une clope, se resservit du café également, m’expliquant que c’était la quatrième tasse qu’elle buvait depuis ce matin. Je crois qu’elle était dépressive, je n’ai jamais osé lui demander. Ses seins se creusaient, son corps amaigri, tout en elle était une plaie ouverte. Et puis bien sûr, son visage étant encore celui de la beauté qu’ont certaines mères, il y avait les amants d’un soir qu’elle cachait au pied de son lit en attendant que le lycée nous enveloppe dans nos connaissances. Mais elle avait oublié que nous étions samedi matin. Heureusement pour elle, mon père avait appelé, à la sortie de la douche je l’entendais klaxonner dans l’allée, je me suis empressé d’aller à lui, de grimper dans le véhicule sans oublier de saluer le vieux Max qui promenait ses chiens. Papa a démarré, nous avons fait le tour de la ville pendant un bon quart d’heure, son job consistait à surveiller que le travail de la commune soit bien effectué, il ne sortait pas beaucoup de son véhicule, on tournait en rond dans la ville, je notais les poubelles qui débordaient, les fleurs non-arrosées, un travail de collabo qui ne l’intéressait plus vraiment. Mais ce matin ça avait changé.&lt;br /&gt;- Tu aimerais voir la mer?&lt;br /&gt;La question était tombée en guillotinant un innocent. Je me suis entendu dire oui sans réfléchir. Nous nous sommes dirigés sur la sortie de la ville, mon cœur s’est légèrement accéléré, le frisson de l’inconnu. Je n’ai jamais vu la mer. On a roulé de longues heures interminables. Le paysage s’évaporait, parfois beau, parfois crade, parfois lointain. Je me demandais qui pouvait habiter ici, quelle vie pouvait-ils bien avoir les gens d’ici? Je m’émerveillais devant des ponts, des montagnes qui disparaissaient, un paysage qui s’aplatissait, les champs qui disparaissaient jusque dans l’horizon et la moitié de l’après-midi venant, alors que je n’espérais plus, elle était là. D’abord silencieuse, lointaine, une lame au loin qui n’avait rien à voir avec le bleu des écoliers ni ce que j’avais pu en voir en photo. Nous nous sommes arrêtés le long d’une route contre un vieux moulin en pierres. L’habitant a salué mon père, on pourrait croire qu’ils s’étaient vus la veille. Pourtant…&lt;br /&gt;Mais immédiatement je me suis retrouvé aspiré. J’ai mis les deux pieds dans le sable, ça grattait dans mes chaussures, ça s’infiltrait. Il m’a dit de les enlever, j’ai avancé plus près encore jusqu’à mettre les pieds dans l’eau. La sensation, je ne l’oublierais jamais. J’étais sur le fil en équilibre qui empêche le monde de s’effondrer, j’avais des dieux à mes pieds, les mouettes gueulaient dans le lointain. Le vent m’emportait. J’ignore combien de temps je me suis retrouvé là, mais quand papa vint me chercher, j’avais de l’eau jusqu’aux genoux, le lointain s’assombrissait, le vieil homme du moulin me souriait, j’avais une mine béate devant lui. Son moulin ne tournait plus avec le vent. Il nous a demandé si on voulait rentré, mon père a serré sa grosse main sur mon cou, oui, dit-il, nous allons passer la nuit ici si tu le veux bien Jules, il est trop tard pour rentrer. Je me souviens alors de l’omelette avalée ce soir avec des champignons et du fromage. Ils m’ont servi un verre de vin rouge, au dessert je suis sorti à nouveau, dans le noir je me suis installé sur le sable en fumant une clope que j’ai bien dû mettre une demi-heure à allumer, je me suis endormi bercé par le bruit des vagues dans le vent qui sifflait à mes oreilles. J’ai alors rêvé que j’avais atteint le but ultime, le bout du monde, une vieille femme m’apprenait des histoires qui me parlaient d’origine, j’ai pensé à mon grand-père, je l’ai vu également dans mon rêve.&lt;br /&gt;Au réveil je n’avais plus la moindre signification de mon rêve, tout était absurde, la mer s’était retiré d’une bonne centaine de mètres par jalousie, j’étais habillé d’un sweat noir à capuche et une fille de mon âge bouquinait de la poésie un peu plus haut, ses pieds nus se perdant dans le sable, ses cheveux s’envolant, des larmes roulant de ses joues. Je l’ai tout de suite trouvée sublime. J’ai demandé son prénom, Mathilde, ce qu’elle lisait, le poème d’une vie d’autrefois, j’ai demandé si elle habitait ici, oui, si la mer lui plaisait, c’est toute ma vie, j’ai indiqué le moulin en précisant que je logeais ici pour la nuit, ah, fit-elle, puis elle replongea dans sa lecture. J’ai entendu la voix paternelle gueuler dans le lointain, je me suis dépêché de filer en quittant malgré moi Mathilde. Elle s’est relevée une fois que je partais en hurlant pour se faire entendre:&lt;br /&gt;- Je ne connais même pas ton prénom!&lt;br /&gt;- Staline! Ai-je dit.&lt;br /&gt;Ensuite nous avons quitté le pays maritime pour s’en retourner à nos montagnes. Papa m’a fait jurer de garder le secret, j’ai dit ok, je l’ai embrassé, j’ai salué Max de l’autre côté de la route, je me suis allongé ce soir-là dans mon lit mais je n’ai pas pu trouver le sommeil, je cherchais partout le bruit des vagues, le son des mouettes, la sensation du sable qui gratte, le vent dans mes cheveux. Puis je n’ai jamais revu la mer cette année-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. La première fois que j’ai vu S. j’avais onze ans et pépé avait fait un feu devant la maison. Il avait invité les enfants du quartier, elle avait le visage si près des flammes qu’on aurait dit qu’elle allait prendre feu mais je ne pouvais pas me détacher de ce visage irréel, de ses grands yeux bleus, de la blondeur de ses cheveux qui éclairait constamment son visage. Elle avait des lèvres charnues, elle était mature et intelligente à la fois. On brûlait des marshmallows au-dessus des braises et pépé nous racontait des histoire de chasse aux chamois dans les couloirs d’avalanche, des cerfs qu’il avait abattu, je savais depuis toujours que pépé était un sentimental derrière ses grosses mains calleuses de géant, ses épaules carrées, son corps lourd qui faisait craquer le plancher de sa maison jusqu’après son passage. Quand je dormais chez lui j’étais réveillé par le bruit de ses pas quand il se levait, la maison sentait le café et la gauloise, ma grand-mère préparait le petit déjeuner dans un bruit de casseroles, je me levais pieds nus et elle râlait car le carrelage était froid, que j’allais choper la mort, alors je mettais des chaussons trop petits pour lui faire plaisir.&lt;br /&gt;Le téléphone avait sonné tard cette nuit-là, mon premier mort allais-je pensé par la suite. Mais à l’instant même je ne voyais que son visage à elle danser dans les flammes, cette sorcière juvénile qui levait de temps en temps des yeux au ciel en récitant à haute voix le nom des constellations. J’ai entendu la voix de ma grand-mère implorer dieu, quelque part elle pleurait. Mon grand-père s’est précipité dans la maison, il l’a rejoint en un éclair, je me suis approché d’elle, nous nous sommes allongés dans l’herbe, elle m’a appris la grande ourse, la petite ourse et l’étoile du berger, je n’ai retenu que ça. Quand j’ai rouvert les yeux grand-père s’excusait auprès de nous, il nous fallait tous rentrer. À regrets je l’ai vu partir, elle m’a sifflé son prénom, j’ai cru que je n’allais jamais la revoir. Au fond de moi j’étais triste, à l’intérieur, la cuisine était allumée seulement par le frigo resté ouvert, ma grand-mère minuscule qui faisait ma taille à cette époque était lovée sur une chaise derrière la table immense, elle pleurait en tenant entre ses mains tremblantes la photo de son fils. J’ai demandé ce qu’il se passait, elle ne m’a rien dit. J’ai demandé à mon grand-père, il ne m’a rien dit. Je suis allé fermer le frigo, j’ai entendu leurs respirations saccadés. Pépé a allumé la lumière, une lumière crue qui déformait les visages, les transformant en monstres inhumains, le visage de mémé tristement allongé par la douleur, je n’ai su que plus tard comment était mort mon oncle, alors qu’il faisait de l’escalade, la corde avait lâchée, il avait chuté dans les ténèbres une bonne centaine de mètres. Le choc l’avait tué, non la chute. D’autres alpinistes l’avaient trouvé là par mégarde, suspendu à sa corde, ils avaient pensé à un suicide, ce qui était fréquent chez les passionnés de l’escalade où la corde a une attention particulière de vie et de mort, mais par la suite ils avaient compris que ce n’était en rien un suicide. Cette nuit-là je l’ai passée à l’étage, le lendemain maman est venue me chercher, nous sommes passés par la maison de mon oncle et il était là, dans son bel habit du dimanche, endormi, paisible, heureux. Il ne laissait derrière lui aucune famille. Il avait le sourire d’un ange. Maman avait tenue sa main de longs instants en sanglotant mais moi je ne savais pas comment réagir. J’ai pris place sur une chaise alors, j’ai attendu, peut-être même ai-je pensé à S., je ne me souviens plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. En grattant la terre derrière notre jardin j’ai remarqué une drôle de forme. J’étais enfant, ce que je raconte est écrit bien plus tard dans ma vie d’adulte. J’ai découvert le trésor enfoui dans la terre d’un enfant de mon âge qui avait voulu correspondre avec son futur. Ils vivaient là avant, papa disait que ça datait d’une centaine d’années avant nous. Le père et la mère se voyait maudit, l’enfant avait pris la précaution de conjurer le sort en enfouissant ce triste présage dans la terre pour les générations à venir. Il avait joint des photos avec des pièces en or. Ses parents avaient perdus des êtres chers, les uns après les autres, sans aucune explication. Ça me faisait froid dans le dos quand j’étais adolescent de savoir que dans ma maison la mort avait pris une dimension dramatique. Des fantômes erraient alors en permanence dans la maison, je m’imaginais leur mort, il y avait la mère et le père qui s’étaient suicidés en dernier en s’empoisonnant, le fils qui s’était pendu, les enfants mort-nés, j’en comptais dix-huit, la tante morte dans son sommeil d’une maladie incurable et inconnue, l’oncle qui s’était fait avoir dans un duel puis avait agonisé des jours durant en hurlant à travers les murs le prénom de sa femme. Leur fils était parti à la guerre, il avait été décapité par un éclat d’obus, c’était le soldat sans tête qui errait de ci de là, sa sœur s’était, quand à elle, noyée dans le lac derrière la maison qui s’était asséché avec le temps. Bien sûr rien de tout ça n’était vrai, c’était sans doute une histoire destinée à nous avertir de ne pas être incrédule, que les fantômes et les malédictions ça n’existait pas. Pépé m’avait dit qu’en haute-savoie c’était courant de croiser ce genre d’objet dans la terre car ça nous effrayait assez pour nous repentir auprès de notre seigneur Jésus-Christ. Je n’ai jamais cru en dieu, l’Abbé Dominique était un pervers sans nom au visage niais, il ne nous a jamais touché, il ne nous désirait pas, son truc à lui c’était d’aller voir les hommes à la piscine, de les observer prendre leur douche, de crever de désir pour eux. Je l’avais surpris une fois observer la scène attentivement à la fenêtre des douches en se masturbant. Vous pouvez donc comprendre que je n’ai jamais cru en quoi que ce soit de biblique, le petit Jésus n’avait rien d’un seigneur et son troupeau n’était composé que de grisonnantes personnes perdant la boule. Rien dans les textes catholiques ne pouvait me rapprocher de lui, bien sûr je n’avais rien contre les croyants, mais ce n’était définitivement pas ma came.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. À six ans je me suis cassé la jambe, je ne m’en suis jamais remis. C’est aussi pourquoi je n’ai jamais aimé le ski. J’ai fait ce qu’on a appelé par la suite un soleil en heurtant un surfeur qui croisait la piste. Triple fracture mal soignée, je boîte encore, j’ai une jambe plus courte que l’autre, mon dos me fait mal parfois, les soirs trop humides je ressens dans ma jambe droite une plaie de douze centimètres au moins qui n’existe pas. Cette douleur fantôme me poursuivra jusque dans ma tombe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. La deuxième fois que j’ai vu S. j’avais grandi de quelques pouces, c’était la moitié de ma scolarité collégienne, le temps était pourri, il neigeait énormément, j’avais froid et faim. Je vivais chez maman, avec papa ils étaient en froid. Nous n’avions plus d’argent car ma mère avait perdu son emploi. On mangeait des pâtes sans saveur, on perdait le goût de s’amuser, ma sœur n’était jamais là, toujours chez les autres, toujours invitée, elle ne manquait de rien. S. était arrivée devant la maison par erreur. Je l’avais reconnue, timidement je l’avais invitée à entrer, ma mère n’était pas à la maison. Midi sonnant, je l’ai proposé de manger des pâtes, je n’avais rien d’autre dans le frigo. Elle s’est amusée que j’ai si peu, elle a sorti un sandwich de son sac qu’elle a partagé en deux puis, une fois nos assiettes finies, j’ai fait la vaisselle. Elle a voulu se brosser les dents, je lui ai indiqué la salle-de-bain. Elle a vu que j’avais une baignoire, son visage radieux s’est illuminé, elle m’a demandé si elle pouvait prendre un bain car elle n’avait qu’une douche. « avant, on avait une baignoire, disait-elle, mais maintenant papa l’a remplacé par une douche, et les bains ça me manque, tu peux pas savoir! »&lt;br /&gt;J’ai sorti une serviette et un gant du placard, elle commençait à enlever son pantalon et son t-shirt sans aucune gêne, je me suis mis à rougir, j’ai tourné la tête, je me suis dépêché de fermer la porte. Mes mains sont devenues moites, j’ai repensé à ses seins entraperçus, j’ai tenté de me concentrer sur la télé que le temps faisait vaciller, mon pouls s’accélérait, le temps s’allongeait, il me semblait qu’elle n’allait jamais sortir de là. Elle m’est apparue nue sous sa serviette quelques temps plus tard, ses cheveux mouillés frisaient, elle n’aimait pas ça, moi je trouvais ça mignon, ma main se perdait dans son peignoir alors qu’elle se lovait près de moi sur le canapé du salon, j’avais mes doigts entre ses chairs, je tentais de me rappeler comment on devait faire mais de ce que j’en avais vu sur du papier il y’avait une différence énorme.&lt;br /&gt;- Je n’ai jamais fait ça… chuchota-t-elle.&lt;br /&gt;Elle ajouta qu’avec moi elle voulait bien essayé. Je me suis déshabillé, mon sexe grossissait, j’étais au milieu d’elle, sur elle, puis, enfin, dans elle. Timidement, gauchement, en soufflant comme un phoque et elle gémissait en m’embrassant. Une fois finie cette histoire-là elle m’embrassa sur la joue, s’en alla, je m’imaginais alors ne plus jamais la revoir en remerciant le hasard de l’avoir placée là devant ma porte afin de perdre ma virginité par temps de neige. Elle revint à ma plus grande surprise le lendemain matin, puis le surlendemain, et le jour d’après. On faisait l’amour, je me couchais en elle, je l’imprégnais de mon monde de temps en temps quand je lui parlais des livres que je lisais, des films que je voyais, et on recommençait. Parfois on allait au cinéma, des fois on se retrouvait au restaurant, dans des bowlings, des bars par la suite, d’autres lieux se succédaient, dans des fêtes informelles, des endroits où les gens nous prenaient en photo lors de soirées passées à s’embrasser, liés l’un à l’autre. J’ai vécu quatre ans de ma vie avec elle, jusqu’à mes dix-neuf ans précisément. Elle était repartie de ma vie par le hasard également, en me trompant aussi, sans doute, me laissant seul avec la plaie au ventre, à l’agonie dans un monde que je ne comprenais plus, la veille de ma demande de fiançailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. J’ai revu Mathilde après notre séparation, je venais d’avoir le permis, j’étais reparti voir la mer. J’étais un chien fou, un loup solitaire que la vie avait renforcé. Le long de la voie de sécurité la plage n’avait pas changée. Jules était toujours là dans son moulin, papa n’avait pas pu venir, j’avais le sentiment de le trahir par ce geste, mais bon, on passe notre temps à faire souffrir nos parents sans s’en rendre compte. Jules avait vieilli un peu plus, mais il me parla comme si on venait de se voir la veille. Rien n’avait changé, dans mon assiette c’était la même omelette, dans le verre le même vin, dans ma main la même cigarette, sur la plage la même femme qui me salua étrangement en levant un sourcil. J’ai pris place à ses côtés, elle lisait le même livre que l’an passé. Soudainement elle me reconnu, t’es le mec au nom de dictateur! Fit-elle surprise. J’ai confirmé que c’était bien moi. Nous avons longuement parlé de littérature dans le vent. Les mouettes dormaient sans doute, il ne paraissait n’y avoir aucun bruit, je me suis penché sur elle, je l’ai embrassé, Mathilde m’a prévenu qu’elle voulait prendre son temps, j’ai respecté son choix. Nous nous sommes allongés dans le sable en nous tenant la main, dans le ciel on voyait les étoiles, j’ai désigné la grande ourse, la petite ourse, l’étoile du berger… elle s’est moquée de moi en rajoutant que tout le monde savait ça. Elle m’a montré Andromède, j’ai soufflé que c’était extraordinaire, elle a rajouté que les étoiles étaient toutes mortes, j’ai demandé pourquoi, elle ne m’expliqua pas, elle s’était endormie, alors j’ai fait de même. Le matin je tenais la main de son fantôme, elle avait disparue. J’avais son livre contre moi qui disait sur une page raturée que:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;La vie est faite&lt;br /&gt;De défaites&lt;br /&gt;De petits moments&lt;br /&gt;De grands instants&lt;br /&gt;Et d’un grain de folie&lt;br /&gt;Pour chacune de nos nuits&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;J’ai serré le livre contre moi, j’ai râlé en enlevant le sable qui m’emmerdait, Jules était affolé, il m’a dit que je devais rentrer absolument chez moi. J’ai demandé pourquoi, il n’a pas voulu me le dire. J’ai avalé les centaines de kilomètres nous séparant. Papa pleurait, maman aussi, ma sœur aussi, mon frère et ma belle-mère n’étaient pas là. Pépé était à l’hôpital, il n’allait pas s’en sortir. Le grand chasseur était vaincu. Il est parti sans un mot pour nous, doucement, sans douleur. Son moment était venu. J’étais gêné, je regrettais de n’avoir rien eu de mieux à lui dire pour dernières paroles que « tu veux un verre d’eau? », le temps d’aller boire un verre pour moi il n’était déjà plus là. Le temps de fermer les yeux il était déjà dans un cercueil, le temps de les rouvrir il était déjà en terre, le temps de pleurer il n’était déjà plus là. Pépé est parti dans le froid de sa montagne, dans un cimetière en pente, un jour de vent. J’aime à penser que de temps en temps chamois et cerfs viennent rendre visite à sa tombe en enlevant la mauvais herbe qui l’embête assurément, et ça doit le faire sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6. Mais ce qui m’a fait mûrir s’est passé un soir de juin. Il faisait bien trop chaud dans la maison de mon père, avec mon frère on ne parlait que rarement, nous étions de deux mondes opposés. J’avais remarqué que depuis une semaine il n’allait pas bien, mais dire ce qu’il en pensait, j’étais incapable de l’expliquer. Je n’étais pas bon psychologue avec ma famille, on avait tendance à ignorer nos douleurs les uns des autres, c’était quelques mois après la mort de pépé. Mon frère ce soir-là m’avait salué, une étrange lueur dans les yeux. Il n’y avait personne dans la maison, je l’avais laissé seul. Sa petite-amie était passée, elle avait dit que ça ne servait à rien de s’accrocher, que tout était fini entre eux. Alors il avait pris la corde, il avait hissé son corps en haut d’une chaise en se pendant au lustre, en plein milieu de sa chambre en s’excusant du désordre occasionné par sa mort dans une très belle lettre dont j’ai encore un exemplaire. J’ignorais que mon frère sache si bien écrire, je le regrette encore, j’ai ajouté une nouvelle plaie à mon cœur, la troisième. Ma belle-mère ne tarda pas à le suivre, elle s’en voulait trop d’avoir ignoré la tristesse des siens, elle ne laissa aucun message, elle s’en alla en souffrant sans doute énormément dans la baignoire avec cachets, veines coupées et eau gelée. Mon père a découvert le corps, après ça il n’a plus jamais reparlé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7. Nous avons tenté de surmonter tout ça par un noël de l’oubli cette année-là. Nous nous sommes donc tous réunis, la vieille famille, ce qu’il en restait, et la nouvelle, c’est-à-dire mon beau-frère, le prétendant de ma sœur, et ses parents. J’étais ivre de désespoir, je me suis moqué d’eux, j’ai mis en garde mon beau-frère en lui ressortant le vieux souvenir de la boîte trouvée dans la terre. Il prit cela à la légère, souriant timidement à mon taux d’alcoolémie avancée. Je désespérais tout le monde, je suis sorti par la suite en laissant seuls la famille qui restait: ma grand-mère, mon père, ma mère, ma sœur et son futur époux. J’ai pris la voiture, je voulais retrouver S., frapper à sa porte, la harceler afin de lui dire que je l’aimais. La voiture dérapa dans la neige, c’est ainsi que je suis mort, enfin je crois.&lt;br /&gt;Ma sœur s’est mariée à l’été dans une ville en plaine. Il faisait bien trop chaud, sa robe était immense, je n’étais pas invité. Deux gamins prirent la succession dont j’oublie les noms, un enfant mort-né suivit, puis, ce fut terminé. Mon beau-frère commença à déprimer, ses parents se tuèrent dans un accident d’avion pour couronner le tout. Il accusa ma sœur d’être maudite, la délaissant avec ses enfants. La malédiction prit un tour encore plus inédit quand mémé perdit la vie en chutant dans les escaliers. Ma mère était avec elle, elle eût un haut-le-cœur, la surprise fut telle que sa respiration se bloqua complètement. Comme il n’y avait personne d’autre ce jour-là, ma mère suffoqua, rendant l’âme à qui elle appartenait sur le corps sans vie de sa mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8. Maintenant j’ai un père muet. Ma sœur déprime, elle s’occupe de ses deux enfants en prenant soin d’eux. Elle est convaincue qu’une menace plane sur eux, alors elle les surprotège. Moi, au milieu de tout ça, j’ai pris la fuite. Nous avons vendus la maison avant que je parte, on pensait que la mort ne pouvait pas nous rattraper ainsi, que la malédiction allait rester sur place. C’est ainsi que nous sommes repartis de zéro, qu’on a reconstruit nos vies en nous séparant à jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9. Je n’ai pas revu mon père depuis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10. Je n’ai pas revu ma sœur depuis. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-7252638308874212926?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/7252638308874212926/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/12/69-les-instants.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7252638308874212926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7252638308874212926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/12/69-les-instants.html' title='69. les instants'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-y8n9vwEYNy4/TuYVdvcvSAI/AAAAAAAABGc/9f2w8yhD05g/s72-c/marvelzombies4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-4917328267523067475</id><published>2011-11-26T17:18:00.000-08:00</published><updated>2011-11-26T17:23:39.169-08:00</updated><title type='text'>j'emmerde la répétition du cycle</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-w2nfiAjCAE8/TtGQyOfxpEI/AAAAAAAABGQ/59OwRtdlMQs/s1600/d14238f038c0929c99f743b31d557373685cd89a_m.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 280px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5679479797650138178" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-w2nfiAjCAE8/TtGQyOfxpEI/AAAAAAAABGQ/59OwRtdlMQs/s400/d14238f038c0929c99f743b31d557373685cd89a_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;C'était en hiver, il gelait encore sur les routes, Iggy Pop se faisait rare, Sarko n'était pas à la présidence et le monde allait mieux. There something inside you, it's hard to explain, crachait mon poste. Je buvais des boissons mentholées, citronnées et caféinées, j'étais fou, je fumais trop. La nuit j'étais tentée de l'appeler, de tout lui dire, cette vérité effrayante qui ne demandait qu'une chose: sortir. Mais au final non. Je raccrochais en tombant sur sa messagerie, sur sa voix enregistrée, pré-établie, post-opératoire. ça me foutait les jetons, je raccrochais en m'en grillant une dernière, ravalant les derniers sanglots longs pour que demain il n'y paraisse plus rien. Et je chantais there something inside you, but you still the same...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-4917328267523067475?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=tMGF312PYtU' title='j&apos;emmerde la répétition du cycle'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/4917328267523067475/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/11/jemmerde-la-repetition-du-cycle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4917328267523067475'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4917328267523067475'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/11/jemmerde-la-repetition-du-cycle.html' title='j&apos;emmerde la répétition du cycle'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-w2nfiAjCAE8/TtGQyOfxpEI/AAAAAAAABGQ/59OwRtdlMQs/s72-c/d14238f038c0929c99f743b31d557373685cd89a_m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-8721719883086481880</id><published>2011-11-26T08:24:00.001-08:00</published><updated>2011-11-26T08:25:30.455-08:00</updated><title type='text'>71. Alicante un point c'est tout</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-aERS5gzt5wY/TtES07AHnXI/AAAAAAAABGE/uozsCGKqqtI/s1600/dark%2Bcrow.png"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 196px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5679341305491594610" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-aERS5gzt5wY/TtES07AHnXI/AAAAAAAABGE/uozsCGKqqtI/s400/dark%2Bcrow.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Une orange sur la table&lt;br /&gt;Ta robe sur le tapis&lt;br /&gt;Et toi dans mon lit&lt;br /&gt;Doux présent du présent&lt;br /&gt;Fraîcheur de la nuit&lt;br /&gt;Chaleur de ma vie.&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-8721719883086481880?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=ClN4Iv0fI-g' title='71. Alicante un point c&apos;est tout'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/8721719883086481880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/11/71-alicante-un-point-cest-tout.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8721719883086481880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8721719883086481880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/11/71-alicante-un-point-cest-tout.html' title='71. Alicante un point c&apos;est tout'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-aERS5gzt5wY/TtES07AHnXI/AAAAAAAABGE/uozsCGKqqtI/s72-c/dark%2Bcrow.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-2522250121532918965</id><published>2011-11-26T08:09:00.000-08:00</published><updated>2011-11-26T08:18:11.435-08:00</updated><title type='text'>72. avant d'être ici</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-s9JiKPV89do/TtERO8AMMLI/AAAAAAAABFs/T74ZQEnqOpE/s1600/fe9e792db8fc411b2c9edb33c0679cf589749ef1_m.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 197px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5679339553413673138" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-s9JiKPV89do/TtERO8AMMLI/AAAAAAAABFs/T74ZQEnqOpE/s400/fe9e792db8fc411b2c9edb33c0679cf589749ef1_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Pour rentrer dans mon oeuvre je passe d'abord par un sas, c'est un long couloir blanc et rectangulaire rempli d'images et d'informations qui débouche chez une voisine que je ne connais pas. Pour rentrer chez moi je passe en plein dans sa vie sans qu'elle ne me voit, c'est étrange, ça me donne une impression voyeuriste, pourtant j'aime ça, lire ses mots, caresser son visage du coin de mes sourcils, la voir faire l'amour textuellement en hurlant vive la liberté. Rentrer chez moi me fait alors l'effet d'un ennui soudain, l'impression de toujours être ailleurs, si vous voulez, de ne plus savoir aligner correctement mes mots car ceux de ma voisine sont encore plus magistraux. C'est un ensemble de phrases chez elle, mais de petit bout de chez d'oeuvre en petit bout on obtient une sorte d'éternité glorificatrice. Un temple qu'elle dédie en son nom en se voilant la face: "non ce n'est pas moi qui a écrit ceci, ne me jugez pas, jugez mon oeuvre si vous le souhaitez, je ne suis déjà plus des vôtres". Elle a aussi beaucoup d'amour propre, même si elle le cache, c'est ce qui fait les bons écrivains, j'en sais de source sûre que je ne peux en être un bon, je n'ai jamais su m'aimer ce n'est pas aujourd'hui que ça commencera. Bref tout ça comme un plaidoyer à l'abandon, une manière de dire oubliez-moi, ne me lisez pas, lisez les autres plutôt que moi, ils ont infiniment de talents car là où ils écrivent des temples je batis moi ma propre guillotine, chacun à le talent qui lui est dû. à votre bon coeur m'ssieurs dames. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-2522250121532918965?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=8qQnpNfNAZk' title='72. avant d&apos;être ici'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/2522250121532918965/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/11/72-avant-detre-ici.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2522250121532918965'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2522250121532918965'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/11/72-avant-detre-ici.html' title='72. avant d&apos;être ici'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-s9JiKPV89do/TtERO8AMMLI/AAAAAAAABFs/T74ZQEnqOpE/s72-c/fe9e792db8fc411b2c9edb33c0679cf589749ef1_m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-2680041284406438445</id><published>2011-11-18T08:59:00.000-08:00</published><updated>2011-11-18T09:06:16.026-08:00</updated><title type='text'>73. c'est passé encore une fois par là</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-BHyMiN396e4/TsaQL00d62I/AAAAAAAABFg/8sxiK9ifX04/s1600/courtney%2Blove.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5676382913178757986" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-BHyMiN396e4/TsaQL00d62I/AAAAAAAABFg/8sxiK9ifX04/s400/courtney%2Blove.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Il y avait ces yeux en amande couleur d'oubli, son visage était fin, les cheveux d'un noir de jais, elle avait les lèvres charnues, ne rangeait jamais sa chambre, dans sa bibliothèque il y avait deux volumes d'Anne Rice, la partie d'une montre, le jour où j'ai mangé mon père et autres péripéties. On écoutait des airs à la mode que je peinais à digérer, elle branchait la radio sur du rap quand nous faisions l'amour, elle me cachait de son père sous ses propres draps, il s'énervait de la voir ainsi, il avait vu clair dans son jeu, il m'avait peut-être reconnu sous les vêtements qu'elle avait réuni sur le lit pour me cacher de lui, mais elle ne tenait pas plus que ça à l'affrontement. J'avais une furieuse envie de vivre ma vie avec elle, de l'emmener danser, de lui raconter tous les romans à l'eau de rose que je connaissais sur le bout des doigts, je voulais la faire boire des vins si onéreux qu'un riche aurait eu peur à la vue de la note, je désirais plus que tout l'entraîner là où j'allais, c'est à dire à me tenir debout sur un seul pied en suspension au-dessus de la limite extrème du monde. Après il n'y a plus rien, rien que le néant, et nos étranges. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-2680041284406438445?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=MrLWo2QOsH4&amp;feature=player_embedded' title='73. c&apos;est passé encore une fois par là'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/2680041284406438445/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/11/73-cest-passe-encore-une-fois-par-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2680041284406438445'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2680041284406438445'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/11/73-cest-passe-encore-une-fois-par-la.html' title='73. c&apos;est passé encore une fois par là'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-BHyMiN396e4/TsaQL00d62I/AAAAAAAABFg/8sxiK9ifX04/s72-c/courtney%2Blove.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-1800954405996930570</id><published>2011-10-25T11:03:00.000-07:00</published><updated>2011-11-06T08:05:40.189-08:00</updated><title type='text'>74. ne porte pas ton attention sur la fille en rouge</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-5yJieLjt1b0/TrawSkKGXkI/AAAAAAAABFU/sX6EiiH4XSo/s1600/fc99193506e4577f47ec35cec8a15795a82ab95c_m.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 293px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5671914613709889090" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-5yJieLjt1b0/TrawSkKGXkI/AAAAAAAABFU/sX6EiiH4XSo/s400/fc99193506e4577f47ec35cec8a15795a82ab95c_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Il y avait les messages, les zig et les zog, ne tentent plus rien mon amour, gardons l'attention sur ce film de trois heures remplis de silence, à baver sur l'épaule de H. pendant que je songeais aux derniers mots de l'autre. N'oublions pas les romans, à lire, ceux que j'ai écris ont fini à la poubelle malencontreusement, un million de mots effacés comme ça. Tes mains dans tes cheveux, tu dansais admirablement bien. Et les physalis dans mes pommes, tu les as vu mes physalis? N'inventons plus la poudre d'escampette ni les faux semblants, il y 'a des routes, il y'a des musées, tout ça pour toi, tout ça pour moi, le sénat, la splendeur, les hémicycles en flammes! Tu ploies sous ton propre poids, c'est charmant, je m'excuse, je déraille, il est de toute première instance que nous nous laissons vivre. Il ya des bordels. On le doit aux premiers. Nul ici n'aura le courage de m'affronter. Nul n'aura le courage d'une courtisane! Et on ne s'aime plus, tu vois, c'est la fin des temps, de notre temps, des pensées qui galopent sur les murs, des mots qui n'ont plus de sens, des petits bouts phrases en rien du tout, des gendarmes qu'on a plastifié noir sur blanc, mais attention... La vie est avant. La vie est après. Ensemençons les réclames, répondons de nos crimes, parjurons-nous dans la boue rien que pour tes beaux yeux. Ma chérie, pour toi je serai oiseau de proie pie moqueuse rhinocéros ou Barbatruc, endimanchons-nous, prenons-nous de haut. Eliminons nos idées reçues, reprenons nos chignoles nos fermes nos cars, méprisons-nous à l'envie des en veux-tu en voilà des bam et des bim et des zang, je viendrai demain matin aux premières heures. Notons que j'écrirais des romans de pages blanches, que je n'y arriverai pas, qu'il me faudra de nouveaux préceptes familiers pour en arriver là. Tuons-nous à la tâche, intentionnellement.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-1800954405996930570?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=YyKyjeRodd4&amp;feature=feedwll' title='74. ne porte pas ton attention sur la fille en rouge'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/1800954405996930570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/74-ne-porte-pas-ton-attention-sur-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/1800954405996930570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/1800954405996930570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/74-ne-porte-pas-ton-attention-sur-la.html' title='74. ne porte pas ton attention sur la fille en rouge'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-5yJieLjt1b0/TrawSkKGXkI/AAAAAAAABFU/sX6EiiH4XSo/s72-c/fc99193506e4577f47ec35cec8a15795a82ab95c_m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-2546900088836243742</id><published>2011-10-08T09:11:00.000-07:00</published><updated>2011-10-25T11:02:49.703-07:00</updated><title type='text'>75. ceinture de sécurité, Raymond Devos</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-jApnBAfUfRs/Tqb5wp_asVI/AAAAAAAABE8/fMKATPk2qso/s1600/tumblr_kqr7piGV0h1qzbgppo1_400.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5667491795393229138" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-jApnBAfUfRs/Tqb5wp_asVI/AAAAAAAABE8/fMKATPk2qso/s400/tumblr_kqr7piGV0h1qzbgppo1_400.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mesdames et messieurs je ne voudrais pas vous affoler mais des fous il y en a !&lt;br /&gt;Dans la rue on en côtoie ...&lt;br /&gt;Récemment, je rencontre un monsieur.&lt;br /&gt;Il portait sa voiture en bandoulière !&lt;br /&gt;Il me dit&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Vous ne savez pas comment on détache cette ceinture?"&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Je lui dis :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Dites-moi ! Lorsque que vous l'avez bouclée, est-ce que vous avez entendu un petit déclic? "&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Il me dit :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Oui, dans ma tête ! "&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Je me dis : &lt;em&gt;"Ce type, il est fou à lier ! "&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu envie de le ceinturer ...&lt;br /&gt;mais quand j'ai vu que sa ceinture était noire ...&lt;br /&gt;je l'ai bouclée !!! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-2546900088836243742?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=MV_3Dpw-BRY&amp;ob=av2e' title='75. ceinture de sécurité, Raymond Devos'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/2546900088836243742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/75-ceinture-de-securite-raymond-devos.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2546900088836243742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2546900088836243742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/75-ceinture-de-securite-raymond-devos.html' title='75. ceinture de sécurité, Raymond Devos'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-jApnBAfUfRs/Tqb5wp_asVI/AAAAAAAABE8/fMKATPk2qso/s72-c/tumblr_kqr7piGV0h1qzbgppo1_400.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-1199787339133633736</id><published>2011-10-08T09:08:00.000-07:00</published><updated>2011-10-08T09:11:27.858-07:00</updated><title type='text'>76. ending</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-DziW4weyZH4/TpB2JRV0FiI/AAAAAAAABE0/Gh1v54CjNjM/s1600/dubai.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 225px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661154633250510370" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-DziW4weyZH4/TpB2JRV0FiI/AAAAAAAABE0/Gh1v54CjNjM/s400/dubai.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C’est à 19h40 un soir de décembre que l’événement du siècle est survenu. Je me trouvais dans ma salle de bain entrain de me nettoyer. J’ai entendu un léger clic, toutes les lumières de la maison ont vacillées. J’ai immédiatement pensé à ma femme en imaginant le pire scénario imaginable. Se pouvait-elle qu’elle soit tombée sous les roues d’un camion? J’ai pris mon téléphone portable dans le noir, j’ai attendu un peu qu’un nouveau clignotement s’offre à moi pour paniquer. Pour toute réponse, la maison qui se voulait silencieuse me répondit par le vrombissement de la machine à laver le linge dans le cellier ainsi que celle lavant la vaisselle dans la cuisine. Le ronronnement régulier de mon ordinateur s’est fait entendre aussi, d’une manière surnaturelle. D’habitude je ne l’entendais pas. Le portable en main, les mains trempées, j’ai songé que je pourrais électrocuté l’appareil ainsi, repensant alors aux mises en garde qu’on nous enseigne depuis l’enfance. J’ai reposé le portable sur la commode à ma gauche et j’ai attendu une nouvelle secousse. J’étais habitué aux coupures de courant, aussi, j’étais né en montagne. Dans mon enfance il était fréquent de passer quelques temps, voir une journée entière au maximum, coupé de l’électricité. Aussi, je n’ai pas eu peur, ma crainte était tournée vers mon épouse, je me suis souvenu qu’aujourd’hui elle prenait l’avion à 19h. Il serait encore temps pour moi de l’avoir au téléphone, ai-je songé, les ondes du téléphone doivent bien aller dans les airs même si elles sont dépourvues d’ailes. À cet instant précis, la lumière vacilla de nouveau, j’étais toujours dans mon bain, la dernière vision que j’ai eu fut celle de mes jambes dans l’eau, des volutes de fumée s’échappant de l’eau chaude, de la lumière rassurante qui jaunissait les carreaux de faïence avec un style à l’ancienne. Cette fois-ci l’appartement se plongea dans le noir intégralement. Ma salle de bain ne disposant d’aucune fenêtre, j’ai cherché dans le noir du bout du bras ma serviette au cas où je devais sortir. Les machines furent coupées net, dans la cage d’escalier j’entendais une sorte d’agitation de voisinage auquel je ne prêta aucune attention. Ça dévalait les escaliers à toute hâte, ça hurlait, un enfant gémissait. Les pas pressés se perdirent vite en dehors des escaliers puis en-dehors du bâtiment, bien loin de mes capacités auditives. Je me suis rassuré en me rallongeant dans le bain, en grand crétin que j’étais je me suis dit que ça allait sûrement se remettre, et puis après tout il ne me restait plus qu’une barre de batterie sur le téléphone, pas la peine de l’user en criant au loup. Ma femme devait sûrement siffler une coupe de champagne en compagnie de son employeur pour fêter le nouveau contrat qu’ils venaient de signer pour dieu seul sait où. Les minutes s’écoulèrent, je risquais ma batterie en regardant l’heure, il était 19h52. J’étais un accro à l’heure, je tenais ça de mon père qui avait fait le chauffeur de taxi toute sa vie durant avant de mourir d’une pneumonie lors de sa première semaine de retraite. J’ai toujours pensé que le virus s’était transmis à son enterrement lorsque ma mère me remit la montre paternelle, mais depuis peu j’ai aperçu de vieille photo où je me revois enfant jouant à regarder l’heure. Souriant à mes rêveries, je suis sorti de mon bain. Dans le noir complet j’ai attrapé une serviette que j’ai enroulé autour de ma taille. J’ai pris mon téléphone, en constatant qu’en plus de toutes les pièces de la maison plongées dans le noir, le quartier semblait s’agiter aussi dans le même état. Mon cœur fit un bond, je suis parti à la recherche d’une bougie posée sur ma table de chevet qu’Hélène, c’est-à-dire ma femme, m’avait offert lors d’un anniversaire. Je l’ai allumé puis je suis parti à la recherche d’autres bougies. Le bâtiment était anormalement calme. La lumière surnaturelle de mon ordinateur luisait au salon d’une manière spectrale. Je suis allé jusque dans ma cuisine, de là je me suis penché sur le balcon, j’étais toujours en serviette de bain et de ce point de vue je voyais le quartier plongé dans le noir mais la ville était encore allumée. Calmement je suis parti en chasse d’éventuelles bougies et sources lumineuses, j’ai ramené le tout au centre de la maison, dans le couloir, j’ai posé ça à même le sol, et cette fois j’ai écouté sans pudeur d’autres voisins que je peinais à identifier. Parmi eux un bébé pleurait, un homme d’un certain âge hurlait plus fort encore d’éviter le centre-ville, que c’était la débandade. La voix d’un jeune homme émit un d’accord diablement auditif, j’entendis démarrer puis les voitures s’éloigner au plus bas dans la cour. Craignant de passer pour un fou, je n’osais pas m’aventurer à nouveau sur le balcon pour demander le pourquoi du comment vêtu seulement d’une serviette de bain. Je suis allé m’habiller, mais dans l’appartement, j’ai constaté qu’il régnait une ambiance inhabituelle. Quelque chose grondait dans un coin, un ronflement régulier comme un train revenu au pas de charge. J’ai pointé un briquet dans la direction, Méphisto, mon chat, me dévisagea calmement en continuant de ronronner. Je ne m’étais jamais rendu compte à ce jour qu’un animal si petit pouvait faire autant de bruit. Un déclic nouveau se fit entendre, plusieurs bip sonores sonnèrent dans la maison pour signaler l’électricité revenue par deux fois. Les lumières clignotèrent donc deux fois. Je me suis débarrassé de ma serviette, craignant d’être vu j’ai traversé l’appartement au pas de course. Je me suis senti ridicule au retour dans ma chambre en réalisant que plongé dans l’ombre personne ne pouvait me voir à moins d’être muni de très bons yeux. En face de moi, le bâtiment de l’école municipale était dans le noir également, je ne réalise à présent que maintenant que même les bornes d’urgence ne clignotaient pas.&lt;br /&gt;J’ai donc enfilé des vêtements de tous les jours, un boxer, un jean, un t-shirt, une paire de chaussettes, un sweat, et calmement j’ai enfilé mes chaussures. J’ai noué les lacets, je me suis relevé de l’endroit où j’avais pris place et je suis descendu faire mon curieux, craignant de n’être pas le seul, mais on ne sait jamais, de l’aide peut parfois être la bienvenue. Je me suis dirigé à tâtons dans la cage d’escalier, j’ai failli trébucher plusieurs fois en enviant les aveugles qui eux sauraient faire face à ce genre de situation. Arrivé en bas de l’escalier, au rez-de-chaussée, j’ai soufflé un peu. J’ai aperçu une lueur rougeoyante à mes yeux, un petit point se baladant dans le noir, et l’épaisse odeur de fumée d’une cigarette. J’ai toussé un peu, il s’agissait de Madie, l’habitante du troisième, elle était un peu naïve, ne parlait pas beaucoup si ce n’est pour râler. Ce personnage étrange était la bête noire de l’immeuble. Je dois dire pour ma part que, bien que ne lui ayant jamais parlé, j’avais par concupiscence pris le parti des autres.&lt;br /&gt;- Vous n’êtes pas parti avec les autres? M’a-t-elle demandé.&lt;br /&gt;J’ai signé de la tête que non, mais pouvait-elle seulement percevoir ma réponse? Je me suis empressé d’atteindre la porte de sortie que quelqu’un avait dû briser par manque de temps vu qu’il s’agissait là d’une ouverture électrique. J’ai souhaité à Madie la bonne soirée et je suis sorti. Dehors le froid me cinglait le visage, je n’avais pas pris de veste. J’ai remonté le col du mieux que je pouvais et, les poings au fond des poches je me suis hâté d’atteindre le cabanon du réseau électrique de tout le bloc. Un type que je ne connaissais pas fourrait déjà son nez dans tous les câbles, j’ai pris peur en le voyant qu’un détraqué s’amuse à couper les câbles pour emmerder son monde en plein hiver. Habitant non loin d’un hôpital psychiatrique des cas de ce genre étaient fréquents. Marguerite, la voisine d’en-face, en avait fait les frais un matin avec un fou qui lui avait repeint sa pelouse en rose et uriné sous sa véranda pour finir par déféquer sur son paillasson. Mais le brave type était bien électricien. Il se prenait la tête entre des montagnes de schémas qui ne voulaient rien dire et Fred qui était en outre le gardien de l’immeuble qui, caché dans un coin, lui tenait la lampe de poche à niveau afin qu’ils puissent tous deux lire dans le noir. J’ai demandé s’ils avaient besoin d’aide. Tous deux me firent des yeux ronds. Fred fut le premier à me dire que non, et l’électricien me remercia. Ils semblaient médusés, sans doute leur avais-je fait peur. Une voiture dehors dans la rue déboula à toute vitesse, d’un coup nous entendîmes tous les trois la détonation du véhicule qui rentra dans un lampadaire. Le jeune homme sorti de sa voiture, j’accourus pour lui venir en aide, il était sonné. Le vent redoubla d’intensité, le goudron s’était transformé en une véritable patinoire, et tant bien que mal nous revînmes à l’entrée de mon bâtiment en oubliant le véhicule dont les feux étaient la seule source lumineuse du quartier. La lumière revint à ma montre à 20h31. J’ai été d’abord surpris par le carrelage, il avait gelé. Ce genre de choses n’arrivait jamais. J’ai installé le chauffeur assis en-dessous des boîtes aux lettres derrière la porte, c’était le seul endroit près du chauffage. Il se tenait le bras, il était secoué. Il écarquillait les yeux de temps en temps en se demandant où diable il se trouvait, ou alors était-ce maladif chez lui. Madie n’était plus là, mais l’odeur de sa cigarette envahissait encore l’atmosphère. Une congère s’était formée contre la deuxième porte d’entrée, elle paraissait plus épaisse encore que ce que je pourrais imaginer dans pareil cas. Une autre voiture glissa pour venir s’encastrer dans l’autre. Nous entendîmes tous deux, le chauffeur et moi, le choc de la tôle contre la tôle. Le chauffeur leva les yeux au ciel, jusque là nous n’avions pas parlés tous les deux: « oh putain » lâcha-t-il. Cette route est maudite, ajouta-t-il. Il se releva d’un bond. Je lui ai conseillé qu’il aurait mieux fallu qu’il reste au chaud. Le jeune homme se moqua de moi.&lt;br /&gt;- Touchez-le donc, votre radiateur. Il est gelé!&lt;br /&gt;Et en effet, il était gelé. Le vent dehors redoubla d’intensité. Nous sortîmes tous deux, mais il me semblait qu’il faisait plus froid encore qu’avant. Je grelottais. L’autre voiture, la deuxième, était conduite par une jeune femme et sa fille en bas-âge. Nous dépêchâmes de la sortir de là, mais pour se faire on dû pousser l’autre voiture au maximum de ce qu’on pouvait sur le côté, une portière ayant taper contre, elle était impossible d’ouvrir. La chance revenait à ce que l’autre, se trouvant côté conducteur et contre la première voiture accidentée, ne fut pas endommagée. Tant bien que mal, les deux femmes sortirent de la voiture. On regagna tous ensemble le bâtiment. Le vent cinglant mon visage, j’avais l’impression que des lames de rasoirs me striaient les joues quand à mes mains je ne les sentais plus. Je me suis présenté, John, les autres en firent de même. Le jeune homme s’appelait Sayid et la femme s’appelait Claire. La petite s’appelait Eva. Fred vint se réchauffer dans le hall d’entrée lorsque la lumière coupa à nouveau. Il avait les cheveux gelés.&lt;br /&gt;- les câbles ont tous gelés. C’est impossible de remettre l’électricité en route. Je suis navré, j’ai fait du mieux que je pouvais, Simon aussi.&lt;br /&gt;J’ai passé une main sur son épaule qui se voulait rassurante:&lt;br /&gt;- ne t’inquiètes pas, tu a fait de ton mieux. Ai-je tenté d’avancer.&lt;br /&gt;Mais ses yeux se détachèrent de moi, il lâcha mon bras pour aller se présenter aux autres. Je proposais à tous de monter chez moi pour se réchauffer, l’épaule de Sayid semblait aller mieux et nous étions gelés à attendre contre la porte. Ils me suivirent donc, Fred me prêtant sa lampe de poche pour ouvrir le passage. Arrivé à la maison, j’installais mes hôtes au salon et regagnais les autres pièces pour rassembler quelques bougies devant eux. Fred m’aida à aller chercher de quoi boire dans la cuisine, ce fût lui qui vit le premier la chose. Il avait la bouche bée, il me montra du doigt la ville que l’on voyait à travers les fenêtre, mais je n’avais pas besoin de la voir pour comprendre à l’obscurité grandissante ce qui se passait. Et lentement, quartier après quartier, la ville sombra dans le noir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-1199787339133633736?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/1199787339133633736/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/76-ending.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/1199787339133633736'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/1199787339133633736'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/76-ending.html' title='76. ending'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-DziW4weyZH4/TpB2JRV0FiI/AAAAAAAABE0/Gh1v54CjNjM/s72-c/dubai.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-3566893430227184842</id><published>2011-10-08T09:05:00.001-07:00</published><updated>2011-10-08T09:07:40.482-07:00</updated><title type='text'>77. en annexe</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-OHgpF0ajIdg/TpB08r3xPsI/AAAAAAAABEs/zNyrq02ktEw/s1600/fight%2Bclube.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 318px; DISPLAY: block; HEIGHT: 398px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661153317522325186" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-OHgpF0ajIdg/TpB08r3xPsI/AAAAAAAABEs/zNyrq02ktEw/s400/fight%2Bclube.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;La vieille Europe se meurt. Les bombes éclatent de partout, la guerre, le sang, les cadavres amoncelés dans les rues sur l’autel de la mort et de la destruction ont eu raison de plusieurs milliers d’années. La terre se meurt, dans les tranchées on s’apprête à fêter Noël au sein des vallées profondes ou plates qui peuvent encore se le permettre: ce sont-là les dignitaires de la destruction qui se croient encore en force. Ils ont un aigle doré pour les protéger, un petit homme semblable au diable pour certain, un sauveur pour d’autre, qui s’énerve à la moindre bourrasque. Le champagne coule à flots, les jolies filles vont du côté des vainqueurs, et vainqueurs ce soir ils le sont. Sur la carte du monde, une croix tordue étend ses bras de fer partout sur le continent européen, un peu plus ailleurs, à petits pas, on chuchote que la Russie demeurera rebelle encore cette année, le grand Napoléon n’a pas pu, le petit diable ne passera pas non plus. Pas grave, ce sera pour plus tard, quand la bombe atomique sera là, un savant n’est pas loin d’en trouver la formule.&lt;br /&gt;Après la première guerre en est venue d’autres, nous étions européens, les soldats se battaient pour le peuple, dans les tranchées le sang coulait des deux camps mais jamais ne gagna autant les villes par la suite quand on remit le couvert. À la grande table des nations on pleurait aussi la guerre en Espagne, les défigurés de la guerre que les bombes n’avaient pas épargnés, la Chine ou encore la Pologne. Dans les rues un petit homme prenait la parole, montée en puissance du mal dans toute sa splendeur malgré un putsch raté et quelques années de prison. Le petit homme devenu chandelier inonda l’Allemagne de son Mein Kampf afin de se mettre le peuple dans la poche. C’est qu’après la guerre on mourait encore de faim, les hommes n’étaient plus des hommes, on reconstruisait trop lentement des pays en ruine. Entre deux guerres, les pays se méfient les uns des autres, on pense militaire, on envisage d’autres territoires pour assurer un avenir digne de ce nom. Le monde se transforme en poudrière prête à exploser, sur son grand tremplin royal, Adolf Hitler, ce petit homme, va enflammer le monde.&lt;br /&gt;L’Italie et le Japon se rejoignent à l’Allemagne nazie, les drapeaux rouges à la svatsvika fleurissent bon marché, un aigle déploie ses ailes sur le vieux monde. Viendront ensuite la Hongrie, la Roumanie, la Yougoslavie et la Bulgarie de se lier à l’Allemagne. La Pologne prend les armes, se défend du mieux qu’elle peut puis perd. C’est l’entrée en guerre de la France et de la Grande-Bretagne. Suivront colonies et dominions à leurs côtés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1940 l’Allemagne envahit le Danemark et la Norvège. La France aussi se retrouve occupée. Les îles britanniques deviennent alors le point d’hébergement des gouvernements tombés restés invaincus. En 1941 l’attaque sur Pearl Harbor par le Japon fait entrer les Etats-Unis dans la course en tant qu’ennemis du Japon et donc des forces de l’Axe. La République de Chine se range alors du côté des alliés ainsi que de nombreux pays d’Amérique Latine puis l’empire colonial français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Italie se retourne contre l’Allemagne en 1943, Hitler envahit la péninsule occupée jusqu’à Naples.&lt;br /&gt;La Hongrie tentera de se rebeller, sans succès, elle sera occupée par les forces nazies en 1944. Cette même année la Roumanie occupée par l’Armée Rouge rompt l’alliance avec l’Allemagne. La Bulgarie change aussi de camp ainsi que la Finlande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’URSS dans tout ça n’a pas su sur quel pied danser. Lorsque le pays attaque la Pologne en 1939, l’URSS semble dans le même camp que l’Allemagne. Même chose quand l’armée attaque la Finlande cette même année. Staline fournira pétrole, matières premières et communistes allemands réfugiés en URSS. C’est en 1941 que Staline changera son fusil d’épaule lorsque l’Allemagne tentera d’envahir la Russie sans succès. Le coût de ce retournement sera sans précédent, c’est l’Armée Rouge qui réglera son sort au deux tiers de la Wehrmacht en mettant hors de combat 85% des soldats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu à peu, les alliés marchent sur Berlin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la première guerre mondiale est restée militaire, la seconde sera celle des peuples entiers jouant le rôle d’acteurs avec les réseaux de Résistance entre autres tels que nous les connaissons de nos jours. N’oublions pas aussi les pirates Edelweiss, résistants allemands qui l’ont payé de leur vie. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-3566893430227184842?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=5puRrCGkTY4' title='77. en annexe'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/3566893430227184842/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/77-en-annexe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/3566893430227184842'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/3566893430227184842'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/77-en-annexe.html' title='77. en annexe'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-OHgpF0ajIdg/TpB08r3xPsI/AAAAAAAABEs/zNyrq02ktEw/s72-c/fight%2Bclube.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-5455628882577222095</id><published>2011-10-08T08:59:00.000-07:00</published><updated>2011-10-08T09:03:29.511-07:00</updated><title type='text'>78. lapins roses électriques</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-SZl5q8DX7b8/TpBz-2unNjI/AAAAAAAABEk/KYgIvu8CJr0/s1600/d564b50953112fa4ec52681b689a0612384304cb_m.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 286px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661152255284819506" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-SZl5q8DX7b8/TpBz-2unNjI/AAAAAAAABEk/KYgIvu8CJr0/s400/d564b50953112fa4ec52681b689a0612384304cb_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Léo râla une fois de plus en tirant sur son vieux clope usé jusqu’à la moelle. Il pleuvait sur la ville imaginaire, la brume avait effacé les montagnes, le brouillard faisait partir la mer qui trouvait refuge dans son ultime rouleau. Ne restait plus que quelques rues, un lampadaire à l’ancienne, un homme usé d’une trentaine d’années dont le pardessus n’avait plus rien d’imperméable. Ses longs cheveux bruns entortillés s’égouttaient sur cette même roulée, dans l’autre main Léo tenait encore son verre, un godet d’un mélange indéfinissable. Était-ce au moins de l’alcool? Ce soir, Léo avait la mélancolie facile dans un monde sur le déclin, il se voulait nostalgique sans se l’avouer pour autant comme tel.&lt;br /&gt;On nous avait fait grandir dans un monde déjà tourné vers le passé, au lendemain de la seconde guerre mondiale il avait fallu reconstruire à grands coups de Beatles, de bon vieux rock, de tout un tas d’auteurs refaisant surface d’un lointain ailleurs. Les jeunes filaient à toute allure dans des bolides semblables à des étoiles filantes, ils hurlaient tous « nous deviendront rock star! » en allant se tuer dans le premier virage, le nez dans une coke démentielle, la bouche noyée de mauvaise bière.&lt;br /&gt;Soudainement il n’y avait plus d’avenir, la clope éternelle de Lucky Luke était devenue un poison, l’alcool bouffait l’estomac de l’intérieur, la bouffe n’était plus une bonne chose, les drogues tuaient. Ajouté à cela, le fond de l’air était cancérigène, les usines tuaient les ouvriers, les voitures polluaient, le sexe menait à la mort, les pluies furent d’acide, l’apocalypse, on l’avait passé depuis longtemps, maintenant il nous fallait vivre dans un monde d’après-guerre, d’après la troisième guerre, celle qui n’avait jamais eu lieu.&lt;br /&gt;Hank Moody est la pierre tombale de ce temps qu’on a tué. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-5455628882577222095?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=SycBJwX4ulA' title='78. lapins roses électriques'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/5455628882577222095/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/78-lapins-roses-electriques.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5455628882577222095'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5455628882577222095'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/78-lapins-roses-electriques.html' title='78. lapins roses électriques'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-SZl5q8DX7b8/TpBz-2unNjI/AAAAAAAABEk/KYgIvu8CJr0/s72-c/d564b50953112fa4ec52681b689a0612384304cb_m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-138919377325109881</id><published>2011-10-08T08:50:00.000-07:00</published><updated>2011-10-08T08:59:18.231-07:00</updated><title type='text'>79. Mathilde</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-m9eFRH6tCUI/TpBzOnUriwI/AAAAAAAABEc/kzkcS5gm1UI/s1600/la%2Bnaissance%2Bdes%2Bpieuvres.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 286px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661151426515798786" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-m9eFRH6tCUI/TpBzOnUriwI/AAAAAAAABEc/kzkcS5gm1UI/s400/la%2Bnaissance%2Bdes%2Bpieuvres.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mathilde ne supporte plus cette petite musique de mort qui monte du fond de la salle pour se frayer un chemin entre les invités afin de résonner dans ses oreilles. Parfois elle crée un larsen, car le son est trop fort, ou alors il s’agit tout simplement de mauvaises notes, ou pire encore, elle devient allergique aux morceaux de rock qui remonte bien avant les années soixante. La voici, triste figure pathétique, dans une situation complexe, elle est seule dans une grande fête remplie d’inconnus et Jean n’est plus là. Le monde qu’elle côtoie n’est pas le sien, elle ne connaît pas ses visages, encore moins les serveurs à l’allure de m’as-tu-vu qui semblent partout à la fois. Les ordres émanent d’un grand chef invisible, chaque fourmi de ce terrier savent ce qu’ils ont à faire. En un sens c’est parfait. Réglé jusqu’au détail insignifiant, par exemple, l’un de ses affreux pingouins repose avec précaution une fourchette sur la table au millimètre près. Un autre encore repasse au vinaigre blanc une pièce en métal dont elle ne connaît pas l’usage. Les invités vaquent consciencieusement dans ce petit palace aux dimensions exorbitantes, certains s’arrêtent devant quelques peintures ornant les murs. Toutes représentent la mer, il n’y en a qu’une, cachée dans un endroit secret, tel un Dorian Gray, le grand maître le cache des yeux de son public, car personne ne peut le comprendre. C’est une grande dalle noire, un noir brillant. Il y a juste une trace rouge sombre sur la partie supérieure. Mathilde n’en sait pas plus.&lt;br /&gt;Tout semble faux dans cette grande réception digne de la splendeur des Amberson. Le quatuor qui s’agite dans la salle de concerto est bien trop classique, une bibliothèque quelque part avec les plus grands romans français et anglais dans des vieilles éditions (jamais ouverts, jamais lus), la peinture comme une part de soi, le mobilier digne d’un décor à la Marie-Antoinette, des servants d’une époque révolue, des invités de la haute-société, déconnectés de la réalité, l’œil jugeant la soirée dans les moindres faits. Ils semblent tous déconnectés de la réalité, ces hommes, pense-t-elle, ne connaissent plus rien à la rue. À présent elle s’appuie contre un pan de mur incrusté de dorures, elle ne touche plus à rien, elle a peur de se contaminer. Ses cheveux légèrement bouclés jurent avec les permanentes de ces dames-là, un éclair roux passe dans ses cheveux châtains, ses bras nus sont croisés au niveau de sa poitrine qu’elle juge trop petite, ses yeux bleus fixent un point invisible à deux mètres au moins devant elle, elle impressionne beaucoup jusqu’à son allure, cette longue robe tout plissée qu’on lui a cousue, ces quelques paillettes jetées de ci de là, ce naturel qu’elle a dans la beauté, et quand on s’approche d’elle et qu’on lui demande en anglais d’où elle tire une si époustouflante beauté naturelle, elle répond: « sorry, i’m french, i don’t understand. » bien qu’elle comprenne très bien. La mélancolie remplace ce si joli sourire, elle a retiré ce soulier de cuir contraignant pour tracer du pied un quart de cercle imaginaire à même le parquet lustré, c’est la limite pour les autres qui semble prévenir: n’envahissez pas mon monde. Ça fonctionne, tour à tour, les invités fuient son entourage, à l’aide aussi du quatuor de musiciens qui demandent l’attention du public. Elle sourcille légèrement, tant mieux, la voilà presque seule, hormis cet homme ivre mort sous l’escalier qu’on cache de peur de choquer, sa femme lui tient la main, pleure, elle chuchote tout bas qu’il lui fait honte. Shame on you. Au moins c’est dit. Vient encore le passage incessants des employés de la salle de réception à la cuisine. Sinon c’est tout, pas un regard sur elle, sur cette larme de cristal qui vient de perler du coin de son oreille. Elle descend au ralenti le long de sa joue, elle vient se perdre sur le coin droit de son menton, elle tombe sur le sol, flip, flop. D’autres ont suivies. Celui qui lui ouvre la porte ne daigne même pas poser ses yeux sur cette créature hybride qu’il croit riche. Il souhaite la bonne soirée, les yeux immobiles sur le mur qui lui fait face. Mademoiselle sort, dans un repli secret, cachette maternelle de ladite robe, elle plonge la main. Elle en sort un étui à cigarettes puis un briquet. Elle en tire une cigarette, elle replace l’étui à sa place. Elle s’allume la cigarette en fermant les yeux, elle inspire une bonne bouffée de tabac, elle rouvre ensuite les yeux, non, miraculeusement elle ne s’est pas transporté dans un autre endroit du globe. La grande demeure est dans son dos, sombre, austère, éclairée par des néons, la façade fait office de vieille citadelle perdue dans une jungle hostile. L’escalier qu’elle descend est en forme de U, elle retire ses chaussures sur la dernière marche, ses pieds nus résonnent à chaque pas en remuant ainsi dans les graviers. Elle craint d’être repérée, mais repérée par qui? Par quoi? La voici maintenant traversant les ombres, elle frôle l’écorce d’un arbre, mais où est-elle bon sang? Elle s’enfonce entres les plantes exotiques, elle contourne une grande serre, maintenant elle sait qu’elle a trop dérivé sur la gauche, elle sait qu’elle doit longer la serre de tout son long, ses pas la ramène sur un autre chemin de petits cailloux blancs cette fois, ce chemin la dépose tout contre une grille en fer forgé qui, faute des temps modernes, peut difficilement cacher le digicode qui luit en bleu clair. Elle prend la première à droite après la grille, elle s’élance sur une grande route vide de tout fantôme, Mathilde n’a peur de rien, la grande route est entourée de haies qui font le double de sa taille, derrière ses haies se trouvent des forêts entières. Deux cents mètres plus loin, elle se retourne pour s’apercevoir que la clarté qui éclaire encore sa route est celle de la réception qu’elle vient de quitter. Trois cents mètres plus loin elle reproduit le même geste, c’est une nuit sans lune, c’est une nuit sans lui aussi. Elle ne sait pas où elle marche. Ni vers où. Simplement marcher, c’est tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin le froid et l’humidité d’abord la réveille. Vient ensuite quelques éclats de lumières, en fait il s’agit des rayons du soleil qui se réverbère dans les gouttes d’eaux en suspension sur les feuilles d’un arbre au creux duquel elle s’est endormie. Elle s’étire l’âme encore dans les brumes de son esprit, ses yeux parcours une sorte de clairière, une biche la scrute dans un coin de ce grand tableau, elle ne tardera pas à fuir, scène étrange. Elle ne retrouvera pas ses chaussures, c’est pied nue que Mathilde rentre, nous sommes lundi, c’est un début de semaine triste, l’air se radoucit, l’hiver sans doute se prépare, ou bien c’est l’hiver qui termine… elle paraît avoir vécue dans un cocon cent années durant, alors elle (re)découvre le monde à sa manière. Le temps se radoucit, certes. Elle soulève un peu sa robe afin de ne plus l’abîmer d’avantage, mais c’est foutu, elle est déchirée sur une bonne partie. Elle regagne d’un bond la route, le bitume est froid, elle fait du stop sur le côté droit, une voiture passe, elle se rend compte qu’elle est du mauvais côté. Elle traverse à nouveau la route en pestant, salauds d’anglais. Un petit vieux dans une voiture minuscule vient. Il ne demande rien, il ne lui parle pas. Jusqu’à ce qu’elle soit arrivée à bon port. Une maison qui semble jetée dans la campagne, en plein milieu, à une dizaine de kilomètres de Londres. Le nom du village est imprononçable, ça sent le mouton, elle aime bien cette ambiance un peu brumeuse, un peu campagnarde, mais pas la maison, bien trop sombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l’intérieur, elle jette une lettre sur le piano.&lt;br /&gt;Mathilde ramasse quelques pièces, quelques affaires jetées dans un sac. Elle déteste par-dessus tout le silence qu’elle louait autrefois, elle hait le bruit du bois qui travaille, la pendule semble souffrir, elle peine à remonter le temps. Elle n’y arrivera pas. Même en faisant chaque jour un vœu, même en fermant les yeux à l’infini. Elle peut tout aussi bien compter jusqu’à trois. Essayons. Un. Deux. Trois. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-138919377325109881?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=B2kvtRprvkk&amp;feature=related' title='79. Mathilde'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/138919377325109881/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/79-mathilde.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/138919377325109881'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/138919377325109881'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/79-mathilde.html' title='79. Mathilde'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-m9eFRH6tCUI/TpBzOnUriwI/AAAAAAAABEc/kzkcS5gm1UI/s72-c/la%2Bnaissance%2Bdes%2Bpieuvres.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-8327172629417093212</id><published>2011-10-08T08:46:00.000-07:00</published><updated>2011-10-08T08:49:40.179-07:00</updated><title type='text'>80. les éléphants bleus pètent plus haut que leur cul</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-Kg1QmQrkqO4/TpBwm6C3bDI/AAAAAAAABEU/fr0Dnk-pMtc/s1600/hank_moody_californication_bang.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 192px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661148545323330610" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-Kg1QmQrkqO4/TpBwm6C3bDI/AAAAAAAABEU/fr0Dnk-pMtc/s400/hank_moody_californication_bang.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Ernest Hemingway avait tort, l’armée n’a rien de cet infini combat incessant qu’est la vie. De nos jours, un vieux général à la main brisée ne peut pas « éduquer » une jeune fille de plus de la moitié de son âge au grand jeu de rôle de l’amour. Plus rien n’est comme avant, tout est brisé, et « au-delà du fleuve et sous les arbres » montrent que le temps est un rempart à la compréhension niaise qu’on a pu avoir à une époque (celle de la rédaction du livre, par exemple?) puisqu’aujourd’hui la jeune bourgeoise serait une accro blasée tournant à l’héroïne dans un monde en totale décomposition merdique. Bien sûr, les gauchos peuvent se révolter jusqu’au tombeaux, au détour on peut rajouter d’Hemingway le côté facho quand il évoque n’avoir jamais été capable de haïr un seul antisémite de toute sa foutue vie. Oh pardon, il s’agit là de son colonel, le personnage, ce vieil homme au seuil de la mort tenant un discours blasé sur le monde, prodiguant les derniers conseil en guise de dernière onction, avec un traquenard bien dressé dans le pantalon pour dire à la vie « je t’encule pleinement, vieille salope ». Mais c’est faux, oui, tout est faux dans ce livre, si ce n’est la beauté italienne du décor, la réalité faisant qu’on a pu se battre ici lors de quelques guerres mémorables, mais il faudrait bien plus de fric nous dira-t-on pour se baiser une pouliche pareille car de nos jours on ne croit plus en l’amour, dixit le dieu-dollar parlant à travers nos bouches de blaireaux demis-mous. Livre alors partagé, émotions imprécises, puisqu’après tout, un colonel en train de mourir d’une manière allégorique, avançant tout au long du récit jusqu’à sa mort, le récit à de quoi donner quelques bons espoirs. La lenteur du récit ajoute aussi à son charme, on tourne les pages comme on tarde à s’approcher de la tombe, on redoute le pire. Puis vient enfin la fin, quand on referme la vie comme Hemingway clôtura la sienne juste après, ou pas loin après, c’est selon. En juillet 1961 il retourne contre lui son fusil et tire, écrivant un ultime chapitre à ce livre avec son propre sang. C’est vendeur de nos jours, diront les plus osés. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-8327172629417093212?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=a2j1BLL0cpg' title='80. les éléphants bleus pètent plus haut que leur cul'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/8327172629417093212/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/80-les-elephants-bleus-petent-plus-haut.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8327172629417093212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8327172629417093212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/80-les-elephants-bleus-petent-plus-haut.html' title='80. les éléphants bleus pètent plus haut que leur cul'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-Kg1QmQrkqO4/TpBwm6C3bDI/AAAAAAAABEU/fr0Dnk-pMtc/s72-c/hank_moody_californication_bang.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-4465142942913597656</id><published>2011-10-08T08:34:00.000-07:00</published><updated>2011-10-08T08:42:37.534-07:00</updated><title type='text'>81. ce soir je t'ai tué mon amour sans remord</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-EK_XAiFCNiM/TpBvUJHhsuI/AAAAAAAABEM/4Gpa0dQHVZU/s1600/erotikanatomik-2.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 294px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661147123440268002" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-EK_XAiFCNiM/TpBvUJHhsuI/AAAAAAAABEM/4Gpa0dQHVZU/s400/erotikanatomik-2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-GgANvfUoeD0/TpBvNtEdh5I/AAAAAAAABEE/qVdkQxk2Vng/s1600/erotikanatomik-3.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 264px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661147012832003986" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-GgANvfUoeD0/TpBvNtEdh5I/AAAAAAAABEE/qVdkQxk2Vng/s400/erotikanatomik-3.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je m'en vais bientôt, je ne dormirai pas. Comprendras-tu la souffrance? je ne sais pas. Loin de toi je serai bien, je m'en vais loin de tes mots qui me blessent, qui me coupent en deux. Tu te joues de moi avec tes "je t'aime" d'un soir qui se transforment en "j'arrête de t'aimer" le lendemain sans raisons équivoque (et oui, il y en a une, il y'en a toujours une). Je m'en vais loin de toi, je m'en vais car tu le veux aussi, tu veux que je m'éloigne de toi afin que tu puisses me repousser, tu veux que je sorte de mes gonds, tu veux ma folie encore plus dérangeante...Mais moi je me souviens de la liste des choses à faire avec toi, des mille raisons qui faisait que le soleil se levait. J'avais ton souffle dans le creux de ma peau quelque part, tu jouais dans la maison du bout du monde avec le plus beau sourire qu'il soit. Nos enfants qu'on pendait aux crochets, tellement qu'il y en avait, nous les entraînions aussi à nous supporter. Nos jeux de mots étaient capable d'abattre les murs et l'amour était une force colossale. Mais il faut que je m'en aille pour ne pas que tu me détruises complètement, tu avais réussi à me rendre amoureux de nouveau mais sans savoir ce que tu veux et à jouer à ce jeu des parvenus irréels (ou était-ce le jeu du "je ne sais pas" moi-même je ne sais pas...) tu as réussi à jouer avec moi si fort que tu as brisé de nouveau cette confiance accordée ou cet amour que finalement j'en viens à me demander s'il existe. Tu restais mon âme soeur mais sans effort entretenu, sans sacrifice de ta part il n'y a plus rien. Je n'ai pas besoin d'explications, de tout savoir, mais oui, c'est vrai, j'ai une chose à savoir. Et tant pis si ces jeux tourneront sans cesse, je m'en suis lassé. Je ne veux plus savoir la réponse à cette énigme qui ne dure trop, vois-tu que moi aussi je sais jouer aux jeux perfides? et maintenant que tu as une raison de moins m'aimer - tu es une fille comme les autres; regrettablement tu ne connais rien de moi et c'est bien dommage. Tu as perdu de l'originalité, même ça, et je m'en vais sans le sourire, les larmes sur mes joues à mon tour de débiter tellement de maux enfouis au plus profond de mon être qu'ils éclatent à présent de toute part. Tu m'aimais? mais tu n'as pas su me retenir! Allons, ce n'était pas de l'amour, c'était un jeu de petite fille ne sachant ce qu'elle veut, prendre le thé ou jouer dans le bac à sable?&lt;br /&gt;Et je m'en vais en traînant la jambe, espérant sans doute que tu me rattraperas à la dernière seconde, va savoir. J'aurais préféré que ces jours-ci tu me dises de patienter, que tu n'écrives pas ce foutu dernier article ô combien goutte qui fait déborder la mer de son lit. J'imaginais encore te surprendre à me surprendre, sentir ta main caresser ma joue, me faire une surprise juste une seule. J'imaginais aussi que tu puisses me dire ne part pas, je n'attendais que ça de toi pour me calmer et t'attendre. Et me voilà te faisant souffrir réellement au point que je m'en veux à ce point de rentrer dans ce cercle infernal, mais les dés sont jetés n'est-ce pas? Tu as voulu tout détruire sans nous laisser de chance, tant pis alors. Je continuerai seul sur ma route. Merci de ne m'avoir apporté qu'une illusion, d'avoir rouvert un trou mal placé dans mon palpitant, et merci de n'avoir jamais osé te confier à l'homme qui était pendant un temps le plus important dans ta vie. Que des choses que je regrette, et c'est pourquoi je m'en vais loin de toi en bousillant à mon tour sur mon passage: je ne reviendrai plus, c'est ce foutu article qui en a décidé pour moi, la raison expliquée qui fait que je ne veux plus souffrir: je veux vivre, oui, sans toi. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-4465142942913597656?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=TinBJe9m_RI' title='81. ce soir je t&apos;ai tué mon amour sans remord'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/4465142942913597656/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/81-ce-soir-je-tai-tue-mon-amour-sans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4465142942913597656'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4465142942913597656'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/81-ce-soir-je-tai-tue-mon-amour-sans.html' title='81. ce soir je t&apos;ai tué mon amour sans remord'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-EK_XAiFCNiM/TpBvUJHhsuI/AAAAAAAABEM/4Gpa0dQHVZU/s72-c/erotikanatomik-2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-6761231756432881204</id><published>2011-10-08T08:29:00.000-07:00</published><updated>2011-10-08T08:34:24.460-07:00</updated><title type='text'>82. Mathilde et le piano</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-VbmhSobSAnc/TpBteYmel3I/AAAAAAAABD8/KJ4ZJ3tUZbI/s1600/CqoCYPUQJpe83kqs6AyeqN75o1_400.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 308px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661145100372055922" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-VbmhSobSAnc/TpBteYmel3I/AAAAAAAABD8/KJ4ZJ3tUZbI/s400/CqoCYPUQJpe83kqs6AyeqN75o1_400.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mathilde s’approche, le regard mélancolique. Ses yeux penchés en direction du sol admirent son pied déchaussé qui trace des cercles sur le parquet. Sa robe noire, tendrement plissée qu’elle lui va somptueusement, sa robe noire lui va trop bien. Elle fait ressortir ses bras nus au-dessus, le teint mate de sa peau et ses yeux d’une étonnante profondeur bien trop humides pour l’heure mais tout aussi beaux. Ses cheveux retombent en boucles, tout autour de sa tête jusqu’à ses épaules. Ça ressemble vraiment à une ondulation maritime de Juillet quand la mer se calme pour les touristes. Mer châtain. Glaciale. La mer de Bretagne. La jeune femme est accoudée à un mur, un verre dans une main une lettre dans l’autre, les plus belles histoires sont parfois les plus tristes, et les plus beaux héros sont aussi les plus désespérés. Paul alors ne vit plus que par mots, il lui a écrit des montagnes de lettres qui n’aboutissent nulle part sur ces feuillets bien calligraphiés à l’ancienne d’une encre noir de jais. Elle aimerait bien se couler dans cette même encre, se boucher le nez après une bonne aspiration et couler de la plus belle manière qu’il soit. Doit bien y avoir quelque méduses au fond de ce tourbillon qui l’aideront dans sa descente en piqué.&lt;br /&gt;Voici une larme qui tombe de son œil, elle roule doucement le long de sa joue, on dirait un diamant, la musique comme fond sonore réapparait soudainement. C’est un morceau de piano joué très lentement, et cette larme qui marque le tempo est un diamant qu’on aimerait lui soustraire mais qu’on ne peut s’empêcher de regarder chuter le long de la joue puis à présent sur sa robe ou elle finit sa course. Elle disparait dans les méandres de la robe, les passants qui viennent de débarquer ne peuvent comprendre où est passée précisément cette larme merveilleusement mélancolique. Ils ne peuvent qu’espérer le début d’un sourire, qu’elle sèchera de nouveau ses yeux en s’excusant tel que les femmes en général s’exercent à faire dans ce genre de cas pour rassurer la compagnie de ses messieurs. Mais les prémices de ce sourire-là ne vient pas, le pianiste passe à autre chose. Ses yeux se sont levés de son pied au sol, du sol aux chaussures des autres qui continuent de danser tout autour d’elle et qui font mine de ne pas s’intéresser à elle. Elle prend conscience qu’elle se trouve encore dans la salle de bal de ce maudit J., ce brave homme qui n’est plus qu’une lettre dans son répertoire, celui qui se trouve dans sa tête. Elle ne place des lettres que sur certains visages, sans trop savoir pourquoi. Et les J. croisent parfois les H. et les M. dans les mêmes soirées bouleversantes d’une joie qui l’a fait de nouveau frissonner. Elle aimerait pleurer à nouveau puisque c’est si bon de se laisser aller, mais le quand dira-t-on est plus présent maintenant qu’elle vient de prendre conscience qu’elle était toujours dos au mur dans la salle de bal de J., puis même si elle les emmerde tous elle n’a pas le droit de faire ça au jeune homme qui a le compte bien fourni devant ses invités à lui rien qu’à lui et son alcool qu’il disperse aux quatre vents!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ô se ressaisir, un peu plus. Défroisser la robe, croiser le regard des autres, l’œil mauvais. Se laisser aller, qu’on dise que les choses vont mal parfois et que c’est ainsi. On ne peut empêcher le courant de la vie de trop affluer d’un coup dans le sens inverse. Il arrive parfois que la crue déborde de son nid, l’eau de la mer peut alors gagner toutes les salles de réception du monde si personne ne veille à ça. Tiens, d’ailleurs ce serait marrant de se dire qu’on voudrait faire ce métier-là plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et toi, tu veux faire quoi plus tard?&lt;br /&gt;- Je veux empêcher la mer de sortir de chez elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un beau métier, à côtoyer les sirènes et les marins. A attendre son époux sous le phare qui tourne.&lt;br /&gt;Elle aimerait tellement que Lucie soit là, qu’elle lui redonne espoir et oubli. C’est si facile pour les autres d’oublier dans un sourire, de refermer les plaies du cœur et se laisser à la vie. Mathilde envie ce bonheur-là. Elle aimerait redevenir la jeunesse insouciante de ces prémices de la vie qu’elle était. Elle aimerait tant tout changer entièrement afin de ne plus dire au psychologue que rien ne va plus, qu’il faut tout changer. Elle aimerait se soustraire également à la fête, ne jamais avoir lue cette lettre-là de Paul, la dernière des 99 lettres qu’il lui envoyât de Londres après son départ précipité en mai dernier. Maintenant c’est trop tard pour tout refaire, le monde etc… Mathilde se jure qu’un jour elle sourira, qu’un jour elle dansera, mais en attendant c’est trop tôt. Elle court presque au travers de la salle, bousculée par les valses hasardeuses des inconnus en costumes noir et blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un triple whisky s’il vous plait.&lt;br /&gt;- Vous n’avez pas l’âge mademoiselle.&lt;br /&gt;- J’ai dix-huit ans.&lt;br /&gt;- Il en faut vingt-et-un de ce côté du globe!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Espèce de snobinard de merde, que ton nom soit roulé dans la boue. J. je t’emmerde; pense-t-elle en rageant. Elle aimerait le trouver parmi la cohue des costumes à portefeuille mais c’est si embarrassant de chercher un homme qu’on a jamais aimé au point de ne plus se souvenir de son visage. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-6761231756432881204?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=8VkiWPp7ZyE' title='82. Mathilde et le piano'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/6761231756432881204/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/82-mathilde-et-le-piano.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/6761231756432881204'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/6761231756432881204'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/82-mathilde-et-le-piano.html' title='82. Mathilde et le piano'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-VbmhSobSAnc/TpBteYmel3I/AAAAAAAABD8/KJ4ZJ3tUZbI/s72-c/CqoCYPUQJpe83kqs6AyeqN75o1_400.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-8224407720949498930</id><published>2011-10-08T08:25:00.000-07:00</published><updated>2011-10-08T08:29:29.334-07:00</updated><title type='text'>83. je suis né troué (projet abandonné)</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-hDf6Emzg0g0/TpBsUCn28NI/AAAAAAAABD0/IdyU2md1MEw/s1600/f1d8cf5d33fb88b43a71cfbf3bdea5c7990b4602_m.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 266px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661143823161946322" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-hDf6Emzg0g0/TpBsUCn28NI/AAAAAAAABD0/IdyU2md1MEw/s400/f1d8cf5d33fb88b43a71cfbf3bdea5c7990b4602_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-IyyXChQlv6Y/TpBsMuNb5EI/AAAAAAAABDs/cuKaTYXPGZA/s1600/ce010e056f8ebf1bb7d3ea8708a27532497ed9ef_m.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 152px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661143697423328322" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-IyyXChQlv6Y/TpBsMuNb5EI/AAAAAAAABDs/cuKaTYXPGZA/s400/ce010e056f8ebf1bb7d3ea8708a27532497ed9ef_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il faut se dire qu’au moment d’écrire ces lignes existent encore ces trois propositions que sont venir à Saint Malo à pied au sortir du train. Vous avez le choix, comme au sortir d’une ville d’y rentrer à nouveau et d’en venir victorieux ou non, l’âme dans l’état que vous la vivez.&lt;br /&gt;Souhaitez-vous prendre le bus que la ligne vous surprend déjà au sortir de la grande place, sur des pavés aplatis désignés qui veulent faire croire sans y parvenir que les pavés malouins arrivent jusqu’ici mais c’est faux, vous fumez votre clope bien tranquillement ou marchant, votre sac rejeté par-dessus une épaule. Traverser le parking de l’ancienne gare alors, le rond point qui coupe le boulevard des Tallards en continuant tout droit devant les pompiers. Vous passez par le port dénué de charme, mais Intra-Muros brille devant vous, s’avançant lentement de sa splendeur reconstruite. C’est tout droit, toujours, au travers de l’entrée du port, après le pont-levis récent, entrée par la porte Saint-Vincent, vous comprenez que quelque soit votre état il y a toujours une porte Saint-Vincent dans votre cœur tout au fond à gauche (j’ai banni pour des raisons politiques le côté droit de ce roman bancal, ne vous étonnez donc pas vous, le liseur un peu perdu si par hasard vous vous apercevez qu’une voiture roule à gauche…).&lt;br /&gt;La deuxième solution est encore de suivre un temps soit peu le passage du bus, celui qui part sur votre droite en suivant la route dès la sortie de la gare. Un premier rond-point s’offre à vous, vous traversez par la gauche (tiens donc) et continuez jusqu’au niveau de la banque qui fait l’angle de la route. N’hésitez pas à rester sur votre gauche, bien qu’il n’y ait pas de trottoir et que par instant il semblerait qu’un bus roulant trop vite s’apprête à vous écraser. Ne prenez pas peur et dîtes vous bien qu’un malouin méchant conducteur de bus est toujours plus intéressant qu’un haut-savoyard ivrement assassin. C’est la fin du boulevard des Tallards, vous continuez le long de la voie, le long du quai du port en n’hésitant pas à aller voir dans l’eau quelques méduses reposantes qui flottent encore actuellement à la surface au moment où je vous parle (Damien, un ami de Dinan, m’a un jour confié qu’elles étaient fausses, je vous laisse la liberté de le croire sur parole ou non). Comme de l’autre côté du quai dans la première solution, et puisque les chemins empruntés sont légèrement parallèles, vous voyez les remparts d’Intra-Muros qui semblent venir à vous, mais c’est plutôt vous qui vous soumettez à elle corps et âme… et toujours cette porte Saint-Vincent qu’on dirait la porte des Enfers ou le passage agité d’un ancien quartier médiéval.&lt;br /&gt;Mais soyez donc flâneur au sortir de la gare, n’hésitez plus à continuer sur la même droite (je ne tiens pas mes paroles puisque me voilà évoquant la droite, bullshit!), continuez donc au même endroit, que précédemment sans trop faillir. Au lieu de continuer sur le quai après le boulevard des Tallards, poursuivez plutôt la flânerie sur la droite (encore!) le long de la plage du sillon. Vous aurez libre plaisir du décor enfiévré qu’une mer puisse avoir en Bretagne, c’est-à-dire souvent en tempête or faussement calme ainsi que peut l’être un ciel. Contemplez les plages, sentez l’odeur du sel qui se dépose sur vos lèvres et gouttez les effluves marines. Les mouettes gueulent si haut dans le ciel en tournoyant qu’on y fera plus gaffe en quelques jours d’acclimatation. C’est l’endroit que je préfère, le premier passage abouti qui fait jaillir cette sensation que, quand on voit la mer malouine de ce côté-ci pour la première fois c’est qu’auparavant on a jamais vu une mer.&lt;br /&gt;Certains bateaux s’étiolent en mer, des navires perdus ou agités qui semblent revenir d’un combat, ne vous trompez donc pas. Il y a bien eu la guerre plus haut en mer, plus en avant. Oui, on s’est battus aussi sur la mer.&lt;br /&gt;Et puis, au détour de votre marche, que n’avez-vous pas fait gaffe à cette cité qui apparaît au détour des habitations, de ce pic christique qui perce le ciel sans faire de trou (mais ça passe à peu de choses; ce fût sûrement calculé au millimètre près), c’est magique, aussi bien que la première fois la ville paraît toujours plus grand en dehors des murs alors qu’elle cache un noyau dont on a vite fait le tour quand on est un touriste de base, et ne prenez pas ça comptant négativement.&lt;br /&gt;La pierre érodée par le silence, le sable et le sel. On jurerait entendre des cris, des rires, de la vie. Parfois de la musique, tantôt un mariage. Il se passe en ces lieux une magie étrange qui ne cesse de me fasciner comme à présent.&lt;br /&gt;C’est encore cette bonne vieille porte, mais à cet instant vous comprenez qu’il existe d’autres portes possibles, pour un peu de votre curiosité vous jurerez même à une faille, un chemin le long du mur d’enceinte au-devant de la plage de l’éventail. Comme votre curiosité à bien raison!&lt;br /&gt;Mais rentrez donc entre ces murs. N’oubliez pas, n’oubliez jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il faut voir la mer, partir loin de ces foutus paysages plats qui ne veulent plus rien dire. Eteindre la dernière clope et se laisser monter dans le train pour partir loin au pays des vagues. Il n’y a plus rien après la mer, après la mer c’est tout. Les vagues, se laisser porter par le bruit du roulis ou encore les mouettes qui rient de tout mais surtout des touristes. On dit qu’en Bretagne il ne pleut que sur les cons. Je le dirai à Diane, elle en rira de ses pluies diluviennes, celles qu’elle porte en elle secrètement depuis toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis venu à Saint Malo un soir de juin. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-8224407720949498930?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=FCNFmYoenmQ&amp;feature=related' title='83. je suis né troué (projet abandonné)'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/8224407720949498930/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/83-je-suis-ne-troue-projet-abandonne.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8224407720949498930'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8224407720949498930'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/83-je-suis-ne-troue-projet-abandonne.html' title='83. je suis né troué (projet abandonné)'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-hDf6Emzg0g0/TpBsUCn28NI/AAAAAAAABD0/IdyU2md1MEw/s72-c/f1d8cf5d33fb88b43a71cfbf3bdea5c7990b4602_m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-7344092494173017746</id><published>2011-10-08T08:03:00.000-07:00</published><updated>2011-10-08T08:24:43.067-07:00</updated><title type='text'>84. je ne vous crois pas</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-HVBJvThUPmY/TpBqrxRpo-I/AAAAAAAABDk/k1VS8S9Vonc/s1600/tumblr_kwl2xmIVRV1qau8f1o1_400.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661142031799002082" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-HVBJvThUPmY/TpBqrxRpo-I/AAAAAAAABDk/k1VS8S9Vonc/s400/tumblr_kwl2xmIVRV1qau8f1o1_400.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sur la vitre mentale au-delà de laquelle se meuvent et tournoient, aquatique ment, d’ambigus ustensiles frappés d’un point de côté - celui des anges - l’instinct diamant d’Henri Michaux poursuit ses méandres. Mille et une fois rayé, et comme jamais, le verre prend la couleur, la forme, la dureté ou la plasticité du moment aigu qu’il reflète et assume, moment où, près d’étouffer, d’avoir le mal de l’air, le poète lance sa main préservée, la jette et trace, en désespoir de cause, tel un rameur exténué, les mots libérateurs. Provisoirement.&lt;br /&gt;L’acte littéraire de Michaux, fulgurant ou effiloché, enveloppé d’humour, institue une sorte de coma qui permet à sa victime, enfin dégagée, un somnambulisme actif, grâce auquel le souvenir de tout geste, parole, signe, traverse la vitre initiale, se débarrassant, au passage, des obstacles qui font penser. Or, penser, comme disait Valéry c’est perdre le fil. Michaux est le trapéziste précis de ce fil sur lequel il exerce son impatience et sa pathétique cruauté. A hauteur frontale, il s’y ménage un lieu de balancement, un poste, un réduit, une plage, où il fatigue sa fatigue, se suce les nerfs, mobilise ses fous; c’est là, entre to be or not to be, entre mi-fugue mi-raison, qu’avec force et faiblesse, présence et absence indifféremment, il résiste. En perpétuelle instance d’humanité, c’est-à-dire de poésie caillée, essentiellement transitoire dans son inutilité souveraine, Michaux reste, assez paradoxalement, l’un des plus vivants, des plus réels défenseurs d’un espace menacé, dans les réseaux duquel s’infiltrent les estafettes marquées d’une armée, dont il est, avec quelques autres, si j’ose dire, privilégiés, organiquement, l’ennemi absolu. Michaux n’est lézardé que dans l’extrême mesure où il n’a pas été touché, empoisonné, mais s’est laissé défaire, par tenace, quoique involontaire, fidélité à ce qui, dans l’homme, répond le moins anecdotique ment, accidentellement, aux sollicitations brutes du désir, qui soulage toute chose mouvementée en expulsant son hasard temporel: « Savoir, autre savoir ici, par savoir pour renseignements. Savoir pour devenir musicienne de la vérité .» Il tache son espace mental - comme l’ombre d’un pur-sang, le champ de courses.&lt;br /&gt;Sartre écrit qu’il faut changer pour rester le même. Michaux le prouve. Et témoigne qu’il y a pire que le fait très simple et un rien prématuré d’être revenu de tout: celui d’être revenu de rien. &lt;em&gt;Mais il doit y avoir de l’être. Même moi, il faut assurément que je sois. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Longtemps je vous ai imaginée à mes côtés du lever à la chute d’un soleil pourrissant de grands calculateurs. Je voyais vôtre corps délicieux dans la pénombre de mon berceau, c’était vous encore dans cette cours de récréations. Je n’ai pas appris mes premiers mots avec le sein de la maternelle mais suspendu à vos lèvres.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-7344092494173017746?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=d2y0lrvPnpU' title='84. je ne vous crois pas'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/7344092494173017746/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/84-je-ne-vous-crois-pas.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7344092494173017746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7344092494173017746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/84-je-ne-vous-crois-pas.html' title='84. je ne vous crois pas'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-HVBJvThUPmY/TpBqrxRpo-I/AAAAAAAABDk/k1VS8S9Vonc/s72-c/tumblr_kwl2xmIVRV1qau8f1o1_400.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-4297109508208411009</id><published>2011-10-08T07:12:00.000-07:00</published><updated>2011-10-08T07:44:32.488-07:00</updated><title type='text'>85. C'était une scène sensiblement identique quand Caroline est partie au beau milieu de la nuit</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-ZCdzO-QifrM/TpBhwYKxqJI/AAAAAAAABDc/T6Nh9iUY93o/s1600/the%2Bkings.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 317px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661132215353976978" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-ZCdzO-QifrM/TpBhwYKxqJI/AAAAAAAABDc/T6Nh9iUY93o/s400/the%2Bkings.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;La lune est bien ronde, froide. Cette nuit-là il pleut sur Bruxelles. J'ai les mains au fond des poches, des cernes sous les yeux, mon âme est engourdie par l'ivresse du vin des réceptions lointaines. Malaparte m'accompagnait, pas grand chose d'intéressant. Suis rentré dans un café, du bruit, quelques personnes bruyantes, des fumées partout. J'ai envie de pleurer à chaque respiration. Cette chose en moi qui brûle, ça fait un mal de chien. Bruxelles en face d'un café les mains dans les poches l'envie de pleurer. Aux toilettes j'ai téléphoné sur Paris, j'ai salué mon frère. J'ai raccroché, j'ai allumé une clope, j'ai rappelé en France, je ne sais plus quelle ville, ni quel département, son téléphone sonne dans le vide. Elle n'est pas là. Des poings je frappe contre la paroi, mes mains finissent en sang, je pleure à cette stupide révocation. Je suis retourné m'asseoir en face de mon café attablé au milieu de Bruxelles et ses êtres irréels qui me suppliaient de les oublier à tout prix. Je ne pouvais pas me séparer des anges déchus, des guerres inhumaines, de tout ce que le monde avait commis de plus ignoble, je voulais, si c'était humainement possible soustraire ma douleur à celle des nations. Mais non ce n'est pas possible, c'était simplement cette foutue Bruxelles comme un hasard accidentel sur ma route pour aller à.................... je ne sais plus. Mais quelle est donc cette musique? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-4297109508208411009?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=Bw9FgT-qr5E' title='85. C&apos;était une scène sensiblement identique quand Caroline est partie au beau milieu de la nuit'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/4297109508208411009/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/85-cetait-une-scene-sensiblement.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4297109508208411009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4297109508208411009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/10/85-cetait-une-scene-sensiblement.html' title='85. C&apos;était une scène sensiblement identique quand Caroline est partie au beau milieu de la nuit'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-ZCdzO-QifrM/TpBhwYKxqJI/AAAAAAAABDc/T6Nh9iUY93o/s72-c/the%2Bkings.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-1673103158345033903</id><published>2011-09-29T09:12:00.000-07:00</published><updated>2011-09-29T09:16:22.150-07:00</updated><title type='text'>86. c'est nul</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-T2ZR2Ul4GEA/ToSZylI7H9I/AAAAAAAABDU/wW2ZxaelNak/s1600/skull.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 351px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5657816126126235602" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-T2ZR2Ul4GEA/ToSZylI7H9I/AAAAAAAABDU/wW2ZxaelNak/s400/skull.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je ne connais pas réellement ses mots à lui. J’entends que ça parle de bonté, de miséricorde, il est aussi question de souffrance, beaucoup trop. On me parle d’un dieu que je ne connais pas, si peu. Nous n’avons jamais été intimes, pas que je le sache. Et l’on se lève interminablement, et l’on se rassoit, amen. les bancs grincent sur le sol carrelé, il fait froid. En levant la tête on voit bien évidemment la croix, les mines affligées sur le côté de Pascal Bruno et Xavier, Aude dans un coin qui feint d’être bouleversée, Pascale qui me nargue de haut, Dominique et Christiane, Jean-Louis et Jean Marie. J’ai envie de faire une pause, d’aller fumer ma clope, lentement, tout en douceur, le deuil se propage, cette gangrène absurde. Ils se voilent tous la face, ils ne connaissaient pas la morte mais moi si. Moi si? Je ne sais plus si on peut connaître véritablement quelqu’un. Ai-je vraiment un jour existé? Je me souviens que oui, à une époque, une plaine ensoleillée, un peu de douceur. J’aurais dû apporter une caméra discrètement et filmer la scène, mais pendant un enterrement cela ne se fait pas, il paraît. J’aimerai tout filmer, du jour de ma naissance à la dernière image. Même des jours d’ennui, et cette mouche qui flotte autour du cercueil, son vole régulier, c’est un petit bout d’âme qui palpite dans l’atmosphère, remonte le long des bancs avant de finir en ligne droite jusqu’à la porte d’entrée qui est restée grande ouverte. Dehors on peut voir les rayons du soleil gagner le parvis de l’église, la voix du curé qui résonne, Yves-Marie derrière moi demandant à Dominique si c’est d’un chanoine qu’il s’agit. Son souffle proche de ma nuque. Sa grande taille. Bien sûr il faudrait jouer avec la résolution de l’écran, couper un peu. Le film ultime. D’un coup quatre hommes se dirigent, ils se placent de chaque côté du cercueil, prennent les poignées dorées. Ce n’est jamais comme dans les films, ici c’est maladroit, on ne sait pas comment ça se porte, on le place gauchement sur l’épaule, mais personne ne fait la même taille. C’est bancale, ça menace de s’écrouler à tout moment, j’imaginerai bien cette dernière blague d’un corps s’écroulant hors de sa boîte, quelque chose du genre. Après c’est la course derrière la voiture qui roule délicatement, chez moi on enterre les gens dans un cimetière en pente, ici tout est droit, carré, bien rangé et bien mis. Le soleil fait se refléter des visages fantomatiques dans la vitre arrière du véhicule, dix personnes alignées qui se tiennent la main de l’église au cimetière. On se pousse du coude pour être le plus triste, le premier. Arrivé à l’intérieur du cimetière on se bouscule tous à l’entrée, chacun veut gagner la place la plus proche du bois, chacun prend ses larmes en bandoulière, même des hommes qui jusque-là n’avaient jamais pleuré. Sur la croix de bois on a gravé son prénom, juste son prénom. C’est une croix de bois transitoire en attendant le marbre, tout là-haut s’il existe un paradis elle doit bien se marrer à nous voir ainsi engagés dans cette bouffonnerie. Jérôme se détache du lot, il me ressemble, il se détache en arrière de la foule, il n’est pas présent, il est là sans être là. Ça se verrait autant si je m’en grillais une? Non, fumer dans les cimetières ça doit bien être passible d’une amende. Les abeilles nous inondent, un nid se trouve pas loin, planté en terre, bien vivant. Je m’en amuse en les chassant d’une main, toute la foule se met à trembler, à grincer des dents, certains doivent maudire la morte de cet affront. Je feins d’être allergique, je fais quelque pas en arrière, atteint la grille, personne ne m’a vu à part Jérôme qui s’approche de moi, accablé d’effroi.&lt;br /&gt;- tu ne peux pas te retenir?&lt;br /&gt;- non. Dis-je en rangeant mon briquet dans ma poche.&lt;br /&gt;Les volutes de ma fumée se confondent aux nuages. Un silence se transforme en prières. Jérôme désespère, il me traite de con. J’aimerai lui avouer que oui, j’en suis un, mais j’ai l’esprit de contradiction, j’aime parler aussi pour ne rien dire. Il se remet une mèche en place, il est ridicule sans en avoir conscience.&lt;br /&gt;- j’en ai ras le cul de toi.&lt;br /&gt;- et toi? Tu crois que tu me gonfles pas à toujours être parfait en tout??&lt;br /&gt;Son regard noir croise le mien, oui mon vieux, tu frises la perfection, l’emmerdement, ai-je rajouté. J’ai jeté ma clope à terre, fermé les poings, je me suis éloigné du cimetière, j’en avais assez vu.&lt;br /&gt;- tu vas où?&lt;br /&gt;- je me casse loin de vos conneries, c’était une erreur de venir.&lt;br /&gt;- c’est ça, vas-y, barre-toi comme tu as toujours fait.&lt;br /&gt;- tu sais très bien que je ne suis pas d’ici! Me suis-je arrêté.&lt;br /&gt;- mais tu n’es de nulle part…&lt;br /&gt;J’ai repris ma course, sans me retourner. Il n’y avait pas de transition à la sortie, rien que des immeubles, la circulation, des passants, la ville déjà si proche, entourant ses morts, les étouffants tout en les oubliant. Dans d’autres villes on avait au moins la courtoisie de les tenir un peu à l’écart. Et les immeubles étaient gris couleur pollution, les visages sentaient le renfermés, les passants n’avaient aucun plaisir d’être là, ça paraissait même une contrainte constante gravée sur le visage. Je me suis installé dans le premier bar qui venait, un établissement minuscule, quelques tables, le sol n’était pas lavé depuis plusieurs jours. Dans la crasse on voyait à peine ce qu’il y avait dessous. Les chaises et les tables étaient collantes, la télé dans un coin transmettait une course de chevaux illusoire, des hommes gueulaient leurs paris à la con, au fond du bar Emilie était dos au client à nettoyer la machine à café, les étagères, les verres… le patron m’a remarqué, il est venu à moi, il m’a demandé ce que je voulais. J’ai demandé si c’était possible d’avoir un café, il m’a annoncé que oui, bien sûr, c’était possible. Il avait pris une mine assez grave, savait-il d’où je sortais? Émilie avait pu lui dire, sans doute. Elle s’est retournée lentement, elle m’as esquissé un sourire sans surprise. L’autre m’apporta le café, elle le suivit derrière de deux pas au moins, elle prit place en face de moi.&lt;br /&gt;- ça s’est bien passé?&lt;br /&gt;- non. Je n’ai pas envie d’en parler.&lt;br /&gt;- ok. Tu restes longtemps?&lt;br /&gt;- je repars demain matin.&lt;br /&gt;- tu dors à la maison?&lt;br /&gt;- j’ai une chambre d’hôtel.&lt;br /&gt;- dors chez moi!&lt;br /&gt;- ok. J’ai avalé mon café d’une traite. Je l’ai embrassé sur la joue en lâchant une pièce dans sa main et je suis sorti. Dehors le froid gagnait la ville, le vent aussi, j’avais envie de fuir, déjà, si tôt. J’ai ravalé ma fierté et mon mécontentement en me dirigeant la mine renfrognée les mains dans les poches jusqu’à ma voiture. J’ai attrapé la caméra, je suis parti dans Paris filmer toute la journées des scènes de vie inédites. Je fuyais le plus possible la majesté des grands monuments au profit des scènes de bar, tournant autour des terrasses, paraissant un étrange individu pervers, je m’en foutais bien. Le soir tomba rapidement, j’avais mis dans la boîte beaucoup de séquences étranges, j’avais envie de tourner un film sans acteur, un projet ambitieux, étonnant aussi. Du moins un film avec que des parcelles de vie. Mais l’idée était irréalisable, inintéressant, je tournais en rond dans mes idées en relisant un peu de philosophie, j’étais un peu paumé ce jour-là. Mes clopes se consumaient d’elles-mêmes, j’avais la mine triste quand je me filmais de temps en temps par mégarde ou que je testais le positionnement de l’objectif. Émilie vint me rejoindre à la nuit tombée, nous allâmes dans un café assez friqué prendre un verre, j’ai fait tourner la caméra pendant qu’elle commandait, vue sur son menton au milieu de l’écran, son cou, sa bouche qui voulait un diabolo grenadine, ma voix en fond sonore qui commandait un autre café. Derrière on entendait le serveur qui disait « très bien je vous apporte ça de suite » puis les voix à demi-étouffées des autres clients, les bruits de vaisselle au loin, les verres s’entrechoquant, un flipper sans doute dans un coin de la pièce, je ne me souviens plus. Ensuite j’ai posé la caméra sur la table, le trépied en hauteur sur son visage timide qui se réhabituait peu à peu à être filmé.&lt;br /&gt;- qu’as-tu fait pendant cinq ans?&lt;br /&gt;- j’ai pas mal voyagé, j’ai fait des petits boulots.&lt;br /&gt;Elle ne me regardait plus moi, mais l’écran, je suis passé derrière l’objectif, c’était une interview à l’envers.&lt;br /&gt;- et les femmes?&lt;br /&gt;- quoi les femmes?&lt;br /&gt;- tu en as eues?&lt;br /&gt;- non.&lt;br /&gt;Silence gêné, elle me regarde moi ou la caméra, je ne sais pas. Jérôme est rentré dans le bar, j’ai sursauté, je ne m’y attendais pas. J’ai voulu demandé ce qu’il faisait là, mais elle s’était déjà retourné en direction de l’entrée pour comprendre mon étonnement, elle se retourna de nouveau dans ma direction, observant sans doute ma réaction quand elle m’avoua clairement qu’elle l’avait appelé pour qu’il nous rejoigne. Jérôme scruta la salle, ne tarda pas à nous retrouver à l’aide de grandes enjambées, il commenta d’un coup (et on le voit faiblement à l’image):&lt;br /&gt;- t’es encore avec cette merde??&lt;br /&gt;Sa main empoigna la caméra, il l’envoya valser à l’autre bout de la pièce en un instant. Je me suis relevé et j’ai fermé le poing, non, hurla Emilie, c’était trop tard, je lui avait déjà frappé le visage, mon autre bras se raidit, mon poing rencontra son ventre, les employés s’agitèrent à nous agripper, on nous poussa dehors, Jérôme me fît face, Emilie tenta de nous séparer, il fondit sur moi, abattit ses poings sur ma gueule, d’autres dans mon ventre, il savait bien boxer finalement. Je me suis mangé le trottoir, je n’ai pas eu le temps de comprendre que de son pied il m’écrasa la main gauche qui craqua violemment. J’ai saisi ma main en un éclair dans l’autre, je me suis relevé en position assise, du sang coulait de mon visage, je me suis installé contre un poteau, l’autre debout soufflait que je n’étais qu’un connard. J’ai sorti une clope déformée par les coups de mon paquet, je m’en suis allumé une avec la main qu’il me restait, j’ai inspiré longuement, j’ai recraché la fumée, nous sommes restés là, interdits, tout autour de nous les clients s’étaient attroupés, emmenant Jérôme qui hurlait des insultes à mon égard, et Emilie m’avait déjà relevé, et moi, qui pissait le sang de mon visage j’ai attrapé la caméra à l’objectif brisé que me tendait une cliente assez jeune en la remerciant et nous avons déguerpis dans l’autre direction, mon bras passé sur ses épaules. J’étais abruti par les coups, je voyais des lumières qui glissaient le long du plafond de la bagnole, j’entendais les bruits du moteur, le « je veux pas qu’on fume dans ma caisse » du chauffeur de taxi, ma main m’élançait drôlement, Emilie le rassurait en lui disant que j’allais l’éteindre, j’en ai grillé une autre pour la peine, il m’engueula de plus belle, « je vais payer! » tempéra-t-elle. Elle lui promit un supplément, la voiture se stoppa, tout va bien se passer, je me suis redressé, les néons blancs me brûlaient la rétine, une infirmière me prit en charge. Le docteur m’apprit que j’avais une côte cassée, la main cassée, que le sang sur mon visage était dû à l’arcade qu’un de ses poings m’avait ouvert. On me colla un bandage, une atèle sur la main, on me fit signer des papier, on me conseilla repos et médicaments, et en un éclair j’étais dehors. Quand nous sommes rentrés à son appartement, Emilie n’avait pas dit un mot. Au fond du canapé, les vestiges de ma caméra se perdaient sur le cuir foncé. J’ai pris place, elle m’amena une couverture et un oreiller, me souhaita la bonne nuit et s’en alla se coucher. J’ai sorti d’une de mes poches les câbles qui servaient à relier la télé à la caméra, j’ai branché le tout, le programme bleu s’alluma sur l’écran. J’ai mis en route la dernière vidéo, revoyant la scène. Sa voix à peine perceptible du bruit de fond.&lt;br /&gt;- et les femmes?&lt;br /&gt;- quoi les femmes?&lt;br /&gt;- tu en as eues?&lt;br /&gt;- non.&lt;br /&gt;J’ai appuyé sur pause, je suis allé caresser son visage à travers l’écran. J’ai rapproché la table basse de la télé, je me suis allumé une clope, j’ai fait marche arrière et j’ai refait lecture.&lt;br /&gt;- et les femmes?&lt;br /&gt;Encore.&lt;br /&gt;- et les femmes?&lt;br /&gt;- quoi les femmes?&lt;br /&gt;J’ai refait pause. J’ai longuement observé son cou, sa chevelure, sa bouche. J’ai refait tourner la scène jusqu’à ce que Jérôme intervienne et brise la caméra. La dernière image étant la paume de sa main agrippant l’objectif, le dernier son celui du choc brutal de l’appareil tombant sur le sol. Je suis revenu au menu principal. De la dernière vidéo j’ai sauté à la première. Elle datait de dix ans plus tôt. Il s’agissait d’une interview de mon professeur, Hélène Chambard.&lt;br /&gt;- premier jour, commentais-je en voix-off, première vidéo. Voici Madame Hélène Chambard, professeur au lycée…&lt;br /&gt;- vous n’avez pas le droit de nommer l’établissement, jeune homme.&lt;br /&gt;- bien, ok. Pouvez-vous nous dire en quoi consiste votre poste?&lt;br /&gt;Elle ne regardait pas l’écran, jamais, ses cheveux étaient d’un blanc immaculé, sa peau fanée, légèrement bronzée, tremblait légèrement quand elle parlait. La lumière crue de la vitre derrière elle brillait sur l’objectif, rendant flou les mouvements, les détails, j’ignorais encore comment il fallait filmer, quelle posture il fallait choisir. Le champ n’était pas contrôlé un seul instant, je me rappelle de ma main posée sur l’appareil, ça faisait trembler la caméra. À côté d’elle il y avait une bibliothèque, plusieurs livres. Je me suis endormi lentement, assis sur la table basse toujours proche de l’écran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. J’ai fixé l’écran, il faisait nuit encore, ma montre annonçait qu’il était tôt, dans la chambre au fond de la pièce ça bougeait. Je me suis approché de la porte, derrière j’entendais des bruits de mouvement, j’ai frappé à la porte. Oui? Demanda-t-elle. Tu es réveillé? Elle me fit rentrer. Je dois aller chercher une nouvelle caméra, ou la faire réparer, ai-je annoncé sans préambule.&lt;br /&gt;- Tu es vraiment bizarre, tu le sais ça?&lt;br /&gt;- oui. Je sais. Mais j’ai besoin de ma caméra, j’en ai besoin pour repartir.&lt;br /&gt;Je suis allé me laver du mieux que je pouvais, elle était à la cuisine en short de nuit et t-shirt, baillant encore. Peu à peu le jour se levait sur la banlieue, au-dessus des immeubles. Les teintes colorées diverses se perdaient au profit d’un bleu-gris uni. Le café fumait, j’avalais mes cachets avec. J’ai allumé une clope, elle toussa pour me faire comprendre qu’il était encore trop tôt. J’ai éteint ma cigarette et j’ai attrapé un livre qui traînait dans un coin, c’était un poète étrange qui avait basé ses alexandrins et quatrains sur l’automobile. Il est pas net ce type! Ai-je commenté.&lt;br /&gt;- parce que toi tu l’es? Fit-elle en prenant une moue amusée.&lt;br /&gt;Elle était debout, contre la gazinière, à boire son café lentement, je voulais plus que tout la filmer, ne pas perdre cette image. Son corps à moitié dans la pénombre en contre-jour du soleil qui se levait, son ventre un peu arrondi, ses mèches de cheveux dans tous les sens, ses yeux perdus dans le vague, j’ai ajouté que j’étais désolé pour la veille, elle émit un son faible qui signifiait n’en parlons plus, le passé c’est le passé. Du moins l’ai-je compris ainsi. Elle s’en alla prendre sa douche, je me suis concentré sur les vers du livre, mais je ne parvenais pas à m’y intéresser. Quand elle sortit de la douche il ne nous fallut pas longtemps pour terminer de nous habiller, nous nous retrouvâmes dehors dans le froid, emmitouflés dans nos manteaux, les mains au fond des poches jusqu’à la voiture, il était encore tôt, les boutiques s’ouvraient les unes après les autres. Elle m’emmena dans une grande surface qui tenait plus du bunker, le parking était déjà envahi des matinaux insomniaques ou de retraités. La boutique d’électronique était bondée, il me fallut batailler durement avec le vendeur pendant de longues heures pour qu’il me fasse essayer un objectif. J’ai mis en route la caméra, c’était ok, dans le petit écran de côté apparaissait la mine énervée du vendeur que j’avais malmené plus tôt. Combien je vous dois? Il me fit une addition assez salé que je payais sans rechigner. Allons faire des courses! Conclua Emilie. Je l’ai suivi dans le dédales des rayons, elle prenait au hasard ses aliments, ses produits, et moi je la suivais d’une distance raisonnable en la filmant. Elle s’amusait de ça, de temps en temps elle me jetais à la gueule une boîte de corn-flake, un paquet de PQ, des aliments en tous genres que j’évitais en riant. Onze heures sonna, j’avais faim. Elle aussi. Elle m’entraîna à la sortie, dans un fast-food aux couleurs criardes après qu’on eût installé les courses dans le coffre. J’étais de bonne humeur, nous faisions la queue au milieu d’autres individus agacés, il ne nous coûtait rien d’attendre en discutant. On déboucha sur un bar en plastique, jusque là je n’avais pas levé les yeux sur le menu, je n’avais pas encore fait mon choix, à un mètre tout juste de la caissière en tenue de travail qui nous demandait « qu’est-ce que je vous sers? » en souriant tellement qu’on pouvait examiner la propreté impeccable de ses dents. J’ai sursauté en laissant tomber un plateau qui était posé sur le comptoir, je me suis reculé d’un bond, je suis tombé à la renverse, les yeux paniqués en la voyant elle dans ce costume ridicule. Elle ajouta un « monsieur? Ça va?? Vous allez bien? » J’ai paniqué encore plus, oui, c’était la même voix… c’était impossible… j’ai pris mes jambes à mon cou, Emilie s’est excusée en ne comprenant pas, elle m’a emboîté le pas, j’étais dehors, le visage assombri, un flot de souvenirs m’envahissait par vagues, je tremblais en tentant d’allumer une clope. Qu’est-ce qui se passe? S’inquiétait-elle. Je tremblais sans pouvoir répondre. Le soleil dans les yeux m’aveuglait, le vent me rendait sourd, les souvenirs refleurissaient. La caissière décidément inquiète avait fait le tour du comptoir, elle ne m’avait pas reconnue, elle venait voir si tout allait bien en se penchant sur moi, tout va bien monsieur? Elle s’installa auprès de moi, une main sur mon épaule, je ne pouvais y échapper. Je me suis mis à fondre en larmes, excusez-moi, ai-je répondu, j’ai passé une sale journée! Pas pire que la mienne, me rassurait-elle, non non, croyez-moi, j’ai fait plus de 900 bornes pour venir enterrer une de mes tantes, je me suis engueulé sévèrement avec mon cousin et le comble est que je viens de rencontrer mon ex… Un responsable intervint, Cécile, viens vite, tu as du travail, pas le temps de glander! Elle me tapa sur l’épaule en signe de courage, elle fit un grand sourire à Emilie en lui demandant de prendre soin de moi, elle se pencha sur moi quand l’autre retournait à son poste, comprenant lentement ce qu’il se passait.&lt;br /&gt;- tu la connais?&lt;br /&gt;- mon ex… elle ne m’a pas reconnu…&lt;br /&gt;- C’est elle la fameuse Cécile??&lt;br /&gt;- oui. J’avais une chance sur un million que cette scène se passe.&lt;br /&gt;- et le pire c’est que tu ne l’as pas filmée!&lt;br /&gt;- ce n’est pas drôle!&lt;br /&gt;- mais pourquoi ne t’a-t-elle pas reconnu? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-1673103158345033903?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=patj5KZOyVA' title='86. c&apos;est nul'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/1673103158345033903/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/09/86-cest-nul.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/1673103158345033903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/1673103158345033903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/09/86-cest-nul.html' title='86. c&apos;est nul'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-T2ZR2Ul4GEA/ToSZylI7H9I/AAAAAAAABDU/wW2ZxaelNak/s72-c/skull.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-5414822073084275723</id><published>2011-09-22T09:11:00.000-07:00</published><updated>2011-09-22T09:31:42.984-07:00</updated><title type='text'>87. la journée classique</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-V5nAf8DtARc/TntitS-GK_I/AAAAAAAABDE/tV9YoAqwZPY/s1600/king%2Bcity.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 260px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5655222287419714546" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-V5nAf8DtARc/TntitS-GK_I/AAAAAAAABDE/tV9YoAqwZPY/s400/king%2Bcity.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;j'ai rêvé toute la nuit de elle, son visage et son corps entre mes mains. Au petit matin une ambiance fanée venait à me réveiller, l'automne s'approchant. les livres sur la table de nuit qu'on venait de martyriser n'en pouvaient plus, sous la couverture usée s'achevaient les mots, au-dessus de multiples portraits me contemplaient, vieux de plusieurs siècles, ne sachant plus quoi dire. la clope et le café du matin, une odeur de poudre, la gueule dans du coton au milieu des bruits suspendus sous le balcon qui me porte. Froid, pluie et sanglots longs ne peuvent rien changer à cette sensation qui me gagne, ton fantôme qui me poursuis, l'impression inachevée de n'avoir pas tout dit. Ailleurs je savais qu'il y avait une autre vie sans moi. ça se passait dans un rond-point, cette image, c'est comme une seconde peau qu'on tente d'arracher par tous les moyens sans y parvenir. Le sais-tu? tout ce qui comptait vient de m'être enlevé, tout ce qui me reste va être saisi, le passé finit toujours dans des flammes ou des oubliettes, c'est selon. Plus tard un enterrement en plein vent, j'avais les yeux rivés sur cette mouche qui volait autour du cercueil, ensuite elle a suivi la longue allée, tout droit jusqu'à la porte grande ouverte, disparue. je me suis retourné à nouveau, je me suis levé, assis, levé, en m'endormant, en me réveillant, tu n'étais pas là ni là, au milieu des paroles sacrées. ensuite on arracha la boîte au socle de marbre, on se dépêchait derrière le cercueil pour savoir qui aura le prestige d'être le plus en deuil, c'était d'un macabre ridicule, les autres avec leurs costumes noirs qui pleuraient une vieille inconnue. on se pressa dans le cimetière, la famille d'un côté près du nid de guêpe et les autres de l'autre. Moi, les guêpes me soulaient, j'avais envie de m'en griller une, ce vent m'abrutissait, j'avais froid un peu, aussi. tu étais encore là, sous mes cheveux, un peu plus loin, dans ce liquide m'entourant le cerveau. J'avais un peu de toi sous la peau, j'enterrais aussi une inconnue, je ne savais pas pourquoi j'étais triste et je parlais tout bas "nos amours tyranniques se ramassent à la pelle". &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-5414822073084275723?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=u2uyolA8Tus&amp;feature=aso' title='87. la journée classique'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/5414822073084275723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/09/87-la-journee-classique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5414822073084275723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5414822073084275723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/09/87-la-journee-classique.html' title='87. la journée classique'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-V5nAf8DtARc/TntitS-GK_I/AAAAAAAABDE/tV9YoAqwZPY/s72-c/king%2Bcity.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-4182906471770553905</id><published>2011-09-19T08:57:00.000-07:00</published><updated>2011-09-19T09:12:52.675-07:00</updated><title type='text'>88. en amont de la route sous le petit bois</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-MZF83X9Jsi0/TndpjYRKbTI/AAAAAAAABC8/5ZJQceGLpDo/s1600/e32f59b424e86063be1a4943859b4981f8b31129_m.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 270px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5654103913717722418" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-MZF83X9Jsi0/TndpjYRKbTI/AAAAAAAABC8/5ZJQceGLpDo/s400/e32f59b424e86063be1a4943859b4981f8b31129_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Il y avait également cette longue plage en grève, le bruit de la mère qui roulait en bas, hurlante, criante, vociférante des injures contre les fils, de tous temps immémoriaux. La grande plinthe, qui faisait fuir les touristes, ces mouettes gueulant dans le vent qui sifflait. Cette ambiance d'aimante. La 4L garée plus haut sur du sable mou, ce petit quelque chose de nature sèche, les frémissements d'une radio dans le lointain vers les habits à Sion. Qu'elle était belle, ce petit bout de femme dansante, un thé dans une main une ombrelle dans l'autre, son sourire merveilleux d'un autre tant qu'elle disait ne plus en vouloir. Ras-le-bol du passé, je veux fumer, je veux aimer, je veux chanter et danser. Tournons toutes les pages, sautons les chapitres ils vécurent heureux et patati et patata, ils eurent beaucoup d'enfants, oui, des centaines, des millions, toute une espèce humaine... Le soir elle rentrait à l'appartement, les vêtements trempés, le sourire de biais, figé par le froid qui venait de la saisir sur place, ses lèvres violacées, se discours sur la méthode, ce bien-figé dans les ténèbres de sa peau-porcelaine. Elle voulait aimer seulement. Puis elle disait, puis elle voulait, surtout ne pas montrer qu'elle était foutue, perdue, qu'elle n'avait plus rien, plus aucune carte à jouer. La 4L était restée là-bas, elle était bien, disait-elle, elle pensait sans doute qu'elle allait pousser comme une plante. Va donc savoir. Et la lune montait dans le ciel, se réchauffant au coin du feu en écoutant les chants de la mère au loin dans le noir, en contrebas de la maison qui disait: "et je vous aimerai toute ma vie, et je vous aimerai toute ma vie". N'avez-vous jamais entendu le souffle même de la vis? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-4182906471770553905?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=b_FkfxQdF0s' title='88. en amont de la route sous le petit bois'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/4182906471770553905/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/09/88-en-amont-de-la-route-sous-le-petit.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4182906471770553905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4182906471770553905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/09/88-en-amont-de-la-route-sous-le-petit.html' title='88. en amont de la route sous le petit bois'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-MZF83X9Jsi0/TndpjYRKbTI/AAAAAAAABC8/5ZJQceGLpDo/s72-c/e32f59b424e86063be1a4943859b4981f8b31129_m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-6546131578159852989</id><published>2011-09-14T00:23:00.000-07:00</published><updated>2011-09-14T00:30:54.235-07:00</updated><title type='text'>89. Synthèse</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-LLBwPy0WGzY/TnBXwfIDBkI/AAAAAAAABCw/WMzoB2qe9LA/s1600/ext.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5652114022850561602" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-LLBwPy0WGzY/TnBXwfIDBkI/AAAAAAAABCw/WMzoB2qe9LA/s400/ext.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- Tu vois, je n'ai été heureux qu'avec toi, sans toi, depuis, je suis malheureux. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- Mais, et ces photos récentes où tu es entrain de sourire..?&lt;br /&gt;- Des faux, je ne souriais pas, je faisais semblant, toute ma vie j'ai fait semblant. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-6546131578159852989?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=qehsE0DSMjM' title='89. Synthèse'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/6546131578159852989/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/09/89-synthese.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/6546131578159852989'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/6546131578159852989'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/09/89-synthese.html' title='89. Synthèse'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-LLBwPy0WGzY/TnBXwfIDBkI/AAAAAAAABCw/WMzoB2qe9LA/s72-c/ext.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-952284480163517822</id><published>2011-09-14T00:20:00.000-07:00</published><updated>2011-09-14T00:23:14.219-07:00</updated><title type='text'>90. le portrait de Dorian Gray</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-A8bNsOPy208/TnBWW4V8xVI/AAAAAAAABCo/kLIa5rUwYmc/s1600/d459b69be308127ebcbb02cc45b08a7bc19cec9e_m.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5652112483431531858" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-A8bNsOPy208/TnBWW4V8xVI/AAAAAAAABCo/kLIa5rUwYmc/s400/d459b69be308127ebcbb02cc45b08a7bc19cec9e_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;« - On dit que les bons Américains, quand ils meurent, vont à Paris », dit avec un petit rire Sir Thomas, qui possédait une vaste garde-robe remplie des défroques de l’humour.&lt;br /&gt;« en vérité? Et où vont donc les mauvais Américains quand ils meurent? Demanda la duchesse.&lt;br /&gt;- Ils vont en Amérique », murmura Lord Henry. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-952284480163517822?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=ipJ4T4SF63Y' title='90. le portrait de Dorian Gray'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/952284480163517822/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/09/90-le-portrait-de-dorian-gray.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/952284480163517822'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/952284480163517822'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/09/90-le-portrait-de-dorian-gray.html' title='90. le portrait de Dorian Gray'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-A8bNsOPy208/TnBWW4V8xVI/AAAAAAAABCo/kLIa5rUwYmc/s72-c/d459b69be308127ebcbb02cc45b08a7bc19cec9e_m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-6260722723932775371</id><published>2011-09-12T10:19:00.000-07:00</published><updated>2011-09-12T10:30:42.998-07:00</updated><title type='text'>91. l'instant vertigineux</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-sK8DRHSMvgU/Tm5BsXHanII/AAAAAAAABCg/lnhkLyCqECw/s1600/e4402375976dd7f7d993d509a83fb51b5bc5f346_m.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5651526812771720322" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-sK8DRHSMvgU/Tm5BsXHanII/AAAAAAAABCg/lnhkLyCqECw/s400/e4402375976dd7f7d993d509a83fb51b5bc5f346_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je n'écris plus pour toi, parce que bien des choses ont changées. Tu es toujours omni-présente, chaque matin, la cicatrice béante au milieu de la gorge, je fume pour oublier. Dans cette maison du bout du monde qu'on a bâtie tous deux à flanc de passé, je me suis rongé les sangs bien des fois. J'ai tourné en rond de la cave au grenier, à présent que tout change encore j'y retourne, je déterre de vieux souvenirs, j'enlève la poussière sur les cadres qu'on a accroché aux murs par mégarde, un instant d'autrefois que j'exécutais en me croyant heureux. J'écoute de vieilles musiques de toi, des vieux morceaux, la blessure béante et tout ça, celle qui me fais boire pour oublier. Et jamais je ne cesse de retourner mes désirs, mes frustrations dans mon crâne qui tourne à mille à l'heure, ça fait mal, ça brûle, j'ai beau me détruire pour aimer je ne sais plus ce que ça fait ce remplissage. Et l'oiseau usé aux ailes déchirées que je suis ne pourra jamais retrouver la splendeur des aigles, il ne retourna jamais au nid, je suis le martyr de mes propres démons, le serpent se mordant la queue, tout est de ma faute, je n'en ai que trop conscience. Les mots de Mickey ne me font plus rien, tes dessins archaïques sont depuis longtemps au feu, tes souvenirs resplendissent, un éclair dans le lointain, le soleil qui brille le lendemain, le jour nouveau, les promesses, au cul! Je me complais dans mon malheur, dans cette destruction incessante, dans ce brouhaha d'idées, ce vacarme, tu le vois comme je l'aime mon monde? Il est beau, il est élégant, c'est un dandy d'un nouveau genre face à la pute aux cuisses écartées d'en-face. Mais dans cette maison je suis revenu quand même, comme on revient de tout. Je t'ai aimé pour rouvrir la blessure à nouveau, j'ai jeté ta nouvelle adresse au feu pour ne plus te poursuivre. à présent je caresse ta joue d'une texture nouvelle, la regrettée joue que je ne peux toucher, le solide ne touche jamais l'air ambiant si tu veux tout savoir. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-6260722723932775371?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.aufildemeslectures.net/?au=1' title='91. l&apos;instant vertigineux'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/6260722723932775371/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/09/91-linstant-vertigineux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/6260722723932775371'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/6260722723932775371'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/09/91-linstant-vertigineux.html' title='91. l&apos;instant vertigineux'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-sK8DRHSMvgU/Tm5BsXHanII/AAAAAAAABCg/lnhkLyCqECw/s72-c/e4402375976dd7f7d993d509a83fb51b5bc5f346_m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-1361675777787851174</id><published>2011-08-24T07:25:00.000-07:00</published><updated>2011-08-24T07:39:47.667-07:00</updated><title type='text'>92. l'art(iste)</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-kYdFczdCiSI/TlUNJZEkx1I/AAAAAAAABCY/t3a7ChrYYAE/s1600/happy-birthday-shauna-copy.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 397px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5644432162978842450" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-kYdFczdCiSI/TlUNJZEkx1I/AAAAAAAABCY/t3a7ChrYYAE/s400/happy-birthday-shauna-copy.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;L’absurdité du présent intérieur, elle joue avec ses poupées sur la toile, s’amuse à couper le sexe humain pour le remplacer par ses jouets. Le sac enveloppant les courses devient la prison dans laquelle l’enfant s’étouffe. Indubitablement, elle devient marginale, elle fait froid dans le dos la sauvageonne mais moi je l’aime bien. Je la laisse faire ses petits dessins, sa fille est devenue la mère, la mère la fille. Elles recréent le monde toutes les deux, ensemble, la fille en tant que modèle, la mère peintre. C’est toute la culpabilité d’une enfance non-désirée, il ne fallait pas le dire, voilà, c’est dit, elle étouffe. L’ennui ennemi a fini sa course, maintenant c’est le cœur à l’explose pour vaincre le champ des possibles. S’amuser encore à greffer l’étrange, l’irréel, pour rompre la chaîne du temps. Le travail n’est plus routine, la routine n’est plus que du travail. L’horrible enfance est passée, le jeu des adultes sexués commence. Il faudra bien lui dire un jour que je l’aime pour ce qu’elle est, marions-nous, ayons des gosses, mourrons, et renaissons à nouveau. In utero, on sera directement emballés dans nos consommations d’adultes, on en ressortira déjà grand, le monde aura changé, un soleil nouveau se lèvera sur la terre. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-1361675777787851174?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://jasonyarmosky.com/' title='92. l&apos;art(iste)'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/1361675777787851174/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/08/92-lartiste.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/1361675777787851174'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/1361675777787851174'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/08/92-lartiste.html' title='92. l&apos;art(iste)'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-kYdFczdCiSI/TlUNJZEkx1I/AAAAAAAABCY/t3a7ChrYYAE/s72-c/happy-birthday-shauna-copy.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-3483285809157223621</id><published>2011-08-19T07:37:00.000-07:00</published><updated>2011-08-19T08:07:21.840-07:00</updated><title type='text'>93. Ex.</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-om17XTDni08/Tk576EgppKI/AAAAAAAABCI/tKjbHel01X8/s1600/d%25C3%25A9bris%2Bde%2Btoi.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 310px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5642583620715127970" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-om17XTDni08/Tk576EgppKI/AAAAAAAABCI/tKjbHel01X8/s400/d%25C3%25A9bris%2Bde%2Btoi.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;C'était une question intéressante, et elle la posait en regardant les yeux sombres de son interlocuteur pour y déceler une part de vérité mystérieuse: "et vous, quel président aimeriez-vous en 2012?". Il n'était pas moins décontenancé par ses lèvres charnues qui brillaient, deux joyaux qu'on avait abandonné par mégarde sur la table. Ses mains posées à plat sur le tissu de la nape froissée. En quelques secondes il émit une réponse bref et concise: robin des bois. Elle s'inclina alors, ses lèvres se transformèrent en un sourire étrange, à mesure qu'ils se mettaient à parler, une tension sexuelle émanait de leur discussion. à la fin ils ne savaient plus quoi dire, il lui avait sorti un discours sur sa génération qui ne croyait plus en rien, élevée au robin qu'ils ne connaissaient plus, elle avait rétorqué que ce pays n'était pas si mal, d'autres étaient bien pires, avec des pires situations. Après un débat sur l'économie ils se mirent en marche tous les deux, quittant le bar où ils étaient attablés pour les couloirs de l'hôtel, il ne se rappelait plus très bien comment ça avait commencé toute cette histoire, c'était peut-être la première qui l'avait embrassé...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-3483285809157223621?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Errol_Flynn' title='93. Ex.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/3483285809157223621/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/08/93-ex.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/3483285809157223621'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/3483285809157223621'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/08/93-ex.html' title='93. Ex.'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-om17XTDni08/Tk576EgppKI/AAAAAAAABCI/tKjbHel01X8/s72-c/d%25C3%25A9bris%2Bde%2Btoi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-3707447615535697018</id><published>2011-08-15T02:56:00.000-07:00</published><updated>2011-08-15T05:27:51.454-07:00</updated><title type='text'>94. Armageddon</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-1xvqCHmKBag/TkjwQyzZ6AI/AAAAAAAABB4/_gocsXftIRY/s1600/vador.bmp"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5641022704587499522" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-1xvqCHmKBag/TkjwQyzZ6AI/AAAAAAAABB4/_gocsXftIRY/s400/vador.bmp" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;J'étais dans les dramas, j'avais envie de rien, assis sur le canapé à regarder le temps au dehors qui filait. Le congé passait trop vite, la pluie stagnait, le froid rentrait. J'avais trop fumé, avalé quatre cafés depuis le réveil, mes paupières me brûlaient, mon oeil se faisait lourd. Pour changer; trop de sommeil en retard. Tim Burton me navrait chaque jour un peu plus. Mes lunettes de soleil ne m'allaient plus. Le pétard de la veille ramolissait dans le cendrier, l'excuse à la con de Magalie traînait sur la table basse au milieu des déchets, des emballages éventrés, de la cocaïne de Michael laissé là par mégarde. Plus tard dans la nuit, allongé dans mon lit à fumer sans trouver le sommeil, je repensais à la mort: &lt;em&gt;"Il jouait du piano la nuit, des vieux airs qu'on retrace dans l'air avec un peu de goudron sur les plumes pour se faire croire qu'on était complice du meurtre. Les volets fermés, la porte grande ouverte pour laisser filer l'air. Il jouait à l'aveuglette, c'est à dire en fermant les yeux, du bout des doigts." &lt;/em&gt;Encore après, j'ai regardé par la fenêtre au travers du balcon les prostituées qui jouaient dans la rue, les démons qui galopaient ça et là, un bus coupant la nuit en deux dans la fraîcheur, la vie ressemblait à l'intérieur de son bus, l'hégémonie de la mixité, parfois du vide. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-3707447615535697018?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=QJtV2ubxU4E' title='94. Armageddon'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/3707447615535697018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/08/94-armageddon.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/3707447615535697018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/3707447615535697018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/08/94-armageddon.html' title='94. Armageddon'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-1xvqCHmKBag/TkjwQyzZ6AI/AAAAAAAABB4/_gocsXftIRY/s72-c/vador.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-6993602724511262673</id><published>2011-08-07T01:39:00.000-07:00</published><updated>2011-08-07T01:44:59.305-07:00</updated><title type='text'>95. Ionesco, journal en miettes</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-FsdQrQv-jmw/Tj5P3CenckI/AAAAAAAABBw/9jp6_BE7bD4/s1600/dghdRiLocnvr1zv5n0s5VeL1o1_400.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 362px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5638031590491124290" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-FsdQrQv-jmw/Tj5P3CenckI/AAAAAAAABBw/9jp6_BE7bD4/s400/dghdRiLocnvr1zv5n0s5VeL1o1_400.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Je suis partagé entre les regrets et les remords. Il faut se décider, il faut choisir entre les regrets et les remords. On ne peut supporter deux choses à la fois. Le remords: je me sens coupable d’avoir fait du tort aux autres. Regrets: je me sens coupable d’avoir fait du tort à moi-même. J’abandonne les regrets pour les remords, puis les remords pour les regrets. C’est cela être emmuré, c’est cela la prison. Le matin, ce sont les regrets. Dès que la nuit tombe, voici les remords. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-6993602724511262673?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=H9J1w7ywuhY' title='95. Ionesco, journal en miettes'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/6993602724511262673/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/08/95-ionesco-journal-en-miettes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/6993602724511262673'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/6993602724511262673'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/08/95-ionesco-journal-en-miettes.html' title='95. Ionesco, journal en miettes'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-FsdQrQv-jmw/Tj5P3CenckI/AAAAAAAABBw/9jp6_BE7bD4/s72-c/dghdRiLocnvr1zv5n0s5VeL1o1_400.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-4755186021378729461</id><published>2011-08-06T02:06:00.000-07:00</published><updated>2011-08-07T01:45:25.672-07:00</updated><title type='text'>96. it's really like you</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-bRmUoZbkWtQ/Tj0F2p_VpjI/AAAAAAAABBo/1pF61BZsuFg/s1600/clip.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 393px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5637668745080317490" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-bRmUoZbkWtQ/Tj0F2p_VpjI/AAAAAAAABBo/1pF61BZsuFg/s400/clip.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les musiques fatales qui se ressemblent toutes, le même air, les mêmes accords, à peu près les mêmes paroles. Elle me chuchotait à l'oreille en me tenant par les hanches disant mon amour mon amour sur la plage à en mourir mon lapin je t'aime roudoudou... Y'a le cri des enfants la nuit, les tristesses du lendemain, l'ennui à en mourir d'avance. 21 jours peut-être. Choisir son paragraphe avec soin, écrire jusqu'à l'épuisement. Un nouveau roman un nouveau roman un nouveau roman. Les seins de l'autre se trimballant sous la lune à minuit, le parlé d'une autre langue, du latin? non de l'espagnol qu'on croirait cubain. Un cigare aux lèvres, un dessin-animé dans la poche, l'adresse du club latino de la rue la moins connue de Michelet mais la recette d'une choucroute en guise de fête. J'ai toujours choisi avec soin mes dernières hypothèses, ce monde est surréaliste à fond quand on y pense avec douceur et sensibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-4755186021378729461?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://cweben.free.fr/florilege/ferre-armes/' title='96. it&apos;s really like you'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/4755186021378729461/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/08/96.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4755186021378729461'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4755186021378729461'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/08/96.html' title='96. it&apos;s really like you'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-bRmUoZbkWtQ/Tj0F2p_VpjI/AAAAAAAABBo/1pF61BZsuFg/s72-c/clip.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-5846241389797975523</id><published>2011-08-06T00:31:00.000-07:00</published><updated>2011-08-06T02:05:25.784-07:00</updated><title type='text'>97. If I Were A Rich Man</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-xN136O5i5qU/Tj0DyQtt3OI/AAAAAAAABBg/t8OIliKii5s/s1600/boham%2Bcarter4.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 321px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5637666470552788194" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-xN136O5i5qU/Tj0DyQtt3OI/AAAAAAAABBg/t8OIliKii5s/s400/boham%2Bcarter4.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;La démarche légèrement teintée de désespoir, c'est à dire les épaules abattues, comme si elle portait le poids du monde entier sur son dos, elle remonta la rue de la soif. Par dépit, elle songeait souvent à se laisser tenter de rentrer dans l'un de ses restaurants, demandant un plat chaud fait de poissons pour la plupart. Elle n'avait malheureusement plus assez d'argent, alors venait le cafard, l'envie d'en finir d'un coup comme ça, se jeter du huitième étage (si dans cette foutue ville ça existe) ou un bol entier de pilules. Y'avait aussi la pendaison. Se jeter sous les roues d'un engin. Mille manières différentes d'en finir. Mais ce qui la tenait envie c'était le roman de la peur, un livre de 1800 pages reliées entre elles par du fil, dos plié, couverture semblable à du carton. Ce livre, elle l'avait bientôt fini, elle voulait déjà le relire. C'était comme si l'auteur avait enfin pu la comprendre dans toutes ses années de galère à balayer dans le moindre coin de la ville. Elle avait mal de partout, ne connaissait ni les grasses matinées ni les congés. Les vacances, c'était pas pour elle tout simplement. Il y'avait le livre, un point c'est tout. Le loyer à payer aussi. Les courses. S'occuper des enfants, pas un instant à elle. Les rumeurs de ses fils, d'ignobles assassins coureurs de jupons qu'elle avait délaissés parvenait parfois jusqu'à elle, elle faisait la sourde oreille, se replongeant dans sa lecture. Et Sonia qui revenait en boîtant, la mine déconfite, les paupières cernées de la nuit passée. Elle venait embrasser sa mère avant de se coucher aux aurores, sentant encore cette maudite odeur de sperme, de sang, d'alcool et de tabac froid qu'on chasse à renfort de parfum bon marché. Mais le livre, ah le livre, toujours le livre. Et un jour elle atteignit la dernière page, elle comprit qu'elle avait fait fausse route. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-5846241389797975523?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=244Str11YNA&amp;feature=fvst' title='97. If I Were A Rich Man'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/5846241389797975523/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/08/97-if-i-were-rich-man.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5846241389797975523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5846241389797975523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/08/97-if-i-were-rich-man.html' title='97. If I Were A Rich Man'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-xN136O5i5qU/Tj0DyQtt3OI/AAAAAAAABBg/t8OIliKii5s/s72-c/boham%2Bcarter4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-760801138028110395</id><published>2011-07-09T09:15:00.000-07:00</published><updated>2011-07-09T09:25:03.134-07:00</updated><title type='text'>98. le dernier stade de la soif, Frederic Exley</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-kKPB9L6KH90/ThiA13QwTOI/AAAAAAAABBY/1LilYmsdMgc/s1600/collants.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5627389397255081186" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-kKPB9L6KH90/ThiA13QwTOI/AAAAAAAABBY/1LilYmsdMgc/s400/collants.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Il me demanda: "Qu'est-ce que vous voulez faire?" Dans ce &lt;em&gt;faire&lt;/em&gt;, il y avait cet exécrable malaise qu'était devenu ma vie. "Oh, vous ne savez pas?" répondis-je avec une ironie féroce. "Vraiment? Je veux un destin à la hauteur de mes rêves! Comme le Dieu de Michel-Ange tendant la main vers Adam. Je veux traverser les temps et enfoncer mes doigts graisseux dans la postérité! Ce que je veux? Eh bien, qu'est-ce que je ne désire pas! Je veux &lt;em&gt;ça&lt;/em&gt;, et puis &lt;em&gt;ça&lt;/em&gt;, je veux, enfin,&lt;em&gt; tout&lt;/em&gt;!"&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-760801138028110395?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=EM6rZJlD_8E' title='98. le dernier stade de la soif, Frederic Exley'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/760801138028110395/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/07/98-le-dernier-stade-de-la-soif-frederic.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/760801138028110395'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/760801138028110395'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/07/98-le-dernier-stade-de-la-soif-frederic.html' title='98. le dernier stade de la soif, Frederic Exley'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-kKPB9L6KH90/ThiA13QwTOI/AAAAAAAABBY/1LilYmsdMgc/s72-c/collants.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-1125368249159015913</id><published>2011-06-22T09:26:00.000-07:00</published><updated>2011-06-22T09:37:54.313-07:00</updated><title type='text'>99. Synthèse symétrique</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-WgneZTfuaxE/TgIaWjtYhUI/AAAAAAAABBQ/51IMgea49yQ/s1600/wonder%2Bwoman.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 291px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5621084259756836162" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-WgneZTfuaxE/TgIaWjtYhUI/AAAAAAAABBQ/51IMgea49yQ/s400/wonder%2Bwoman.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Me suis perdu reconnais pas, j'écris plus du tout depuis... non en fait c'est faux, j'ai rédigé bien des menus, quelques lettres d'adieux, des mails d'injures, et je suis toujours là; je suis de la mauvaise herbe de celle qui vous colle au cul en finissant par vous gratter jusqu'au sang. On aimerait que ça s'arrête, mais je suis comme l'amour dans les livres de Garcia-Marquez: éternel. Il me reste encore du vin mais très peu de temps, mais le temps c'est quoi si ce n'est une bande usée qui s'enroule à l'infini? J'ai envie de danser, je le peux très bien, là maintenant tout de suite s'il le faut. J'ai fortement besoin de croire aussi ces vieux dictons d'autrefois, croire que tout est possible, même l'invasion d'une choucroute de la mer par des brocolis mutants au-dessous d'une tête blonde qui rira aux éclats des conneries de son père, ça n'a que trop duré me dirais-je en faisant l'amour une dernière fois à ma femme. Je m'en irai le chapeau à la main, aidé d'une canne, dans mon dernier costume, il me suffira de remonter la rue en disant simplement aurevoirs à toutes les vieilles chattes aigries du quartier, un sourire planté en-dessous de ma moustache racornie d'un siècle dépassé. Je peux très bien rêver, même facilement, je n'ai fait que ça de toute ma vie, mais des projets je n'en aurai plus si ce n'est cette maîtrise totale de ce que je dis, ce que je pense, ce que je veux, ce que je peux. Je n'ai pas fini de mourir, d'enterrer le monde, de boire de fumer et puis de cracher sur tout ce qui bouge en urinant le sexe fièrement dressé sur toutes les têtes pensantes du pays ou d'ailleurs. Je ne suis pas de ceux. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-1125368249159015913?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=NFyiWwi3UD8' title='99. Synthèse symétrique'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/1125368249159015913/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/06/99-synthese-symetrique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/1125368249159015913'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/1125368249159015913'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/06/99-synthese-symetrique.html' title='99. Synthèse symétrique'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-WgneZTfuaxE/TgIaWjtYhUI/AAAAAAAABBQ/51IMgea49yQ/s72-c/wonder%2Bwoman.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-1774405239501579941</id><published>2011-06-18T17:45:00.001-07:00</published><updated>2011-06-21T14:54:31.972-07:00</updated><title type='text'>100. M le maudit était un bon film</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-2acO_V4XJLU/TgETBaMtJ8I/AAAAAAAABBI/9bRuw5DIPF8/s1600/devilsrejects.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 271px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5620794724868499394" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-2acO_V4XJLU/TgETBaMtJ8I/AAAAAAAABBI/9bRuw5DIPF8/s400/devilsrejects.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;J'ai l'âme mélancolique et le regard fuyant, je suis austère. Je m'ennuie dans vos soirées, je bois plus que de raisons, je me soûle de vos mots ingras. Je n'aime pas vos musiques. Je m'aime pas moi-même, c'est dire. Il y a aussi tous ces romans dans lesquels je me plonge en attendant vos discussions fictives, j'attends dans les parcs à la tombée de la nuit, j'écoute d'autres mots, certains plus intelligents encore, mais en retenue de ce qu'on a sur le coeur, dans le corps, tout au fond de nous. Ce qui nous rend homme, ou femme, c'est selon. Puis merde, j'ai pas envie d'écouter, je n'ai plus envie d'écouter, je ne sais même plus si j'ai encore envie de parler ou même d'écrire, on verra ça dans une autre vie, même dans toutes les autres d'ailleurs, je m'en vais dès ce soir rejoindre vos soupçons, ne me remerciez plus. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-1774405239501579941?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=2HqwaPsIANQ' title='100. M le maudit était un bon film'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/1774405239501579941/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/06/100.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/1774405239501579941'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/1774405239501579941'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/06/100.html' title='100. M le maudit était un bon film'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-2acO_V4XJLU/TgETBaMtJ8I/AAAAAAAABBI/9bRuw5DIPF8/s72-c/devilsrejects.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-592448164096733353</id><published>2011-06-18T16:22:00.000-07:00</published><updated>2011-06-18T17:43:24.820-07:00</updated><title type='text'>101. autopsie d'un personnage navrant</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-N4mop7FPmjU/Tf1FxwTV3kI/AAAAAAAABBA/NbZziQNlHbs/s1600/coffee%2Band%2Bcigarets1.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 211px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5619724631110180418" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-N4mop7FPmjU/Tf1FxwTV3kI/AAAAAAAABBA/NbZziQNlHbs/s400/coffee%2Band%2Bcigarets1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;L'homme en lunettes noire et costume de scène prend place en face de moi, juste avant il a jeté sur la table d'opération - une table de troquet comme il en existe des centaines - ses clopes, ses clefs, un miroir de poche mais aussi une étrange statuette ridicule, les derniers vestiges de sa vie. l'interview commence alors. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Bonjour monsieur O. tout d'abord comment vous décririez-vous en moins de dix mots? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Le vieil homme qui lisait des romans d'amour. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Comment vous sentez-vous?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Avec le nez. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;C'est votre réponse? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Vous en voulez une meilleure? &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Euh...oui?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Like a rolling stone. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Ok. Parlons un peu de votre art, en quoi consiste-t-il?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;J'essaye d'exploiter le système humain au maximum dans un but novateur et frapadingue afin de séduire le public; avec des mots ou non. Je suis un prestigidateur. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Un poète?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;On peut dire ça comme ça. Je suis ma propre méduse. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Vous êtes votre propre public? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;On est toujours son propre public. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Comment vous voyez-vous à l'avenir? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Mort en ayant vécu. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Un mot pour vos fans? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Métempsychose. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Un autre? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Poutre. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Comment gérez-vous votre vie de star? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;En ayant donné mon âme au diable, je fume, je bois, je pisse, j'éjacule. Je ne dors plus, dormir c'est une perte de temps, une perte de création, les dormeurs n'ont jamais fait des mythes...&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;et les rêveurs? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;les rêveurs ont toujours fait de bonnes épaves. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Vous vous voyez donc en gagnant? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Non, je me vois en moi-même. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Peut-on évoquer une partie de votre passé...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Non, Catégorique. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Alors votre but dans l'avenir? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Réaliser, créer, vivre, continuer. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Quelle est votre oeuvre la plus marquante? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Celle que je n'ai pas encore écrite. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Quel sera votre avenir, celui de demain?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Continuer à pourir. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;hors antenne: vous savez que vous n'êtes pas facile à interviewer monsieur O.? &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Je suis infranchissable, n'ayez plus peur des mots, c'est celà qui vous paralyse. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-592448164096733353?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=EkqczsLZd1I' title='101. autopsie d&apos;un personnage navrant'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/592448164096733353/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/06/101-autopsie-dun-personnage-navrant.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/592448164096733353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/592448164096733353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/06/101-autopsie-dun-personnage-navrant.html' title='101. autopsie d&apos;un personnage navrant'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-N4mop7FPmjU/Tf1FxwTV3kI/AAAAAAAABBA/NbZziQNlHbs/s72-c/coffee%2Band%2Bcigarets1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-5609601674393533565</id><published>2011-06-06T09:59:00.001-07:00</published><updated>2011-06-06T10:02:00.101-07:00</updated><title type='text'>102. l'usage du monde</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-2vZuwM91nKE/Te0Hl1IPQDI/AAAAAAAABA4/tq4_e1hEAmw/s1600/1292608741.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 267px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615152656899063858" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-2vZuwM91nKE/Te0Hl1IPQDI/AAAAAAAABA4/tq4_e1hEAmw/s400/1292608741.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Le palais du mendiant&lt;br /&gt;C’est l’ombre des nuages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les projets des souris et des hommes parfois n’aboutissent pas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;Nicolas Bouvier&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-5609601674393533565?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=KmtZZsWr9ik' title='102. l&apos;usage du monde'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/5609601674393533565/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/06/102-lusage-du-monde.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5609601674393533565'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5609601674393533565'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/06/102-lusage-du-monde.html' title='102. l&apos;usage du monde'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-2vZuwM91nKE/Te0Hl1IPQDI/AAAAAAAABA4/tq4_e1hEAmw/s72-c/1292608741.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-6680399760810965712</id><published>2011-06-06T09:26:00.001-07:00</published><updated>2011-06-06T09:37:04.783-07:00</updated><title type='text'>103. les petites illusions font les grands ennemis</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-6gmDcFiFqTA/Te0CJ3_egII/AAAAAAAABAo/bmLZdga4bJo/s1600/ch%2Bmelon%2Bet%2Bbo%2Bde%2Bcuir.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 225px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-6gmDcFiFqTA/Te0CJ3_egII/AAAAAAAABAo/bmLZdga4bJo/s400/ch%2Bmelon%2Bet%2Bbo%2Bde%2Bcuir.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615146679073144962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Hier j'étais dans les limbes, cette espèce de boîte branchée à la mode ou quelques gamines péroxydées viennent s'agiter dans l'espoir de se faire troncher juste après. Mauvais whisky et interdiction de fumer, sueur rance, que demander de mieux? J'écoutais des sons saturés, des airs rock javellisés, des morceaux hybrides frisant l'incontinence verbale, c'est à dire une phrase qui sauve le reste, passée en boucle. Dans notre société de consommateurs avertis ou non, sièges et tables n'existent plus, il faut s'user à la chaîne, on pousse tout le monde sur la piste de danse, si tu peux aussi oublier plusieurs billets en pleurant sur la barmaid bien trop bonne pour le pauvre nabab que tu es, c'est mieux. Alors la part animale se déchaîne, on saute de jeunes vierges sodomites dans le noir en priant qu'elle ne remarque pas une fois que la lumière est revenue à quel point l'être humain est laid, que ce viol consenti n'en est pas un, que tout est illusion. On reprend route, on se couche dans les draps moisis de la veille avec cette odeur de cyprine qui galope de l'entre-cuisse jusqu'à tes doigts la tête remplie de souvenirs de oh! et de ah! Mick Jagger est bien mort, son fantôme s'agite lentement sous ton nez, on a démembré son cadavre pour l'exposer dans tous les médias, sur la terre comme au ciel flotte encore dans l'air les vieilles molécules radioactives du matin: nous sommes les véritables enfants de l'atome, ne vous trompez plus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-6680399760810965712?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=DiBVUulE_wo&amp;feature=fvst' title='103. les petites illusions font les grands ennemis'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/6680399760810965712/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/06/103-les-petites-illusions-font-les.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/6680399760810965712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/6680399760810965712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/06/103-les-petites-illusions-font-les.html' title='103. les petites illusions font les grands ennemis'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-6gmDcFiFqTA/Te0CJ3_egII/AAAAAAAABAo/bmLZdga4bJo/s72-c/ch%2Bmelon%2Bet%2Bbo%2Bde%2Bcuir.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-6161407391470225301</id><published>2011-06-05T07:16:00.000-07:00</published><updated>2011-06-05T07:24:50.384-07:00</updated><title type='text'>104. citons</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-JbxtOXi4IIU/TeuRoprVkfI/AAAAAAAABAg/oxbcbzgfpWc/s1600/coraline-gaiman.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-JbxtOXi4IIU/TeuRoprVkfI/AAAAAAAABAg/oxbcbzgfpWc/s400/coraline-gaiman.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614741488015872498" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Quand on lit trop vite ou trop doucement, on n’entend rien. Pascal.&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-6161407391470225301?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=GvznPs5njtY' title='104. citons'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/6161407391470225301/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/06/104-citons.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/6161407391470225301'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/6161407391470225301'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/06/104-citons.html' title='104. citons'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-JbxtOXi4IIU/TeuRoprVkfI/AAAAAAAABAg/oxbcbzgfpWc/s72-c/coraline-gaiman.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-5650479597640495101</id><published>2011-06-05T06:43:00.000-07:00</published><updated>2011-06-05T07:12:28.803-07:00</updated><title type='text'>105. les deux hommes</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-Hmbf9NiR1-U/TeuOtdJaAVI/AAAAAAAABAY/AX9J-5vZBkw/s1600/boham%2Bcarter.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 354px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614738272016793938" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-Hmbf9NiR1-U/TeuOtdJaAVI/AAAAAAAABAY/AX9J-5vZBkw/s400/boham%2Bcarter.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le dimanche, Jean jouait au foot. Il aimait la dépense d'énergie, les muscles qui se soumettent à l'effort, le développement de son corps mais aussi cette vanne qui s'ouvrait dans son esprit, qui le canalisait, lui qui avait un tempérament de feu, il fallait bien le dire. Il venait d'emmenager avec Cynthia, son esprit s'évadait sous des montagnes de responsabilités, alors il fallait répondre à tel message, remplir ce formulaire, payer les dettes de cette foutue maison qu'il avait voulu, pour lui faire plaisir, au plus près des racines familiales de sa femme. Et puis, ce nouvel environnement, lui ouvrait la possibilité d'un foot en commun avec toutes les personnes du quartier, c'est à dire des voisins aussi bien que des amateurs attentionnés de l'autre bout de la ville qui venait se disputer la balle. L'ambiance était bon enfant au début, sans prise de tête. On venait pour s'amuser, se détendre, rien d'autre. Ces certitudes s'écroulèrent le neuvième jour quand, au détour d'une visite, il aperçut un homme au regard perdu, grand, brun et sec. D'allure basané, l'étrange individu scrutait Jean avec attention, il ne tarda pas à comprendre qu'il s'agissait de l'ancien amant de sa femme et tout au fond de lui à lui vouer une haine viscérale. L'autre s'appelait Adam, le Premier Homme, il était encore amoureux au fond de lui, c'en était certain. Jusqu'à la semaine dernière ils s'ignoraient en bonne et due forme, leur confrontation s'exerçait qu'en dehors du terrain, au moment de se dire aurevoir, lui le supporter saluant l'équipe, les deux hommes dans une poignée de main, se jaugeant l'un et l'autre. Ce soir-là, Adam prit position dans les vestiaires à la mi-temps, il prit place en face de Jean et tous les deux se parlèrent avec la plus grande franchise du monde. ce qui a pu se dire ce jour-là reste encore dans la confidence, dieu seul sait de quoi il s'agit, mais Jean se conforma peu à peu à de petites confidences sur sa femme, il s'habitua d'entendre ce qui se disait sur sa femme, avant, celle d'avant, celle qu'elle était toujours sous cette couche de bonne famille. et en grattant bien, il pu remettre à jour la vilaine, hors cette histoire ne prend pas fin là, elle se poursuit encore sur le terrain inexploré, sur des gazons fraîchement tondus jusque dans vos maisons, elle envahit tout, telle une marée noire galopante sur un petit village, le rasant de tout. Cette histoire a détruit des familles entières. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-5650479597640495101?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=09yrru1ny-8' title='105. les deux hommes'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/5650479597640495101/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/06/105-les-deux-hommes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5650479597640495101'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5650479597640495101'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/06/105-les-deux-hommes.html' title='105. les deux hommes'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-Hmbf9NiR1-U/TeuOtdJaAVI/AAAAAAAABAY/AX9J-5vZBkw/s72-c/boham%2Bcarter.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-5168550829987712274</id><published>2011-06-02T03:01:00.000-07:00</published><updated>2011-06-02T03:16:37.488-07:00</updated><title type='text'>106. mélancolique aigue</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-48Np_NYQHfs/TediY_EI1-I/AAAAAAAABAM/BiB0xxmvIqk/s1600/devon_aoki_3.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 300px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5613563641925785570" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-48Np_NYQHfs/TediY_EI1-I/AAAAAAAABAM/BiB0xxmvIqk/s400/devon_aoki_3.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;T'avais imaginé ton petit spectacle de clown, tes galeries finement diaboliques pleines de pièges, des expos à tout va pour finir dans les bras du monde, une petite musique classique en intro, peut-être un air de piano mélancolique qui planerait sur l'assistance comme le jambon peut se figer en remplissant les banquets. Au menu il y avait des petits fours, du champagne, quelques légumes bio. Un film devait passer à 23h, avec un documentaire retraçant ta vie de merde juste avant "S. est né dans cet espace-là, il reviendra en mai dix ans plus tard pour se faire autant chier, pour céder à l'ennui il décide de devenir dieu" le film suivant sera le tien, le tien oui, quelques caméras gesticulantes sur des plaies usées, un jeu d'acteur pourri jusqu'à la lie servi par de jeunes smicardes en talons hauts que tu as sauté juste avant le tournage en te donnant un air césarien. Tu sais sauver les gens, mais sauras-tu te sauver toi-même? j'en doute...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-CNh2P7tpuY0/TediRzbc1nI/AAAAAAAABAE/h-FWWyMX--E/s1600/devon_aoki_daiwenqingmu_48.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 315px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5613563518543255154" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-CNh2P7tpuY0/TediRzbc1nI/AAAAAAAABAE/h-FWWyMX--E/s400/devon_aoki_daiwenqingmu_48.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Espèce de pompier du dixième art, je te revois figé dans l'instant, ton petit film de merde avec quelques répliques justes quand l'autre, se replaçant une mèche, clame devant l'écran comme s'il s'agissait de miroir "je suis la plus insupportable des femmes, je suis pierrot lunaire aussi" des délices dans la gueule puante d'un crocodile, ai-je confié à celle qui m'assistais et ne m'assisteras plus, je suis usé jusqu'à la corde, je vais bientôt tomber, je me fige aussi, puisque tout se fige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-rggcAW4d7Vc/TediE7fJ65I/AAAAAAAAA_8/73YcWOwg-H0/s1600/devon-aoki-i-d-magazine-june-2.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 259px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5613563297367976850" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-rggcAW4d7Vc/TediE7fJ65I/AAAAAAAAA_8/73YcWOwg-H0/s400/devon-aoki-i-d-magazine-june-2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Puis ton château de cartes s'est effondré, tu l'avais monté si proche de la fenêtre que la finalité en fut logique, parfois je te revois, errant sans le sou, triste d'avoir cru à un rêve impossible, sais-tu que la renommé ne sont pas pour nous, les fils de pute? &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-5168550829987712274?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.terryrodgers.com/' title='106. mélancolique aigue'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/5168550829987712274/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/06/106-melancolique-aigue.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5168550829987712274'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5168550829987712274'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/06/106-melancolique-aigue.html' title='106. mélancolique aigue'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-48Np_NYQHfs/TediY_EI1-I/AAAAAAAABAM/BiB0xxmvIqk/s72-c/devon_aoki_3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-5627774427637658066</id><published>2011-06-01T09:09:00.000-07:00</published><updated>2011-06-01T09:15:27.634-07:00</updated><title type='text'>107. le livre de ma mère et de celle d'Albert Cohen</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-chKVSSBedVo/TeZlWqeGegI/AAAAAAAAA_0/bxV6VwlXlT4/s1600/devo.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 267px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5613285425595972098" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-chKVSSBedVo/TeZlWqeGegI/AAAAAAAAA_0/bxV6VwlXlT4/s400/devo.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Elle ne parle plus, celle qui parlait si gentiment. Elle est piteusement finie. On l’a ôtée de mes bras comme en rêve. Elle est morte pendant la guerre, en France occupée, tandis que j’étais à Londres. Tous ses espoirs de vieillesse auprès de moi pour en venir à cette fin, la peur des Allemands, l’étoile jaune, mon inoffensive, la honte dans la rue, la misère peut-être, et son fils loin d’elle. A-t-on su lui cacher qu’elle allait mourir et ne plus me revoir? Elle l’a tant répétée, dans ses lettres, cette joie du revoir. Paraît qu’il faut louer Dieu et Le remercier de Ses bienfaits. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-5627774427637658066?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.raycaesar.com/' title='107. le livre de ma mère et de celle d&apos;Albert Cohen'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/5627774427637658066/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/06/107-le-livre-de-ma-mere-et-de-celle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5627774427637658066'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5627774427637658066'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/06/107-le-livre-de-ma-mere-et-de-celle.html' title='107. le livre de ma mère et de celle d&apos;Albert Cohen'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-chKVSSBedVo/TeZlWqeGegI/AAAAAAAAA_0/bxV6VwlXlT4/s72-c/devo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-5128005469858798683</id><published>2011-05-31T14:01:00.000-07:00</published><updated>2011-05-31T14:10:06.397-07:00</updated><title type='text'>108. the event</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-9yhXzb03ejk/TeVZJpRyYzI/AAAAAAAAA_s/mzm6_kWdSzo/s1600/jada%2Bpinkett%2Bsmith.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 261px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5612990532821345074" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-9yhXzb03ejk/TeVZJpRyYzI/AAAAAAAAA_s/mzm6_kWdSzo/s400/jada%2Bpinkett%2Bsmith.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Elle est là tout près, alors elle est aussi là, toute proche de mon cerveau. De retour dans mes entrailles, la voici qui hurle plus belle la vie autour de mes veines prêtes à exploser. "Toute la journée je n'ai fait que penser à elle" n'oserais-je jamais me l'avouer, alors je l'écris pour le faire passer en douce. La pilule ainsi semble moins amer. Mes mains d'aujourd'hui sont défigurées par les coups de semonce de mes souvenirs contre les murs. Lancé à toute vitesse sur des routes trempées, masquant mes odeurs dans des cigarettes que je me promets tous les jours d'arrêter. La vie à grands frais. Elle est là, proche, dans les actualités c'est marqué ses heures de connection, je pourrais lui parler, je pourrais oui... Mais la voici redevenue distante, me voici redevenu fantôme, nous voici redevenus étrangers. Un instant j'ai failli rompre l'atome. Un instant seulement.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-5128005469858798683?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.patrickmoquet.com/' title='108. the event'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/5128005469858798683/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/05/108-event.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5128005469858798683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5128005469858798683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/05/108-event.html' title='108. the event'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-9yhXzb03ejk/TeVZJpRyYzI/AAAAAAAAA_s/mzm6_kWdSzo/s72-c/jada%2Bpinkett%2Bsmith.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-3886635720141138431</id><published>2011-05-29T10:45:00.000-07:00</published><updated>2011-05-29T10:57:51.400-07:00</updated><title type='text'>109. Hughette</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-JlkVh_EyUcA/TeKJCzFQM1I/AAAAAAAAA_k/ZgTwLxH8xsQ/s1600/det855p4-5.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 309px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5612198766822044498" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-JlkVh_EyUcA/TeKJCzFQM1I/AAAAAAAAA_k/ZgTwLxH8xsQ/s400/det855p4-5.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-q12gqn_ntqQ/TeKI4sgmToI/AAAAAAAAA_c/KTSuHwCthjc/s1600/det856p6-7.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 314px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5612198593258999426" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-q12gqn_ntqQ/TeKI4sgmToI/AAAAAAAAA_c/KTSuHwCthjc/s400/det856p6-7.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Ah mais oui c'est beau, elle pourra toujours me dire d'aller me faire foutre je galoperai dans un sens, chien fidèle au sortir d'une boîte à partouze qui en vient à pourlécher ses mégots, savez-vous monsieur/madame que le parti communiste... non il est trop tôt pour parler d'amour. Le consumérisme est l'opium du petit peuple, acheter plus pour gagner moins, faîtes confiance au capitalisme qui se trouve jusque dans le sexe des femmes! L'amour est une marque, autant que mes whisky différents, tout se consumme tout se consomme, nous sommes les moutons dociles de nos enfances que nous tentions de compter jusqu'à l'usure de la nuit glacée par manque de chauffage, la lucidité consiste à l'emprisonnement, l'embrigadement commence dès la maternelle, il nous faut acheter pour nous sentir vivant, il nous faut adorer pour acheter, il nous faut aimer pour se sentir libre bien qu'entravé de la tête au phallus. Nous sommes des bureaux d'archivage d'un passé révolu, nous sommes surréalistes au possible, nous ne sommes plus de ce monde mais bien de chez l'autre; l'aristocratie est votre nouvelle femme, que vous la trompez ou non, c'est du pareil au même, elle est une vieille putain jalouse de votre sang qui coule par intraveineuse dans des tubes moisis, elle est jalouse de vos pensées, elle est jalouse de ce qu'elle n'a pas. Cette vieille putain est dotée du troisième sexe qui bande mou pour mieux vous défoncer les orifices, mais ne voyez-vous pas que cette chimère bouffie n'a laissé de vous qu'une petite trace à l'avant d'un pare-brise sur la grande autoroute mondiale? &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-3886635720141138431?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.p0rno.org/index3.shtml' title='109. Hughette'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/3886635720141138431/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/05/109-hughette.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/3886635720141138431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/3886635720141138431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/05/109-hughette.html' title='109. Hughette'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-JlkVh_EyUcA/TeKJCzFQM1I/AAAAAAAAA_k/ZgTwLxH8xsQ/s72-c/det855p4-5.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-5952715236083608041</id><published>2011-05-28T16:01:00.000-07:00</published><updated>2011-05-28T16:19:35.682-07:00</updated><title type='text'>110. mes envies demeurent</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-IlF2d5HejX0/TeGC_bz1wYI/AAAAAAAAA_U/JzUCsOZe2d0/s1600/doctor%2Bwho.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 286px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5611910636988907906" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-IlF2d5HejX0/TeGC_bz1wYI/AAAAAAAAA_U/JzUCsOZe2d0/s400/doctor%2Bwho.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;J'attends vos angoisses, je les absorbe comme une éponge, la nuit je me couche dans votre soie que je brûle le lendemain matin avant de partir sous un soleil resplendissant d'un autre monde. J'emmerde les pétasses séculaires enveloppées dans du rose-qui-n'est-pas-rose, elles ressemblent toutes à des chamallows informes, c'est navrant cet esprit de mouton. Je vomis mes tripes après des whisky à sept euros pièces dans des fiestas infâmes loin de vous, de vos idoles, de vos corps meurtris par les souillures de la veille. J'étais moi aussi dans cette soirée, j'ai vu les femmes belles que je n'aurai jamais, j'ai senti de leur corps la chaleur démoniaque qui exultait. Je pleurais au fond de moi le manque de condescendance, mais savez-vous gentes personnes qu'avant j'étais aussi un démon? c'est surprenant, n'est-il pas? J'étais un démon pire encore que vos ex réuni(e)s, croyez-moi. Et maintenant j'erre les mains dans les poches ma sale gueule dans des soirées branchées de vos cerveaux débranchés en me disant que la vie fait bien son oeuvre à me punir de la sorte, je souffre, je pisse, je bois, j'éjacule... Vos soirées sont énormes, ridicules à souhait, vos discussions me navrent, je me désole de perdre mon temps de la sorte, je me rassure en me disant que la prochaine fois j'écouterais mon instinct, fuis, va t'en, sors de là. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-5952715236083608041?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=9TDq9QkU6cg' title='110. mes envies demeurent'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/5952715236083608041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/05/110-mes-envies-demeurent.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5952715236083608041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5952715236083608041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/05/110-mes-envies-demeurent.html' title='110. mes envies demeurent'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-IlF2d5HejX0/TeGC_bz1wYI/AAAAAAAAA_U/JzUCsOZe2d0/s72-c/doctor%2Bwho.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-785438841009173082</id><published>2011-05-20T07:04:00.000-07:00</published><updated>2011-05-20T07:10:00.557-07:00</updated><title type='text'>111. cancer de la peur</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-myj6xktNIEk/TdZ1QdW2aRI/AAAAAAAAA_M/6keqRmbTC4w/s1600/daily%2Bbugle.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 346px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5608799311555356946" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-myj6xktNIEk/TdZ1QdW2aRI/AAAAAAAAA_M/6keqRmbTC4w/s400/daily%2Bbugle.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;de la guerre, ne me remerciez pas. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-785438841009173082?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=rvrpjqI68yg' title='111. cancer de la peur'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/785438841009173082/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/05/111-cancer-de-la-peur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/785438841009173082'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/785438841009173082'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/05/111-cancer-de-la-peur.html' title='111. cancer de la peur'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-myj6xktNIEk/TdZ1QdW2aRI/AAAAAAAAA_M/6keqRmbTC4w/s72-c/daily%2Bbugle.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-7060856635661736453</id><published>2011-04-27T05:01:00.000-07:00</published><updated>2011-04-27T05:37:03.071-07:00</updated><title type='text'>112. mes prisons sont renouvellées</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-WDATC3S6t0Q/TbgN5pgm8lI/AAAAAAAAA_E/7igwCs0c9kA/s1600/e06c7b57364a06082f552726a163ad454e24571a_m.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 292px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5600241420681540178" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-WDATC3S6t0Q/TbgN5pgm8lI/AAAAAAAAA_E/7igwCs0c9kA/s400/e06c7b57364a06082f552726a163ad454e24571a_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Comme toujours je ne sais pas et j'hésite, je tourne en rond en avalant la fumée, je la recrache, je me ressers encore un whisky bien tassé dans un fauteuil bon marché qui traîne sur le balcon, j'attends que les longues minutes inquisitrices passent. J'ai un livre dans mes mains, mes lunettes par n'importe quel temps, je lis les préambules, les gros titres à caractère gras "histoire de mes assassins - l'île des revenants - 2666 - le coran". Y'a des nuages dans le ciel ma clope qui s'éteint, des jolies fesses sur mon balcon à ne plus savoir qu'en foutre. Je proclame ivre mort: "je suis un grand littérateur devant l'éternel!" à l'autre de s'excuser: "pardon? vous disiez?" elle reprend sa saine lecture de gare pour ne pas se permettre, se donner le droit, invoquer ma réponse je-m'en-foutiste. Je suis déprimé, ce monde me laisse froid, je quitte celui-ci pour les chimères du noir sur blanc. Calmement. Et comme personne ne répond je rentre à l'intérieur, je donne un coup de pied dans une boîte en carton posée à l'emplacement initial, paré pour être éjecté sur la lune. Mon chat est dressé en sentinelle bienveillante sur le rebord de ma chambre. Je lui ouvre, il se glisse à l'intérieur, se frotte à mes jambes tandis que des deux mains je fouille la bibliothèque familiale transportée là on ne sait pas trop comment. Je fouille de livre en livre, furieux, reprenant les pages annotées d'une voix forte: " L’inquiétante étrangeté provient de ce qui, secrètement, n’est que trop familier et donc, refoulé. Sigmund Freud. Si vous vouliez, pour vous je ne serais rien, ou qu’une trace. André Breton, Nadja. L’humour est la grande invention de l’esprit moderne. Paz." Alors c'est la sueur coulant le long du front, les envolées musicales de Beethoven aux Sex Pistols. Miaou fait le chat, que fais-tu? demande-t-elle, miaou dit-il encore, t'es fou ou quoi ronronne-t-elle en se frottant contre ma jambe. Et moi de continuer: "Le plus grand art nous ramène toujours à la vulnérabilité de l’existence humaine. Francis Bacon." Essouflé que suis-je tombe à la renverse et miaou et qu'est-ce qu'il t'arrive mon amour de chat? et aussi appelons l'ambulance, voix de chat à l'autre bout du combiné qu'on me passe "monsieur, êtes-vous conscient? dîtes-moi quelque chose si c'est le cas, n'importe quoi ou tentez de respirer fort." J'ai compris pensais-je à l'instant, en un éclair on me jette dans une ambulance sirène forte lancée à pleine vitesse alors que miaou la femme parmi les femmes me donne la patte. Je suis sur le point de mourir, les urgences, les transfrusions d'idées et de sang, le donneur d'organes, le refoulé psychiatrique, la petite demeure des derniers grands, la toute fin, le dernier souffle après une reprise du disque dur crashé; les mots fusent, le regard s'appaise, le goutte-à-goutte syndical. Smith vient me voir pour me donner du courage. Il me sert très fort la main, je crois qu'il me la broie. Il me traite de connard, m'engueule "je n'avais pas le choix, je l'aime, t'es un connard, t'étais censé être le méssie, tous nous sauver" et patate-i-et-patate-a. J'ai du sang qui coule dans mes veines encore alors je me repose, je ferme les yeux, je transcende les barrières, bientôt je me réveillerai, je vais expliquer ça calmement, c'est la fin du monde. Les paradis perdus. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-7060856635661736453?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=x9jqv8h5Uc4' title='112. mes prisons sont renouvellées'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/7060856635661736453/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/112-mes-prisons-sont-renouvellees.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7060856635661736453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7060856635661736453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/112-mes-prisons-sont-renouvellees.html' title='112. mes prisons sont renouvellées'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-WDATC3S6t0Q/TbgN5pgm8lI/AAAAAAAAA_E/7igwCs0c9kA/s72-c/e06c7b57364a06082f552726a163ad454e24571a_m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-5133514419138175535</id><published>2011-04-23T07:04:00.000-07:00</published><updated>2011-04-23T07:11:19.304-07:00</updated><title type='text'>113. pas de point-virgule les yeux dans les coins</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-ohLayRoRgzM/TbLdLLG-DFI/AAAAAAAAA-8/-x3SN9rHhY8/s1600/d8HIwE49cpgvcb56wrGRAAdNo1_400.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 300px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5598780470805269586" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-ohLayRoRgzM/TbLdLLG-DFI/AAAAAAAAA-8/-x3SN9rHhY8/s400/d8HIwE49cpgvcb56wrGRAAdNo1_400.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;Éloge de la ponctuation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marché dans la rue, 15h30 et quelques salsifis, c’est quoi un poème bas-rock nom de dieu? Mes converses sont usées, j’ai mal à un talon, je fume trop, mes dents sont, grincent, elles, j’ai envie de partir foutre dieu de foutre dieu, bon tant pis c’est pas par là qu’il faut passer c’est par ici, ouais c’est ça, prendre cette ruelle à gauche, continuer à l’ombre, avancer tout droit, le soleil tourne en haut dans le ciel, le printemps refleuri, la montagne verdit, verdure, verdana. Trop plein de bestioles non-empaillées sortent des bois, y’a des renards, des cerfs, des biches et quelques chamois. Les félins, les chiens, les domestiques quoi. Mais aussi: araignées libellules veau vache et puceron, tentacules et moustiques en série. Ce bon vieux Belzébuth vient de nous lâcher ses mouches, beurk, y’en a de partout, et tu sens cette odeur mielleuse? Un parfum douceâtre, ça flotte dans l’air, les riches s’en émeuvent « oh comme ça pue ça pue ça pue » ne bouge pas de cette rambarde s’il te plait chérie je suis entrain de peindre ton auto-portrait merci - … - je ne mange pas je ne dors pas je ne bois pas, je rentre demain dans les Ordres avec un grand A car il faut bien faire quelque chose de ses dix doigts, alors prendre la voiture, remonter par la Grand Route, G et R oui, filer tout droit en direction de l’Amérique, passer par les petites villes, faire le tour de Lyon et mourir, le Nord peut-être, Saint-Malo, Paris, (Bordeaux), on dirait le Sud - humour pas très net circonstanciel - j’ai songé au titre d’un livre que je n’ai pas encore écrit, ça s’appelle les Vierges Sodomites, ça parlera de toi et de la culture populaire des années 20. Ah je me suis gouré d’adresse, ce n’est pas ici le tatoueur, merde, ils ont changé mes immeubles, je ne reconnais plus, les magasins ne sont plus là, où acheter mes stylos-carnets-papiers-mouchoirs-encres-folies-peintures? J’ai les idées en vrac, mes yeux se ferment, la bière fait son effet, le soleil cogne dur, un vieux boxeur à la retraite, sourire décharné, et l’Autre sur son balcon qui épie les gens-biens et les gens-Claude, va te faire foutre sale morue de merde! Vous ne m’aurez pas! J’ai envie de continuer ce poème d’une seule traite, j’ai envie d’avaler du baroque, j’ai envie de… en fait je ne sais plus, j’ai perdu le mot, ah oui, si si, je l’ai: « anticonstitutionnellement » au mètre carré; sourire encore à ses impolis de la basse-cour, fous-rires, ça ressemble à rien ce texte, hein, pas vrai? Arrondir les angles si tu as suivi jusqu’ici, revenir au principe même d’une littérature simpliste sur les bords, ne pas rajouter de mots trop compliqués, c’est ainsi aussi qu’on explique la peinture aux petits enfants du dimanche, sortie extra-scolaire oblige, on n’utilise pas ou peu les mots « aplats - élongation - ellipse sonore - ouragan - messe dominacale » c’est selon les circonstance de tout un chacun que je reviens à ça:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;Il y avait les pieds nus de Sophie sur le parquet ciré grinçant; l’autre venait de s’enfoncer un peu plus dans sa veste en cuir, rougissant de honte. Partout, dans le grand salon, des hommes vêtus du dernier costume à la mode déambulaient au gré des circonstances. Les femmes étaient habillées de somptueuses robes, leurs coiffures improbables pointaient vers le ciel, leur teint était celui des fantômes d’un passé révolu. On n’écoutait pas la musique en stéréo, c’était l’orchestre même qui se déplaçait pour jouer d’une manière ouatée, leurs outils rutilants de propreté sortis des velours. Il n’y avait pas de chants, que des instruments à bois, des frappées, des rutilants toujours, de ses objets noirs laqués on ne dissociait plus le musicien lambda mais le maître reconnu qui manie ses mains à même le corps instrumental, le moment devînt érotique, les caresses s’accentuèrent, la voûte que formait l’escalier au-dessus d’eux semblait les cacher, les avaler dans son antre de ténèbres, mais ils résistaient tous, autant qu’ils sont. Alors les grandes envolées lyriques, la musique de l’immortalité, les pièces maîtresses du grand échiquier de la vie, ce grand Tout qui s’empara de tous les invités les figèrent dès les premières notes. Tous les invités furent saisis d’une immobilité contrainte. Lui, dans sa veste en cuir à jurer avec le décor des bas-reliefs, des cheminées princières aux armoiries familiales décoratives, du service en argent qu’on sort chaque jour, les candélabres à grande taille, lui, dans sa veste en cuir jurant avec ce décor de film où même les servants étaient à leur place c’est-à-dire non la sienne, lui, eût le courage de tourner la tête latéralement. L’être qu’il vit dans un coin, sous un portique, balayait le sol de son pied nu de droite à gauche puis de gauche à droite, décrivant des arcs de cercle invisibles au commun des mortels. Elle avait les cheveux détachés retombant sur ses épaules. Ses souliers reposaient en retrait, petits souliers de verre. Sa robe moulante faite de plis bordelais s’échappait en bas de ses genoux en volutes incessantes. Elle avait nouée une écharpe espagnole autour de son cou, ses épaules étaient nus, un ruban dans les cheveux pour attacher un minimum ses merveilles. Une larme roula pianissimo le long de sa joue. Elle tomba de son menton jusqu’au sol brillant. Alors l’apocalypse pouvait bien survenir, puisqu’il n’y avait ni logique ni fin à cette histoire démentiel. Ce n’était que des fous jouant une scène.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Anteus est en tournée dans toute la France, ne ratez pas ses dernières représentations sous peine de mort. Disponible également en livre de poche, CD-DVD-Blue-Ray, K7, VHS, et 33 tours.&lt;br /&gt;Bientôt en format Haute Qualité, mieux que de l’irréel, vous pourrez bientôt le vivre! &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;de moi on dira dans 300 ans, pouah, quelle littérature merdique!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-5133514419138175535?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=pvJ8c84xzfM&amp;feature=feedrec_grec_index' title='113. pas de point-virgule les yeux dans les coins'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/5133514419138175535/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/113-pas-de-point-virgule-les-yeux-dans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5133514419138175535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5133514419138175535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/113-pas-de-point-virgule-les-yeux-dans.html' title='113. pas de point-virgule les yeux dans les coins'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-ohLayRoRgzM/TbLdLLG-DFI/AAAAAAAAA-8/-x3SN9rHhY8/s72-c/d8HIwE49cpgvcb56wrGRAAdNo1_400.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-2437035808245902805</id><published>2011-04-21T03:17:00.000-07:00</published><updated>2011-04-21T03:21:23.172-07:00</updated><title type='text'>114. Dans ce monde, les noms sont jetés après usage.</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-p22cQNmXPa8/TbAExIbfM6I/AAAAAAAAA-0/BVzy9-pr-PQ/s1600/garfield_spidey_400x600.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 267px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5597979578944402338" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-p22cQNmXPa8/TbAExIbfM6I/AAAAAAAAA-0/BVzy9-pr-PQ/s400/garfield_spidey_400x600.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;Parce que c'est la faute de &lt;em&gt;A&lt;/em&gt; et de &lt;em&gt;B&lt;/em&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-2437035808245902805?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=xqg3Sw3s9Wg' title='114. Dans ce monde, les noms sont jetés après usage.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/2437035808245902805/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/114-dans-ce-monde-les-noms-sont-jetes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2437035808245902805'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2437035808245902805'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/114-dans-ce-monde-les-noms-sont-jetes.html' title='114. Dans ce monde, les noms sont jetés après usage.'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-p22cQNmXPa8/TbAExIbfM6I/AAAAAAAAA-0/BVzy9-pr-PQ/s72-c/garfield_spidey_400x600.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-6174250953449937364</id><published>2011-04-20T14:47:00.000-07:00</published><updated>2011-04-20T14:59:39.881-07:00</updated><title type='text'>115. l'oeuf</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-LKjCRP2gTi4/Ta9XQYUQRJI/AAAAAAAAA-k/dK2bvnt2iu4/s1600/god%2Bis%2Bempty.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 299px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5597788800761742482" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-LKjCRP2gTi4/Ta9XQYUQRJI/AAAAAAAAA-k/dK2bvnt2iu4/s400/god%2Bis%2Bempty.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le plus beau spectacle du monde c'est celui de l'or dans vos mains, votre sourire sur vos lèvres, le saviez-vous, il allait au cinéma, il était 21h17 précisément, il était en retard, il s'est penché contre vous, lui debout, vous dans la voiture, le saviez-vous aussi, c'était votre regard en face du sien, le soutenant, peinant à trouver de la joie dans ce monde, il essayait de vous en redonner, vous étiez vue à travers les volutes d'une cigarette, il était en retard à un autre rendez-vous pour un instant partagé entre vous qui n'était qu'un battement de cil, c'est à dire rien, il était en retard pour rien, votre respiration coupée, vos mains sur le volant, votre sale humeur, lui cherchant à vous réconforter et vous à vous morfondre, il a voulu prendre vos saints dans ces mains-là, celles qui ont touchées la terre touchée elle-même par la grâce il faut croire, et votre Coran n'y était pour rien pas plus que sa bible factice, en cet instant le rien subissait l'affront de remplacer l'amour, vos pieds sur les pédales prête à partir, vous étiez l'éclair lui la pierre, il se sentait mal dans ses beaux habits serrés, il aurait voulu exister un instant rien que pour vous, il aurait tant aimé vous montrer le Blast, mais rien n'y faisait, vous avez démarré sur les chapeaux de roues, lui s'en est allé, il a quitté ce monde pour rentrer dans un monde parallèle où, tous les deux, vous couchiez nus sur un lit à vous faire des confidences au creux de l'oreille, des confidences de toute une vie que les draps froissés par vos chaleurs corporelles ne parvinrent jamais à dénouer, c'était le plus bel amour, l'imaginaire, celui qui ne peut s'estomper que si l'on veut, celui qui ne peut que s'intensifier que si on le veut, celui qui...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-6174250953449937364?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=D3Rpfy7UJak' title='115. l&apos;oeuf'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/6174250953449937364/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/115-loeuf.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/6174250953449937364'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/6174250953449937364'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/115-loeuf.html' title='115. l&apos;oeuf'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-LKjCRP2gTi4/Ta9XQYUQRJI/AAAAAAAAA-k/dK2bvnt2iu4/s72-c/god%2Bis%2Bempty.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-6139848599113400852</id><published>2011-04-16T07:42:00.000-07:00</published><updated>2011-04-16T07:45:33.745-07:00</updated><title type='text'>116. moi qui ne trouve rien à dire, tatie, les ogres de barback, j't'emmerde t'as vu?</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-arFqQB0uAQQ/TamrhGMN9qI/AAAAAAAAA-U/D5YtoObd6XA/s1600/vlad-artazov-nail-photography-09.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 394px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5596192597070444194" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-arFqQB0uAQQ/TamrhGMN9qI/AAAAAAAAA-U/D5YtoObd6XA/s400/vlad-artazov-nail-photography-09.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; Si tu t'entêtes à téter ses tétons tu auras la tempête des tantes à ta mie. Ses tantes sont des tapettes à tentacules qui tapent qui tripotent les talents de Tatie. Tatie a des tas de talents tassés entassés par les tas lent de tantes attérées De talentueux talents attirant tout autant des tyrans, des tontons, des tantes et des titis. Et moi je l'aime, à la santé....... En effet, sans effet, enfermé faute d'avoir offert à ma future fée De fabuleux froufrous, des folies de filous des fables et des fontaines et des fleurs (mais fanées) Effacer sa famille serait facile à faire en y foutant le feu, mais qui ferait ma fée ! Ou sans faute à sa folle famille effarée, fasciner de fine farce de fou affamé ! Et moi je l'aime, au bâtiment f........ Et quand elle est coquette et que je suis cocu qui courageux combat les combattants de con qui casse carrément la carcasse de ces calamités, ces cons conquistadors, conquis par le cas d'or ? Que quiconque acquitté par sa femme quittée croc'crait crac et pui cric, la conquête à combler. Encore une conquête à conter sur le compte de ce crac qui croque la coquette casée Et moi je l'aime, et c'est insensé ! C'est pas pour provoquer qu'elle appâte les passants c'est pour payer l'appart' à ses pauvres parents. Près de son pas de porte pour une pièce elle emporte et pratique un paradis plaisant, épatant. La police prévient les putes que tapiner est prohibé, zut, pas d'pot m'on pris les pieds dans l' panier, pincé, épinglé, attrapé, prisonnier . Ce pot pourri de p'tit en rut qui pour un peu qu' ça les occupe empêche poupée de tapiner! Et moi, je l'aime, mais foutez lui la paix.... Bon bé bisous bébé. j 't 'embrasse beaucoup et bien l'bonjour à ta bande de barjots, ballots, baisés. Mon ambition embête ces bêtes et ça m'embête ; c'est ton bonheur, un bon pour te libérer Abattre le job de ces macs, ces boss qui bossent à bastonner les belles en bas embarrassées ! En bas des bâtiments, abolir ces ballots, en bas des bâtiments, libérer mon bébé....&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-6139848599113400852?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=Y5JwJxutbwU&amp;feature=related' title='116. moi qui ne trouve rien à dire, tatie, les ogres de barback, j&apos;t&apos;emmerde t&apos;as vu?'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/6139848599113400852/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/116-moi-qui-ne-trouve-rien-dire-tatie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/6139848599113400852'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/6139848599113400852'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/116-moi-qui-ne-trouve-rien-dire-tatie.html' title='116. moi qui ne trouve rien à dire, tatie, les ogres de barback, j&apos;t&apos;emmerde t&apos;as vu?'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-arFqQB0uAQQ/TamrhGMN9qI/AAAAAAAAA-U/D5YtoObd6XA/s72-c/vlad-artazov-nail-photography-09.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-5393485910905532738</id><published>2011-04-15T07:34:00.000-07:00</published><updated>2011-04-15T07:38:05.855-07:00</updated><title type='text'>117. [...]</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-0psg15MmqlM/TahYQSDHO-I/AAAAAAAAA-M/QlP4WEamS5I/s1600/ela.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 279px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5595819573753887714" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-0psg15MmqlM/TahYQSDHO-I/AAAAAAAAA-M/QlP4WEamS5I/s400/ela.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;em&gt;La pluie tombe Tout est nuageux et pluvieux Fleurs du printemps que cherchez-vous? … Et toute cette eau qui tombe et tombe Ce sont les larmes de mes yeux…&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-5393485910905532738?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=GAQZzfwQGHQ' title='117. [...]'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/5393485910905532738/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/117.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5393485910905532738'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5393485910905532738'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/117.html' title='117. [...]'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-0psg15MmqlM/TahYQSDHO-I/AAAAAAAAA-M/QlP4WEamS5I/s72-c/ela.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-6703519646115703047</id><published>2011-04-15T07:23:00.000-07:00</published><updated>2011-04-15T07:33:38.567-07:00</updated><title type='text'>118. le malheur des uns fait le bonheur des autres sans aucune gêne</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-6SbH0nveCa8/TahXO1VPHFI/AAAAAAAAA-E/p5eP9WlD56g/s1600/colormekubrick.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 250px; DISPLAY: block; HEIGHT: 375px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5595818449353776210" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-6SbH0nveCa8/TahXO1VPHFI/AAAAAAAAA-E/p5eP9WlD56g/s400/colormekubrick.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;div&gt;Oh Bella, il a des cheveux mi-longs coiffés en pétard, son air un petit rockeur sérial-loveur d'auto-stoppeur. Sa guitare rebelle en bandoulière saura te faire gémir de plaisir toute la nuit, il te parlera écologie-gouvernementale, t'entraveras rien mais c'est cool qu'un homme te parle avec autant de mots complexes sur un air suave. C'est ce qu'on appelle le générique, il a son jean moulant, ses t-shirts à ras-le-corps, t'en mouilles ta culotte rien qu'à le voir. Il bouffe végé-thaï-ch'ais-pas-quoi, t'aimes ça. Le culturisme c'est pas pour lui mais il s'entretient, il fait du vélo quatre fois par jour en ne prenant qu'une douche longue et tiède. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Pffff...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je serai jamais l'écrivain de mes deux en écrivant de la merde en boîte. Il y a les routes du monde tout autour qui m'attendent, c'est pour bientôt. mais d'ici là il faut encore supporter les longues heures d'attentes déprimantes, ces longues angoisses, j'ai fini une histoire, après celle-là il n'y en aura pas d'autres. J'ai fini ce que certains caractérisent "roman" et ça me gave qu'on dise de moi que je suis un artiste. Tu commets quelques dessins, t'es forcément un artiste, un génie avec de la gueule. t'as du charisme, t'arrives à draguer, d'accord, tu aimes tout avec passion, tu es super sensible au monde qui t'entoure, mais la vérité c'est que tu te sens seul, bien trop seul. Et ça aucun texte ne peut te le donner, aucun dessin, aucune personne. Il te fallait une seule chose au monde, mais cette chose tu viens de la détruire. Le plus rageant c'est que cette chose tu l'as effleurée avant de l'avoir, alors ton paradis perdu est si loin désormais que c'en est devenu impossible. Tu pleures toutes les nuits, tu bois trop d'alcool, tu fumes trop, tu couches qui avec n'importe mal, le cliché même du gros dégueulasse des films d'horreur qui se fait dégommer dans les cinq premières minutes de film, alors que le héros se barre en courant avec la pimbêche. Y'aura toujours quelqu'un pour te dire "tu veux mieux que tout ça" mais au final y'aura jamais personne dans mon genre pour me dire qu'elle s'appelle "ça". &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;C'était la note con du jour, amen. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-6703519646115703047?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=HgfdktyVfgM' title='118. le malheur des uns fait le bonheur des autres sans aucune gêne'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/6703519646115703047/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/118-le-malheur-des-uns-fait-le-bonheur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/6703519646115703047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/6703519646115703047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/118-le-malheur-des-uns-fait-le-bonheur.html' title='118. le malheur des uns fait le bonheur des autres sans aucune gêne'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-6SbH0nveCa8/TahXO1VPHFI/AAAAAAAAA-E/p5eP9WlD56g/s72-c/colormekubrick.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-1401248703940220630</id><published>2011-04-14T08:59:00.001-07:00</published><updated>2011-04-14T09:09:59.824-07:00</updated><title type='text'>119. Merci de me haïr sans raison</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-vi5KgW-Wdwk/Tacb9clXCgI/AAAAAAAAA98/DK19iUt5nC8/s1600/chuck-palahniuk.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 301px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5595471804489992706" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-vi5KgW-Wdwk/Tacb9clXCgI/AAAAAAAAA98/DK19iUt5nC8/s400/chuck-palahniuk.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;div&gt;Il a ta trace de dents sur son épaule, de temps en temps ça fait mal quand on appuye dessus. C'est carrément douloureux. Mais il lui tire les cheveux, il lui crache dessus, son sexe violacé reprend des forces, ils sont nus dans la tiédeur printanière. C'est un plaisir de se battre, cette lutte incessante comme dans un tableau de Bacon. Il lui bouffe le cou, les seins, les genoux, l'oreille gauche, elle mord jusqu'au sang, elle a des dents de vampire, ses ongles s'enfoncent aussi loin que les tirades sortant d'entre ses lèvres. Elle sursaute, il prend des objets maintenant, la grande masse, l'enclume, le marteau, les rivets, des clous oui! elle lui gaze le visage en pestiférant: "tu n'es qu'un moins que rien, un impuissant, un demeuré!" et il le sait très bien, espèce de pute borgne, il l'a toujours su, toute sa vie on l'a replacé tout en bas de l'échelle, il a fait du surplace, il ne pouvait pas monter, soit à cause du prix exorbitant, soit par peur du vide qu'il allait avoir en haut. Mais l'effort aussi insurmontable qu'il puisse être ne pouvait retenir son envie de grimper sur des hauteurs bien plus hautes. Alors elle en rajoutant des poings, des larmes, en hurlant, sa voix rocailleuse tout contre son corps, elle encore, dans cette débâcle "enculé!" lui montrant ce que c'est la sodomie. Il hurle à nouveau, se dégage d'un coup de coude, il abat le marteau contre sa pauvre gueule trop pleine de rimmel, son cri stop net, le temps se suspend, il y a eu un "crac" sonore, plus rien. Son corps inerte, ses seins en l'air, ses yeux grands ouverts dans le vide. Elle est morte. un instant il pense à baiser son cadavre, mais il n'est pas tombé si bas. Elle est morte. Il s'adresse à son fantôme: "je croyais que tu aimais le sadomasochisme, salope!" Il se rhabille sans se retourner sur son cadavre qui déjà refroidi, le coeur est bien arrêté, la respiration coupée, le temps peut reprendre sa route. Elle est morte, sans fantôme sans rien, sans aucune fioriture, sans enjoliver le texte. Elle a eu la mort qu'elle voulait?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-1401248703940220630?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=61-GFxjTyV0' title='119. Merci de me haïr sans raison'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/1401248703940220630/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/119-merci-de-me-hair-sans-raison.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/1401248703940220630'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/1401248703940220630'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/119-merci-de-me-hair-sans-raison.html' title='119. Merci de me haïr sans raison'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-vi5KgW-Wdwk/Tacb9clXCgI/AAAAAAAAA98/DK19iUt5nC8/s72-c/chuck-palahniuk.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-9100513385786419326</id><published>2011-04-05T06:13:00.000-07:00</published><updated>2011-04-05T06:38:42.825-07:00</updated><title type='text'>120. j'étais parti pour écrire sur ma mère et puis non!</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-T9fJfpVHEzU/TZsbIcncH1I/AAAAAAAAA9s/0pFOVrNPk0g/s1600/FwRVByjKk5y3y85nvgxETBdh_500.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 316px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5592093194245119826" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-T9fJfpVHEzU/TZsbIcncH1I/AAAAAAAAA9s/0pFOVrNPk0g/s400/FwRVByjKk5y3y85nvgxETBdh_500.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;div&gt;C'est en écoutant la musique classique d'un piano à l'autre bout du boulevard Saint-Michel en plein Paris que je me suis mis un jour à peindre follement cette dernière toile. Elle faisait six mètres sur deux mètres du haut de ses dix doigts, elle avait le regard clair des grandes passions caractérielles. Les dix premiers centimètres elle avait jouée sur le fil du couteau un prélude de Bach, la longue caresse du pinceau qui s'ensuivit, agonie de l'instant, tout n'est que fuite pouvions-nous penser à l'écoute. Le temps était chargé de grisaille, il pleuvait de grave en aigu, lentement, tout doucement, les petits détails et reliefs, le fondu-enchaîné de la peinture, les aplats, le format délicieux de celui qui - entretemps - s'oublie à même la toile. Un arc-en-ciel c'est bien plus magistral en musique, c'est la lumière perçant l'obscurité, le peintre divin. La voici qui se sert de ses poings, elle hausse le ton, la tragédie s'accélère, je bois une lampée d'un vieux whisky dans ma tasse à café, quelques pas en arrière, c'est l'instant final, les derniers débordements, il me semble que tout se presse en un instant, quatre minutes clouées ensemble. On retient sa respiration, sa robe noire est plissée, nos mains sont moites, le temps toujours ce putain de temps qu'il soit dans l'air ou partout, il s'infiltre, un jour il détruira nos oeuvres, nos vies qu'on s'en fout, mais l'éternité, quel dommage! Et l'Hippopodame est revenu à sa place, juste après, c'était un autre temps, les années 50, j'avais la clope au bec dans ma chambre de bonne, et de l'autre côté de la rue une musique que je n'entendrai plus jamais de ma vie, qui me hantera pour toujours. Comme ma toile de six mètres sur deux, complètement foirée, que jamais on ne m'achètera. L'éternité n'était pas faite pour moi. L'oiseau noir s'est envolé de son fauteuil d'orchestre, un léger sourire sur ses lèvres, la tâche accomplie. Elle s'en va dans la cuisine, revient au bout d'une minute, une tasse de thé à la main qu'elle sirote lentement le long de l'encadrement de sa fenêtre ouverte. Son visage fin est celui d'un rapace, lentement elle quitte l'encadrement, elle s'envole, j'ai peur, je veux courir à elle, mais elle s'envole, loin, plus loin qu'au-dessus de tous les Saints de la capitale. Elle est déjà au paradis, et l'autre est encore ici, c'est un autre monde que le nôtre, quand nous évoquions le piano, la tête sur l'oreiller, dans les bistrots, entre deux clopes, entre deux chansons, entre deux amours. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-9100513385786419326?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=tyGwCX4q-5k&amp;feature=player_embedded' title='120. j&apos;étais parti pour écrire sur ma mère et puis non!'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/9100513385786419326/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/120-jetais-parti-pour-ecrire-sur-ma.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/9100513385786419326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/9100513385786419326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/120-jetais-parti-pour-ecrire-sur-ma.html' title='120. j&apos;étais parti pour écrire sur ma mère et puis non!'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-T9fJfpVHEzU/TZsbIcncH1I/AAAAAAAAA9s/0pFOVrNPk0g/s72-c/FwRVByjKk5y3y85nvgxETBdh_500.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-8708641004067627337</id><published>2011-04-04T13:35:00.000-07:00</published><updated>2011-04-04T13:40:52.059-07:00</updated><title type='text'>121. Salman Rushdie, les versets satatatatataniques</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-gy23QMkXaQA/TZosjzMdpJI/AAAAAAAAA9k/KOHpUjwQujY/s1600/foule%2Btravailleur.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 306px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5591830880883418258" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-gy23QMkXaQA/TZosjzMdpJI/AAAAAAAAA9k/KOHpUjwQujY/s400/foule%2Btravailleur.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;Le martyre est un privilège, &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;dit-elle doucement. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;Nous serons comme des étoiles; &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;comme le soleil.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-8708641004067627337?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=Xw9pls-nbhw&amp;feature=related' title='121. Salman Rushdie, les versets satatatatataniques'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/8708641004067627337/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/121-salman-rushdie-les-versets.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8708641004067627337'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8708641004067627337'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/121-salman-rushdie-les-versets.html' title='121. Salman Rushdie, les versets satatatatataniques'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-gy23QMkXaQA/TZosjzMdpJI/AAAAAAAAA9k/KOHpUjwQujY/s72-c/foule%2Btravailleur.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-2055701079211317116</id><published>2011-04-04T13:15:00.000-07:00</published><updated>2011-04-04T13:33:48.635-07:00</updated><title type='text'>122. about ghost</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-DsOPxRP7Rek/TZorJkPW3HI/AAAAAAAAA9c/d0xeeP3do10/s1600/d8ea59ddbeb0f98aeb83993a8f8e5422af51184a_m.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 193px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5591829330680798322" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-DsOPxRP7Rek/TZorJkPW3HI/AAAAAAAAA9c/d0xeeP3do10/s400/d8ea59ddbeb0f98aeb83993a8f8e5422af51184a_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;div&gt;J'ai toujours mon petit fantôme à mes côtés, le plus personnel de tous. Te souviens-tu? je lisais ce livre étrange, l'île des revenants, mais sans revenants. Où alors était-ce Babylone vous y étiez nue parmi les bananiers, je ne sais pas. Je n'avais d'yeux que pour les siens, des délavés-Signac, sur cette peau grillée. Babylone, vous y étiez nue... J'ai délavé le nom, le corps et tout ce qui faisait de moi un homme; l'autre se moquait toujours de moi "qui a déjà vu un fantôme de fantôme?" mais... La pluie tombait à terre, les oiseaux volaient bas, mon chat perdait ses poils, l'hiver était terminé, les pistes de ski fermaient, des gens mouraient à travers le monde. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;"Nous n'irons plus au Japon" chuchotait Kim à mon oreille en s'endormant, je m'en grillais une autre dans la nuit sans étoile, mon visage illuminé seulement par l'écran de l'ordinateur, mon pénis en vrac sous les draps, le dégoût de tout. Babylone, toujours Baylone, jusque sur cette foutue île du bout du monde. Ton prénom jeté comme ça d'un goût, par un portier je crois qui avait scandé par principes les lettres formant ton prénom écorchant les R. Le bacon du petit matin glissé sous la porte, des repas étranges, des suites dans des motels minables, des verres qu'on ne termine plus, des clopes qu'on éteint, un abribus éclaté, la pluie qui tombe sur moi, le jeu du chat et de la souris que d'un seul côté de la barrière. Le fantôme traînant jusque dans les feuilles des palétuviers, jusque dans les Narcisses, jusque dans les Tulipes, les herbes à chat, diverses conneries végétales. Aucune symbolisation de la personne, aucune métaphore, elle est là, sans piper un mot dans un coin, ses yeux grands ouverts me contemplent, je sais qu'elle sait que je sais qu'elle pense ce qu'elle pense de moi qu'elle sait je crois je pense que c'est la mélancolie utopique. Sydney m'attend, la Toscane, Manosque, Saint-Malo, d'autres vies, d'autres rives. C'est toujours la même chose quand on fuit ce qui nous hante. Pas de logique particulière à ça, j'essayerai d'écrire un roman un jour. Long comme le bras pour faire plaisir à N. qui me lira / me lira pas à l'ombre d'un sapin en été, dans mes vallées improbables, en souriant, en pensant "je savais qu'il savait que je savais" elle roulera sans doute dans l'herbe par folie, elle aura tout compris. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-2055701079211317116?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=4lPfiee-cB0' title='122. about ghost'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/2055701079211317116/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/122-about-ghost.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2055701079211317116'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2055701079211317116'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/04/122-about-ghost.html' title='122. about ghost'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-DsOPxRP7Rek/TZorJkPW3HI/AAAAAAAAA9c/d0xeeP3do10/s72-c/d8ea59ddbeb0f98aeb83993a8f8e5422af51184a_m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-2716393542230221900</id><published>2011-03-27T06:37:00.000-07:00</published><updated>2011-03-27T06:42:57.296-07:00</updated><title type='text'>123. depression - world - concave</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-KqRajuX_64Q/TY8-eNy3STI/AAAAAAAAA9U/hHmufe8k_hE/s1600/boham%2Bcarter2.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 278px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5588754351410071858" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-KqRajuX_64Q/TY8-eNy3STI/AAAAAAAAA9U/hHmufe8k_hE/s400/boham%2Bcarter2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Et j’ouvrais la bouche, à moitié morte ou à moitié endormie, et je disais, sensass, Elena, un mot d’argot mexicain que je n’utilise jamais parce que je le trouve moche. Sensass, sensass, sensass. Comme c’est horrible. L’argot mexicain est masochiste. Et il est parfois sadomasochiste. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;Roberto Bolaño, Amuleto&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;em&gt;J'passe de sass sensass&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;em&gt;et mes visites s'espacent&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;Al&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;AIN&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;BASH&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;UNG...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-2716393542230221900?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=bqgVSgv2v0s' title='123. depression - world - concave'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/2716393542230221900/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/03/123-depression-world-concave.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2716393542230221900'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2716393542230221900'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/03/123-depression-world-concave.html' title='123. depression - world - concave'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-KqRajuX_64Q/TY8-eNy3STI/AAAAAAAAA9U/hHmufe8k_hE/s72-c/boham%2Bcarter2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-8995872169304105885</id><published>2011-03-27T06:09:00.000-07:00</published><updated>2011-03-27T06:35:17.306-07:00</updated><title type='text'>124. je n'aime plus</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-m4hvSxmxLN4/TY89DXV3OeI/AAAAAAAAA9M/b0L36iQkw7I/s1600/galactus.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 261px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5588752790604691938" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-m4hvSxmxLN4/TY89DXV3OeI/AAAAAAAAA9M/b0L36iQkw7I/s400/galactus.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;div&gt;Et tous les océans sont gelés, les terres puent la merde, les rivières sont polluées, les montagnes contaminées jusqu'au nuage. à l'intérieur des villes ça pue encore l'infect, des immeubles dressés comme des pierres tombales, les grandes pancartes rabatteuses, le même tapage, le même topin, les légumes avariés jusqu'aux bouffes moisies à un niveau mondial. ça pue également le gras et l'obscène, c'est des couleurs vicieuses qui vous déchire les yeux en faisant jaillir vos entrailles, j'opère en irréel, je me moque de ce pour quoi je suis dépendant. Dans les caves on hurle pour se faire entendre qu'il faut du positif, vivre pour le meilleur et sourire. L'autre con gare sa bagnole n'importe où jusque devant l'ambulance car il ne pense qu'à son propre confort. Il veut de l'assistanat, le monde est con au demeurant. Y'avait aussi celle qui n'en pouvait plus de faire l'amour, de penser à son propre plaisir, de peiner les autres dans son confort, de ne regarder que son nombril. Il y'en a beaucoup trop des nombrilistes, pas que au jeu de l'amour. Les amis vont et viennent, ils n'hésiteront plus à tuer leur mère pour un petit magot quand ça sera enfin rentré dans les moeurs. l'injustice parcourt le monde, elle part en vadrouille dans chaque parcelle d'une planète décrépite, elle rigole dans son coin en attendant la fin. Les oiseaux paraissent voler à l'envers pour ne plus regarder en-bas, les animaux nous ressemblent de plus en plus en mieux, nous comprenons enfin qu'on s'est gouré de société, qu'on s'est gouré de combat, de pays, de planète, de vie, c'est pas ici que ça se passe pour le confort, c'est ailleurs. Veuillez passer votre chemin, au passage laissez-moi cette boule en vrac, perforez ce globe de part en part, vous avez bien raison de ne plus laisser de traces de votre futile existence, il faut toujours jeter ces brouillons à la poubelle me disait le con de la veille, il n'avait pas tort, mais il était con. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-8995872169304105885?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=EJJY2c0f-L8' title='124. je n&apos;aime plus'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/8995872169304105885/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/03/124-je-naime-plus.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8995872169304105885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8995872169304105885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/03/124-je-naime-plus.html' title='124. je n&apos;aime plus'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-m4hvSxmxLN4/TY89DXV3OeI/AAAAAAAAA9M/b0L36iQkw7I/s72-c/galactus.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-7671312545064390740</id><published>2011-03-17T09:06:00.000-07:00</published><updated>2011-03-17T09:35:59.109-07:00</updated><title type='text'>125. sometimes later</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-zBSf9pf13E4/TYI4ZXIW_yI/AAAAAAAAA9E/K6R7VD1Qidk/s1600/chicken%2Bof%2Bthe%2Bunknows.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 299px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5585088496249798434" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-zBSf9pf13E4/TYI4ZXIW_yI/AAAAAAAAA9E/K6R7VD1Qidk/s400/chicken%2Bof%2Bthe%2Bunknows.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;La pluie tombait et il faisait froid. Tout un cercle de données pulvérisaient mon crâne, battant jusque sur mes tempes brûlantes. Les rayons oranges-violacés des néons, le noir du macadam. L'autre me parlait, je n'entravais plus rien, mon cerveau ne daignait même plus lui répondre, je crois que j'avançais en rythme automatiquement. Zombies dans le lointain, brumes qui se lève au loin derrière les immeubles de la gare. Pluie fine, mince péllicule d'eau sur le monde qui m'entoure. A. avançait doucement à cause de ses pieds, l'accent du mec qui se disait français, grenoblois, iroquois qui déboule maintenant. Y'en avait même un autre qui clamait son rap familial,&lt;em&gt; bouge pas papa, je vais te la faire à la bien, ouaich cousin, bien ou bien? &lt;/em&gt;le pétard passé de main en main, sa couleur délavée par la pluie, l'impression que ça donne quand on le croit éteint et les yeux du premier fou quand il racontait "j'ai tué un mec à bout portant, là, comme ça, je sors de taule, je suis interdit de séjour six mois dans ma cité". Je tremblais pas de peur, ma veste trop fine, mon t-shirt qui ne voulait rien dire, ma mine triste, ma barbe de clown, mes yeux fatigués qui le sont toujours, ma clope qui s'éteignait dans ce début de vent. Mes converses grises trempés, mon odeur de sciure, la mélopée fuyante des voitures tout autour de la gare qui s'éloigne, peu à peu, à mesure que l'on s'éloigne, peu à peu. Nos démarches pas du tout réglementaires quand l'Autre ne voulait pas attendre A., elle avec sa capuche, son accent également, les tribulations dans le dédale de la Vieille Ville aux pierres moisies. Chris Marker, le réal. de la jetée. J'ai pensé à lui sur le moment, son nom m'est revenu d'un coup, je n'ai pas su expliquer comment il était venu, ni qui il était vraiment. La pluie me réchauffait en me refroidissant le crâne, mes tempes brûlaient toujours, la rencontre fortuite avec un marseillais qui ne savait plus où boire. Sa montée sur le bateau-radeau-de-la-Méduse-merci-bonhomme. Ca a un coup de reviens-y. Les portefeuilles en évidences, les deux types hurlaient à la lune: j'ai du fric, j'ai de la thune, je veux me poser avec une femme mais fini les conneries, maintenant je deale à mourir pour passer le temps, mon dernier coup pour enfin devenir réglo, et devant la porte du bar fermé on les laissa là, à s'engueuler avec un videur appelant les flics, le troisième homme se mêlant de trop près de nos affaires, à A. et à moi, je n'aime pas trop ça. Nos pas revenant à la voiture tout doucement, celle-ci m'apparaissant comme une délivrance, le réceptacle qui allait nous emmener jusqu'au sommeil, 1h30 environ dans le cul. Il pleuvait sans cesse, je marchais trempé dans les quartiers ensanglantés de ma jeunesse. La dérive du clignotant, mon volant qui tourne tout seul. Spider-Mobile en désordre, voiture-Frankenstein. Dans mon sac le bling-bling ennivrant de trois bières paradantes. Alors il y avait le fantasme de les boire, de se réchauffer, de l'amitié, le jeu de l'amour, c'était un roman déconstruit, le mythe des années 80 qui nous avait vu naître et le deuxième millénaire qui nous tua, ce fût l'âge d'or de la connerie, de notre jeunesse provisoire, le fait que le monde n'allait pas tarder de s'écrouler, l'histoire des squats sous la pluie à minuit quand le ventre est vide de toute substance solide, le sexe la drogue le punk les femmes les courses poursuites à l'américaine A. et tout ce qui s'en suit comme autant de douleurs dans mon crâne quand je pense à tout. Le spectacle est fini disais-je, de mon siège je n'avais pas bougé, dans mon oeil la vision aphone se tua, je tenais en main la fourchette remplie de mon plat américo-latino, dans une autre main du mezqal. Sur la table, un dessin représentatif: deux dragons se chamaillant. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-7671312545064390740?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=9otTzrO9Bfw' title='125. sometimes later'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/7671312545064390740/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/03/125-sometimes-later.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7671312545064390740'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7671312545064390740'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/03/125-sometimes-later.html' title='125. sometimes later'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-zBSf9pf13E4/TYI4ZXIW_yI/AAAAAAAAA9E/K6R7VD1Qidk/s72-c/chicken%2Bof%2Bthe%2Bunknows.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-7398300035350313261</id><published>2011-03-13T14:56:00.000-07:00</published><updated>2011-03-13T15:06:13.172-07:00</updated><title type='text'>126. y'a des traces de toi sous ma peau</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-Em88k9nmaqk/TX0_fzjyewI/AAAAAAAAA80/m8Vrm5Dnvdo/s1600/devon-aoki-14015.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 317px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5583688928658094850" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-Em88k9nmaqk/TX0_fzjyewI/AAAAAAAAA80/m8Vrm5Dnvdo/s400/devon-aoki-14015.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;Je avait une autre version couleur pomme&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;mais les mots de elle passés dans le mixeur&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;sont forcément autotamponeusement drôles&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;pathétique aime bien son mot des foules toi&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;Je avait bien lis et pris et en ajoutant des hé&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;partout là où ça sans bon des ôdes heures de&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;Elle-t-o-i-Elle-comment-ça s'écrit Aile dis&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;Faut-lis partagée tout ça dans le mixeur&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;histoire de radiateur que je hais-me car &lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;je elle me ai toi ai moi je elle capté votre hâte&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;en Scion, protocole, méduse, ô revoir&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je vous rends toute sympathie, faîtes-en bonne usage. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-7398300035350313261?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://fentes-hysteriques.blogspot.com/' title='126. y&apos;a des traces de toi sous ma peau'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/7398300035350313261/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/03/126-ya-des-traces-de-toi-sous-ma-peau.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7398300035350313261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7398300035350313261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/03/126-ya-des-traces-de-toi-sous-ma-peau.html' title='126. y&apos;a des traces de toi sous ma peau'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-Em88k9nmaqk/TX0_fzjyewI/AAAAAAAAA80/m8Vrm5Dnvdo/s72-c/devon-aoki-14015.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-8988416594546691535</id><published>2011-02-25T10:35:00.000-08:00</published><updated>2011-02-25T10:40:39.723-08:00</updated><title type='text'>127. About Him</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-Gk8vqvhuR4E/TWf3olkHObI/AAAAAAAAA8s/d9KUy1Bghh0/s1600/cin%25C3%25A9ma%2Bancien.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 309px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5577698940172057010" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-Gk8vqvhuR4E/TWf3olkHObI/AAAAAAAAA8s/d9KUy1Bghh0/s400/cin%25C3%25A9ma%2Bancien.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;"On ne saurait toujours dire ce que c'est qui enferme, ce qui meurt, ce qui semble enterré, mais on sent pourtant je ne sais quelles barres, quelles grilles, des murs." Plus loin, il ajoutait: "Et puis on se demande: mon Dieu, est-ce pour longtemps, est-ce pour toujours, est-ce pour l'éternité?" About Vincent Van Gogh. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-8988416594546691535?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=OUrzJ60EdjA' title='127. About Him'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/8988416594546691535/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/127-about-him.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8988416594546691535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8988416594546691535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/127-about-him.html' title='127. About Him'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-Gk8vqvhuR4E/TWf3olkHObI/AAAAAAAAA8s/d9KUy1Bghh0/s72-c/cin%25C3%25A9ma%2Bancien.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-5846650870430243768</id><published>2011-02-25T09:06:00.000-08:00</published><updated>2011-02-25T09:31:34.848-08:00</updated><title type='text'>128. le sentiment d'un secret perdu dans le vent depuis trop longtemps: chimères déçues de la nuit</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-dBrVIOTSw4s/TWfna2evevI/AAAAAAAAA8k/FIWhfvZStG4/s1600/chambre%2Bbibli.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 376px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5577681112008719090" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-dBrVIOTSw4s/TWfna2evevI/AAAAAAAAA8k/FIWhfvZStG4/s400/chambre%2Bbibli.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-JmUtopWSGPY/TWfnUxHGF1I/AAAAAAAAA8c/-vqV7eKXri0/s1600/book%2Bwith%2Bdog.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 269px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5577681007488145234" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-JmUtopWSGPY/TWfnUxHGF1I/AAAAAAAAA8c/-vqV7eKXri0/s400/book%2Bwith%2Bdog.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Chère amie, savez-vous que j'ai planté un peu de moi dans Rennes? C'était au lendemain du 14 juillet de cette même année, place Sainte-Anne, parmi les étalages des petits papiers. Je me sentais ni mal ni bien, quoiqu'un peu mélancolique à l'idée de quitter le monde une heure durant. J'étais dans une chambre de bonnes sous les toits, de la fenêtre ouverte j'entendais régner les habitants, leurs longues litanies, le roucoulement de petits êtres gris-blanc cassants l'encadrement de ce tableau parfait que sont les tôles vues du dessus. J'entendais le clic-clac, la longue remontrance des heures, le temps passe plus lentement en Bretagne par moments. Y'avait aussi des livres partout, quelques photos punaisées aux murs en noir et blanc, le bourdonnement incessant des mouches, le couac et le quick des voisins. Je fumais des clopes dont je jetais la cendre dans de minuscules tasses, c'était une expérience intéressante de me demander si vous arpentiez autrefois ces rues, si un jour vous y reviendrez. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Chère amie, j'étais ensuite entre les remparts battus aux vents, je me suis posé de lourdes questions, de sévères questions, des assassines. Point une à votre sujet, j'étais le sujet principalement narcissique de ma thèse, vous étiez sortie du lot; heureusement. Je me suis demandé si vous y étiez, rue de la soif/rue de la gaïeté, arpentant le Gras-Mollet, la plage du sillon ou faisant danser les chats. Avez-vous connue cette librairie ancienne aux livres entassés tellement qu'on ne voit plus le propriétaire? non loin, dans des chapelles interdites, il y avait des dessins de la mer, des marines obscures et modernes, de celles qui changent l'état du coeur quand on les voit et fait chavirer les yeux des femmes dans un chant communicatif qui pousse un homme à se jeter à terre, à se foutre en l'air du huitième, voilà pourquoi Saint-Malo n'est pas pourvue de huitième étage. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Chère amie, j'étais dans les champs près de C. à me perdre pour la bonne cause, à me battre entre les choux, à y risquer une vie illusoire. Personne ne s'en serait rendu compte, moi encore je me demande si tous ces événements se sont bien passés, si pour une nuit j'étais le bon chevalier et non le mauvais, mais qui le saura? Je me défends toujours d'être bon, le suis-je encore? l'ai-je un jour été? Il y avait aussi la mer plus loin, des filles qu'on embrasse le noir dans l'humidité des regards à l'ombre de la mer. Vous chantiez, vous vous moquiez, j'étais triste parfois d'être ainsi devenu le Pitre, mais n'était-ce pas le chemin catastrophique en douce pente que j'avais pris? à quoi m'attendre alors si ce n'est me perdre plus bas encore que le niveau de la terre. Sous une pierre j'ai écrit votre prénom, je l'ai replacée là en attendant que vous la retrouviez. C'est un accord tacite avec le sable, notre petit secret. Je me sens mal encore, la tête qui tourne, l'hydromel est tombé à terre, les flots d'alcool se mélange au plancher craquant avec le liquide rouge sortant de mon corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chère amie, aujourd'hui je suis encore en vie, je ne sais pas comment j'ai fait pour tenir jusque-là. Je rêve de cette prochaine année où je vous parlerai de mes quatre-vingt dix-neuf ans dans le mystère des alcôves, au détour d'une quatre voie qui, je crois, fini encore en cul-de-sac. Je repasserai par là sans doute en songe, si mes jambes me le permette, que mon corps se déplace encore à la vitesse d'un goéland, que ce goût iodé puisse teinter mes lèvres. Je rêverai de vos citadelles dites "imprenables" en attendant que ce jour vienne, où, finissant, j'irai simplement dormir en Bretagne. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-5846650870430243768?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=GZ0POIQqghQ' title='128. le sentiment d&apos;un secret perdu dans le vent depuis trop longtemps: chimères déçues de la nuit'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/5846650870430243768/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/128-le-sentiment-dun-secret-perdu-dans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5846650870430243768'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5846650870430243768'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/128-le-sentiment-dun-secret-perdu-dans.html' title='128. le sentiment d&apos;un secret perdu dans le vent depuis trop longtemps: chimères déçues de la nuit'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-dBrVIOTSw4s/TWfna2evevI/AAAAAAAAA8k/FIWhfvZStG4/s72-c/chambre%2Bbibli.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-409249592326391373</id><published>2011-02-25T08:39:00.000-08:00</published><updated>2011-02-25T09:06:24.852-08:00</updated><title type='text'>129. la croissance des petits pois</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-Js2HUSeI9oM/TWfhiZ94WqI/AAAAAAAAA8U/6RmxKJe7F2g/s1600/cifaf_cv1-copy.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 260px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5577674644723882658" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-Js2HUSeI9oM/TWfhiZ94WqI/AAAAAAAAA8U/6RmxKJe7F2g/s400/cifaf_cv1-copy.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;J'ai décommandé les tables, j'ai remis le couvert pour les suivants, j'ai fumé ma clope dehors sur la terrasse, j'ai attendu que le bonheur vienne. Je me suis relu quelques poèmes de Prévert pris au hasard en décommandant de tes yeux la prunelle. J'ai espéré que les camélias poussent de nouveau au jardin, que le printemps commence plus tôt. Les rayons de soleils pointaient sur la terre, déchirant les nuages, y'avait un peu de ton sourire là-dedans et ça me rassurait de te savoir si proche. J'ai lu le journal, j'ai décommandé le monde. Dans les rues une agitation trouble régnait, hier on se battait encore, mais moi je m'en foutais bien. No future annonçait le t-shirt du gamin, steak haché frites, deux tubes de ketchub et un de mayonnaise. île flottante et coca-cola. Il me traitait de larbin, je ralentissais le pas, je souriais derrière ma barbe en pensant à toi de nouveau, mes lunettes de soleil cachaient mes yeux fatigués, ma clope s'agitait dans un cendrier comme un ver de terre, et moi, et moi...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;à minuit je me suis senti mal. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je tournais en rond dans mon lit, la lune haute dans le ciel rayonnait sur mon lit. Le chat dans un coin m'observait d'un air inquisiteur. Je lui ai caressé la tête, j'ai tendu une main vers l'emplacement vide, tu n'étais pas là. Je me suis redressé dans le lit, je me suis assis au bord du lit, je me suis levé du lit. j'ai avancé machinalement de quelques mètres et j'ai crié en marchant sur un de tes jouets, une sculpture bizarre que tu posais un peu partout. Je suis parti boire un verre d'eau dans la cuisine, c'était le décor idéal pour être enlevé par les extra-terrestres. J'ai posé une main sur mon coeur inquiet, ça tambourinait sous la peau. De la sueur coulait un peu partout, la sueur glacé qui, quand elle sèche, tire au coins des yeux. Je me suis assis dans le salon, devant des programme télés débiles en attendant que tu reviennes. La porte ne bougeait pas, je me suis grillé une clope, j'ai attendu, attendu, et moi et moi...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Lundi matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai secoué mes quelques nappes en faisant une mise en place du tonnerre pour le mariage qui allait suivre. j'ai décommandé quelques tables, j'ai mangé quelques morceaux de viande trop cuite. J'ai attendu, puis tu es arrivée. T'es passée dans la rue, en volant, telle un ange. Alors j'ai su. Et moi, et moi...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-409249592326391373?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=XuONqY6EObc&amp;feature=feedrec_grec_index' title='129. la croissance des petits pois'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/409249592326391373/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/129-la-croissance-des-petits-pois.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/409249592326391373'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/409249592326391373'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/129-la-croissance-des-petits-pois.html' title='129. la croissance des petits pois'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-Js2HUSeI9oM/TWfhiZ94WqI/AAAAAAAAA8U/6RmxKJe7F2g/s72-c/cifaf_cv1-copy.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-4509659715406463730</id><published>2011-02-24T09:15:00.000-08:00</published><updated>2011-02-24T10:01:20.031-08:00</updated><title type='text'>130. je veux j'aurais</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-zRCKvEPr_KE/TWac6I5RbtI/AAAAAAAAA8M/ou41n2HebjE/s1600/fuck1.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 267px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5577317711178985170" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-zRCKvEPr_KE/TWac6I5RbtI/AAAAAAAAA8M/ou41n2HebjE/s400/fuck1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;D'ici je vois les bateaux, mon bel amour, et le coeur m'en dit de venir vous rejoindre. Les fidèles destriers maritimes m'attendent en charge, je les vois déjà proche du débarquement, et le grand général d'acier m'a prédit un avenir radieux. Mais ce n'est pas l'avenir que je vise dans mes jupons, mais vous entre mes cuisses, au fond de mon être, si profondément enfui en moi que plus jamais la guerre ne puisse vous détourner de moi. Je fais des rêves étranges, des sensations folles m'envahissent, mon âme est troublée, on me dit que vous n'en reviendrez pas. Sur la plage j'arpente de gauche à droite les bancs divins, moi aussi je suis prête à me battre, donnez-moi un fusil, arpentons fièrement ce champ d'honneur pour que tout soit fini au plus vite. Je mettrais ensuite des fleurs dans mes cheveux, on construira un nid d'amour, j'irai travailler chez Miss Dalloway sur la grande côte, dans son petit restaurant, le temps virera au soleil profond, à l'ôcre,couleur lila et violet-carmin de fin du monde pour nous émouvoir le soir au coucher quand, sur nos draps verts-bouteilles, vous me ferez l'AMOUR; n'ayons plus peur des mots ni de nous, n'ayons plus cette gêne. Faîtes-moi un enfant qu'on en parle plus, bon sang!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-4509659715406463730?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=IbUl_E-R91Q&amp;feature=feedrec_grec_index' title='130. je veux j&apos;aurais'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/4509659715406463730/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/130-je-veux-jaurais.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4509659715406463730'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4509659715406463730'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/130-je-veux-jaurais.html' title='130. je veux j&apos;aurais'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-zRCKvEPr_KE/TWac6I5RbtI/AAAAAAAAA8M/ou41n2HebjE/s72-c/fuck1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-3674499999440492466</id><published>2011-02-23T09:23:00.000-08:00</published><updated>2011-02-23T09:26:56.987-08:00</updated><title type='text'>131. la vérité (indignez-vous!)</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-yeNlU1S_sd4/TWVDWeaGe7I/AAAAAAAAA8E/Jx0K6zrLooE/s1600/singes%2Bstatues.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5576937766966950834" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-yeNlU1S_sd4/TWVDWeaGe7I/AAAAAAAAA8E/Jx0K6zrLooE/s400/singes%2Bstatues.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;"sur le fumier des millénaires, après les cataclysmes géologiques et les désastres guerriers, seules les statues émergent" disait sans fin René Iché. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-3674499999440492466?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=4X8NCI404_A' title='131. la vérité (indignez-vous!)'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/3674499999440492466/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/131-la-verite-indignez-vous.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/3674499999440492466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/3674499999440492466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/131-la-verite-indignez-vous.html' title='131. la vérité (indignez-vous!)'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-yeNlU1S_sd4/TWVDWeaGe7I/AAAAAAAAA8E/Jx0K6zrLooE/s72-c/singes%2Bstatues.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-3442245731800960841</id><published>2011-02-21T12:29:00.000-08:00</published><updated>2011-02-21T12:30:43.996-08:00</updated><title type='text'>132. Hermann Hesse, Narcisse et Goldmund</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Jpmiifl6xmE/TWLLYJwBMxI/AAAAAAAAA78/nW1IfEG5g-w/s1600/delep%2Bkervern.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5576242904432718610" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-Jpmiifl6xmE/TWLLYJwBMxI/AAAAAAAAA78/nW1IfEG5g-w/s400/delep%2Bkervern.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Nous nous appelons l'un l'autre comme des bêtes, se dit-il, et il songea à l'heure amoureuse de l'après-midi. Alors seulement il prit conscience de ce que c'était seulement à la fin des étreintes que des paroles avaient été échangées entre lui et Lise et encore, si peu et si insignifiantes! Quelles longues conversations il avait eues avec Narcisse! Maintenant, semblait-il, il était engagé dans un monde où on ne parlait point, où on s'attirait l'un l'autre avec des cris de hibou, où les mots n'avaient plus de sens. Il acceptait cela; il n'avait plus besoin de mots ni de pensée aujourd'hui, tout ce qu'il désirait, c'était Lise, ce contact, ce bouleversement de tout l'être, aveugle, muet, sans paroles, cet évanouissement dans les râles. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-3442245731800960841?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.google.fr/images?hl=fr&amp;rlz=1T4ACPW_frFR348FR348&amp;q=le+manuscrit+de+voynich&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;source=og&amp;sa=N&amp;tab=wi' title='132. Hermann Hesse, Narcisse et Goldmund'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/3442245731800960841/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/132-hermann-hesse-narcisse-et-goldmund.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/3442245731800960841'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/3442245731800960841'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/132-hermann-hesse-narcisse-et-goldmund.html' title='132. Hermann Hesse, Narcisse et Goldmund'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Jpmiifl6xmE/TWLLYJwBMxI/AAAAAAAAA78/nW1IfEG5g-w/s72-c/delep%2Bkervern.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-3502450522986006177</id><published>2011-02-20T06:21:00.000-08:00</published><updated>2011-02-20T06:40:43.035-08:00</updated><title type='text'>133. 68 façons de mourir</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-D-uV595XTRg/TWEn4OklsaI/AAAAAAAAA70/L8FCCjO0Vbw/s1600/god%2Bis%2Bempty.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 299px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575781660599103906" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-D-uV595XTRg/TWEn4OklsaI/AAAAAAAAA70/L8FCCjO0Vbw/s400/god%2Bis%2Bempty.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;L'autre avec ses ailes cramées et son cendrier en guise de gueule l'avait dévisagé un peu trop. Il roulait sur la nationale 9, son père ronflant tout doucement côté passager. Il aurait tout aussi bien pu ouvrir la portière d'un coup, il n'avait pas de ceinture, et Jimmy souriait à l'intérieur de lui en se disant que c'en serait fini de ce père obséquieux. Mais il n'était pas fait de ce bois-là, l'éternel gentil s'était laissé enguirlandé de 280 euros, il avait les poches vides mais aussi le coeur de traviole depuis qu'Hélène s'était barrée avec Manu, le plongeur d'à-côté. Cela ne suffisait pas à son bonheur, la maison avait crâmée un soir de déprime, une clope mal-éteinte qui aurait dû le tuer, mais le pompier avait précisé qu'il avait eu de la "chance", Jimmy souriait étrangement, la chance il ne savait plus ce que c'était depuis qu'elle était partie. Céline avait tenté de lui dire qu'il fallait partir, et maintenant il ne savait plus ce qu'il faisait sur ses routes désertiques que le temps rendait impraticable, il s'était bougé le cul mais la malchance l'avait rattrapée, elle le battait toujours, tout le temps, c'en était fini de lui, une glissade et l'autre, pionçant à l'arrière du véhicule se réveillera embroché ou ne se réveillera pas. Mais l'accident n'arriva jamais, l'attente resta la pire des tortures, seul, isolé des autres et de leurs mains cruelles. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-3502450522986006177?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=qCsCeugXh70&amp;playnext=1&amp;list=PL66F1013FBF4C0D9D' title='133. 68 façons de mourir'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/3502450522986006177/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/133-68-facons-de-mourir.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/3502450522986006177'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/3502450522986006177'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/133-68-facons-de-mourir.html' title='133. 68 façons de mourir'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-D-uV595XTRg/TWEn4OklsaI/AAAAAAAAA70/L8FCCjO0Vbw/s72-c/god%2Bis%2Bempty.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-2482742703637343364</id><published>2011-02-17T07:37:00.000-08:00</published><updated>2011-02-17T08:03:38.302-08:00</updated><title type='text'>134. Tribute to Camille!</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-UV3f_9wAsss/TV1GJGw2tII/AAAAAAAAA7k/X5akG0BHnko/s1600/camille1.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5574689036002833538" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-UV3f_9wAsss/TV1GJGw2tII/AAAAAAAAA7k/X5akG0BHnko/s400/camille1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Les étendars sont dressés à contre-vent, dans la brume ils traversent la Grand-Place et s'accélèrent dans le néant. Pressés les uns contres les autres, le coeur sous la main. Les fanions flottent en haut des piques, les gauchos se pressent, gueulant à rompre les barriques. C'est la lutte ouvrière et tout ce qui se suit. Et tout ce qui s'essuye. Les camarades sont tous frères, ils se claquent dans le dos en gueulant toujours les gars faut qu'on sème. Qu'on s'aime. Y'a le p'tit Jean dressé au milieu des autres avec son manège à pétrole, quelques saucisse que l'on grille pour donner moins faim, et l'on coupe le pain en deux, et l'on jette la saucisse dans le pain, et l'on s'échange ça avec le p'tit rouge contre quelques pièces. La figure rougie du Père derrière sa moustache est dû à la Marie, aux enfants, à l'alcool qu'on boit pour se réchauffer, mais pas à la saison. Cette année les récoltes... parlent les Anciens. Mais d'un coup tous oublient pourquoi ils défilent, défilant différent des autres dans après la Grand-Place dans la Grand-Rue jusqu'à l'Avenue Gambetta que l'on a omis des cadastres une fois, tu te rends compte de la bourde? Les petits frères et les petites soeurs tous réunis avec les cousins, les cousines, les voisins et les voisines et les amis. Oh que la fête est belle, que le rouge est bon, qu'il faudra bien danser ce soir par tant de retrouvailles! On se félicite des derniers nés, on pleure encore les morts de la veille que l'hiver a fait chuté, on parle de la saison, et tous sont bons, beaux et violents d'amour. Puis le jour décline, les corps agonisent des discours qui n'en finissent plus, les "je te croyais mort" et autres "tu deviens quoi?" perdus dans les "t'es le fils à qui, toi?". Puis le jour décline, le soleil n'illumine plus que la cime des sapins. Puis le jour décline, le soleil n'illumine plus que les montagnes. Un froid intervient, jettant un trouble dans la foule qui fait se disperser les badeaux. En quinze minutes tout le monde est loin, sauf les plus courageux, précipités dans les derniers bistrots du bout du monde, les rues se dégorgent de monde, les commerçants ferment boutiques, la ville redevient une zone fantôme, et tous ont oublié pourquoi ils étaient là, seul le brouillard reste, patient invisible témoin d'un spectacle grand-guignolesque. C'est ça la fête. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-2482742703637343364?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=_6Afc2uzw4g' title='134. Tribute to Camille!'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/2482742703637343364/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/134-tribute-to-camille.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2482742703637343364'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2482742703637343364'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/134-tribute-to-camille.html' title='134. Tribute to Camille!'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-UV3f_9wAsss/TV1GJGw2tII/AAAAAAAAA7k/X5akG0BHnko/s72-c/camille1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-4570216140686554521</id><published>2011-02-14T07:02:00.000-08:00</published><updated>2011-02-14T07:13:30.071-08:00</updated><title type='text'>135. en pleine profusion de nos moyens</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/--5uTkScN7FI/TVlGgbhUjoI/AAAAAAAAA7c/SRXhyTlKI-Q/s1600/dylan%2Bdog%2B%25282%2529.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 267px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5573563536804974210" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/--5uTkScN7FI/TVlGgbhUjoI/AAAAAAAAA7c/SRXhyTlKI-Q/s400/dylan%2Bdog%2B%25282%2529.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;C'est étrange, se disait-il tout au fond, mais cette quête efrénée le forcait encore plus à avancer. Jusque dans les ténèbres, cherchant à en savoir plus sur les voisins et ses nombreux mystères. Du boucher au simple manoeuvre de chantier, tous semblaient désormais posséder un cadavre dans son placard, le monde virait à la psychose et c'était ainsi et pas autrement. Alors il se chantait de vieux air de Grame Allwright assis, les genoux relevés sur son menton, les mains appuyées contre ses tibias afin de se faire basculer d'avant en arrière. Et tout autour le blast accentuait les couleurs, faisait couler des notes de musique dans ses veines, vibrait jusque dans les feuilles tricolores des arbres. Le blast, ce moment unique qui le retenait encore en vie, sur la corde raide des sentiments à fleur de pot. C'est débile non?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-4570216140686554521?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=I98iyEf5a7E' title='135. en pleine profusion de nos moyens'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/4570216140686554521/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/135-en-pleine-profusion-de-nos-moyens.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4570216140686554521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4570216140686554521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/135-en-pleine-profusion-de-nos-moyens.html' title='135. en pleine profusion de nos moyens'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/--5uTkScN7FI/TVlGgbhUjoI/AAAAAAAAA7c/SRXhyTlKI-Q/s72-c/dylan%2Bdog%2B%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-7640918601887004167</id><published>2011-02-12T09:45:00.000-08:00</published><updated>2011-02-12T09:53:20.659-08:00</updated><title type='text'>136. les pensionnaires de Verlaine</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-qj_GtoNcMaU/TVbJCt3OZgI/AAAAAAAAA7U/Sg4X2vN9aNA/s1600/c7010224e35c8d1bd10a0ac0063a664d1b5b91eb_m.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5572862637425714690" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-qj_GtoNcMaU/TVbJCt3OZgI/AAAAAAAAA7U/Sg4X2vN9aNA/s400/c7010224e35c8d1bd10a0ac0063a664d1b5b91eb_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;L’une avait quinze ans, l’autre en avait seize;&lt;br /&gt;Toutes deux dormaient dans la même chambre.&lt;br /&gt;C’était par un soir très lourd de septembre :&lt;br /&gt;Frêles, des yeux bleus, des rougeurs de fraise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacune a quitté, pour se mettre à l’aise,&lt;br /&gt;La fine chemise au parfum d’ambre.&lt;br /&gt;La plus jeune étend les bras, et se cambre,&lt;br /&gt;Et sa sœur, les mains sur ses seins, la baise,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis tombe à genoux, puis devient farouche&lt;br /&gt;Et tumultueuse et folle, et sa bouche&lt;br /&gt;Plonge sous l’or blond, dans les ombres grises;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l’enfant, pendant ce temps-là, recense&lt;br /&gt;Sur ses doigts mignons des valses promises,&lt;br /&gt;Et, rose, sourit avec innocence. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-7640918601887004167?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=bJ1BbAa3L9s' title='136. les pensionnaires de Verlaine'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/7640918601887004167/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/136-les-pensionnaires-de-verlaine.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7640918601887004167'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7640918601887004167'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/136-les-pensionnaires-de-verlaine.html' title='136. les pensionnaires de Verlaine'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-qj_GtoNcMaU/TVbJCt3OZgI/AAAAAAAAA7U/Sg4X2vN9aNA/s72-c/c7010224e35c8d1bd10a0ac0063a664d1b5b91eb_m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-617206344109511440</id><published>2011-02-12T08:47:00.000-08:00</published><updated>2011-02-12T09:02:10.369-08:00</updated><title type='text'>137. la tempête avant le calme</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-xM6DNetEKNM/TVa8wCAt2QI/AAAAAAAAA7M/LVu3swvw6Ow/s1600/coffee%2Band%2Bcigarets.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 289px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5572849122277185794" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-xM6DNetEKNM/TVa8wCAt2QI/AAAAAAAAA7M/LVu3swvw6Ow/s400/coffee%2Band%2Bcigarets.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;j'ai perdu mon chat, c'est con, mais la petite présence au pied du lit n'est plus là et je n'ai plus rien à présent pour m'emporter dans mon dernier sommeil. Alors je fume encore plus de clopes qu'à l'accoutumé, je sors aussi beaucoup, je traîne dans le quartier en sifflant. J'attends un appel de la nature, que la terre s'ouvre, un signe, n'importe quoi, et je pète un cable en entendant de faux miaulements de chat quand le vent se travesti. Je n'ai aucune emprise sur l'Autre, la suivante, mademoiselle F. et dans son oreille je sanglote doucement. Ce n'est pas pour le chat, mes nerfs en pelotte contre laquelle il joue, c'est les nuits d'absences contre lesquelles je n'y peux rien non plus. il y a des montagnes à abattre avant que le déluge ne tombe, bientôt la neige, le temps se couvre, et non, plus maintenant. Cette absence de neige m'indiffère à présent, perdu dans les bois, je rêve d'un café, d'un vrai steak et d'arrêter de m'intoxiquer à vos voix. Je parlemente avec mes états d'humeurs, j'essaie de leur trouver du temps aussi, de les calmer tous au fond de ce grand trou boueux. Le lierre rampant brise le mur du voisin, une autre étend son linge, à la maison des jeunes personne ne l'a vu me signale cette petite brune aux yeux clairs. Le corréen propose une cuisine impeccable, je m'aperçois finalement que je n'avais jamais vu mon quartier auparavant et que tout change. Un vieil alcoolique aux dreadlocks lève un sourcil, il ne comprend rien, il vient juste livrer le fioul. En haut on pleure, on rigole, on fait l'amour, dans ma pièce noire j'examine du coin de l'oeil l'emplacement vide, c'est le mien aussi cet emplacement, tout bien considéré. La présence animale a abandonné ses gamelles, son eau et sa litière pour s'en aller chasser sur des contrées jusqu'alors inexplorées de lui, ai-je compris, me dis-je pour me rassurer. Et une biche s'affolle dans la clairière, non, je ne l'ai pas vu, laissez-moi tranquille, vous me faîtes peur. Quelques crottes par là. Non, je n'avais jamais vu mon quartier ainsi. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-617206344109511440?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=JeqdFnefToc' title='137. la tempête avant le calme'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/617206344109511440/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/137-la-tempete-avant-le-calme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/617206344109511440'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/617206344109511440'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/137-la-tempete-avant-le-calme.html' title='137. la tempête avant le calme'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-xM6DNetEKNM/TVa8wCAt2QI/AAAAAAAAA7M/LVu3swvw6Ow/s72-c/coffee%2Band%2Bcigarets.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-2251161825286274226</id><published>2011-02-07T06:12:00.001-08:00</published><updated>2011-02-07T06:25:16.179-08:00</updated><title type='text'>138. je n'ai pas de titre sous le genou</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TVAAxMJ_Q5I/AAAAAAAAA68/-pioXCWlMxI/s1600/champs.bmp"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 385px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5570953584134013842" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TVAAxMJ_Q5I/AAAAAAAAA68/-pioXCWlMxI/s400/champs.bmp" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je ne suis pas l'absent, j'ai oublié tous mes doutes en route. Je est un autre. Il a repris ses vieilles habitudes, le magnéto enregistrant sa voix seule et isolée des bruits de la veille. Son scotch douze ans d'âge traînait dans un coin de la pièce, la bouteille à demi-échouée. La veille, la veille, se redisait-il à chaque fois en boucle sans se lasser. Il avait pris du temps pour répondre à ses fantômes, pour leur dire que le monde allait être... mais en fait il s'en foutait bien du monde. Les montagnes dressées contre les rocs et les sapins comme une cloison dont on ne s'échappe pas. Il n'y a bien qu'une seule route qui va à Rome. En se dirigeant sur le balcon il pouvait examiner cette grande tâche claire dans le ciel qu'on appelle le soleil, assis sur un bout de pierre il n'avait besoin que d'un pantalon et d'un t-shirt. Bronzant l'hiver, les modes sont inversées, écrivant l'été, l'automne ou au printemps. Désormais on faisait de lui un artiste, bien qu'il détestât cette interpellation, on allait pas tarder à le lapider en place publique pour ses actes. et les dernières heures crues, crades, vides de sens n'allaient pas tarder à le gonfler. Il avait toujours été un homme d'impulsion, alors maintenant, attendre, était bien le dernier calvaire du christ sachant qu'on allait le clouer haut et court sur les grandes planches des maisonnettes royales: Coca-Cola et Volkswagen pour les plus courageuses. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-2251161825286274226?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=ut2QXQc7Fac' title='138. je n&apos;ai pas de titre sous le genou'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/2251161825286274226/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/138-je-nai-pas-de-titre-sous-le-genou.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2251161825286274226'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2251161825286274226'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/138-je-nai-pas-de-titre-sous-le-genou.html' title='138. je n&apos;ai pas de titre sous le genou'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TVAAxMJ_Q5I/AAAAAAAAA68/-pioXCWlMxI/s72-c/champs.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-4220053177379014672</id><published>2011-02-04T08:29:00.000-08:00</published><updated>2011-02-04T08:43:52.659-08:00</updated><title type='text'>139. De simples mots! Y a-t-il au monde choses plus réelles que les mots?</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TUwqBZtnO0I/AAAAAAAAA60/bmkP9uZMfqM/s1600/chirac_metro.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 264px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5569873042720897858" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TUwqBZtnO0I/AAAAAAAAA60/bmkP9uZMfqM/s400/chirac_metro.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Vous êtes heureux d’avoir fait ma connaissance, M. Gray, dit Lord Henry en le regardant.&lt;br /&gt;- Oui, j’en suis heureux à présent. Je me demande si je le serai toujours.&lt;br /&gt;- Toujours! Quel mot affreux. Je frémis chaque fois que je l’entends. Les femmes adorent tellement l’employer. Elles gâchent toutes les histoires d’amour en tentant de les faire durer éternellement. C’est d’ailleurs un mot dépourvu de sens. La seule différence entre un caprice et une passion de toute une vie, c’est que le caprice dure un peu plus longtemps. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le portrait de Dorian Gray par Oscar Wilde...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-4220053177379014672?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=ut2QXQc7Fac' title='139. De simples mots! Y a-t-il au monde choses plus réelles que les mots?'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/4220053177379014672/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/139-de-simples-mots-y-t-il-au-monde.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4220053177379014672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4220053177379014672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/139-de-simples-mots-y-t-il-au-monde.html' title='139. De simples mots! Y a-t-il au monde choses plus réelles que les mots?'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TUwqBZtnO0I/AAAAAAAAA60/bmkP9uZMfqM/s72-c/chirac_metro.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-76961816371606335</id><published>2011-02-01T08:52:00.000-08:00</published><updated>2011-02-04T08:28:05.344-08:00</updated><title type='text'>140. nos enfants</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TUwpDyIe-1I/AAAAAAAAA6s/JsQnGHZsDWs/s1600/seduce%2Bme%2Bplease.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 303px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5569871984124164946" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TUwpDyIe-1I/AAAAAAAAA6s/JsQnGHZsDWs/s400/seduce%2Bme%2Bplease.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Avant c’était juste des petits grains de folie dispersés par le vent. Mon père s’insurgeait, Nadine, pourquoi achètes-tu toutes ces robes que tu ne mets qu’une journée? Elle répondait alors qu’elle faisait ce qu’elle voulait, une sorte de voix intérieure la guidant sans doute pour s’infliger ses combats quotidien contre mon économiste de père.&lt;br /&gt;Allons au parc sous la pluie, sifflait-elle entre ses dents, elle nous prenait de force quand mon père avait le dos tourné, nous étions contents, je me souviens avoir toujours aimé la pluie, mon frère je ne sais pas, mais moi je restais de longues heures trempé, on rentrait souvent malades au début, par la suite on se renforçait, nos mère changeant aussi nos tenues, les rendant plus imperméables aussi à l’aide de son appareil à couture.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-76961816371606335?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.dailymotion.com/video/xghuv8_serge-gainsbourg-comme-un-boomerang-inedit_music' title='140. nos enfants'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/76961816371606335/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/140.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/76961816371606335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/76961816371606335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/02/140.html' title='140. nos enfants'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TUwpDyIe-1I/AAAAAAAAA6s/JsQnGHZsDWs/s72-c/seduce%2Bme%2Bplease.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-3935978162697780955</id><published>2011-01-31T06:58:00.000-08:00</published><updated>2011-01-31T07:24:33.412-08:00</updated><title type='text'>141. n'expliquons plus rien et commençons à vivre</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TUbUFwh7-CI/AAAAAAAAA6g/gomgzYqEsAg/s1600/dark-reign-event-20081204000141637.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 263px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5568371184681875490" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TUbUFwh7-CI/AAAAAAAAA6g/gomgzYqEsAg/s400/dark-reign-event-20081204000141637.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le navire cinglé par le vent, dans la tourmente. La nuit noire, pleine de fausses promesses, partout de l'eau croupie s'épachant contre la coque. Cette eau semble battre le visage des affreux fantômes, ceux qui dérivent sur le pont, s'agitant dans tous les sens avec le but d'avancer pour survivre. De temps en temps leurs yeux morts de fatigue se lèvent à hauteur du fou accroché au mât qui hurle, balloté dans tous les sens avec, pour passer le temps, un carnet à dessins et un stylo. Il est seul là-haut avec les éléments, la nuit devient le jour, le jour devient la nuit. La lune est en haut, en bas, sur les côtés, en travers de ses visions psychotiques. Sa main n'a de cesse de s'agiter sur le carnet, lui aussi semble dériver sur les flots bouillants destinés à tous les engloutir. De tous bords en-dessous les marins s'agitent, hissez la grande voile, échappons-nous, allumez les torches de côté, qu'on puisse voir en avançant. Les vagues transformées en mur de quelques mètres sont parés à dévorer le navire. L'autre tremble, en bas les images sombres des matelos devenus combattants n'ont plus une seconde à donner à la prière, cette année 1901 s'achèvera dans les flots, quelle idée d'être partis en mer si tôt pour du poisson, quelques dessins et des idées fantasmagoriques... Mais déjà le calme revient, voilà l'oeil du cyclone, le silence entouré des ténèbres. L'Autre redescend de son mât, et le capitaine demande pourquoi. C'est bien simple, explique-t-il, je voulais tout faire comme Turner, mais je mourrai comme vous. Le vieux capitaine acquiesce en lissant du bout des doigts sa barbe blanche. Son regard se trouble, les voici amorçant un mur de descente, un jeunot hurle de la proue du navire "déferlante à bâbord!" un autre encore "mon capitaine, nous sortons de l'oeil" et un troisième de tomber à genoux "voici venir la fin". Lentement le bâteau dévale dans l'obscurité grandissante, sous des tonnes de flots salés, dans la nuit noire obstruée de nuages, le ciel zébré d'éclairs qui s'annoncent encore plus rude. Le capitaine, avant de s'en retourner dans sa cabine, demande alors au peintre précédement hissé de lui montrer les croquis. Un instant il contemple son futur bourreau, commentant d'un "oui, très ressemblant" puis retourne dans sa cabine. Alors le peintre conclu à son tour: et voici venir la fin. Le navire peu à peu devient minuscule dans un océan de torture. Plus petit encore. Plus petit encore. Jusqu'à disparaître. Terrassé. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-3935978162697780955?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=PN7RbIF5S9o' title='141. n&apos;expliquons plus rien et commençons à vivre'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/3935978162697780955/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/141-nexpliquons-plus-rien-et-commencons.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/3935978162697780955'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/3935978162697780955'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/141-nexpliquons-plus-rien-et-commencons.html' title='141. n&apos;expliquons plus rien et commençons à vivre'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TUbUFwh7-CI/AAAAAAAAA6g/gomgzYqEsAg/s72-c/dark-reign-event-20081204000141637.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-2003685895392258401</id><published>2011-01-29T15:40:00.000-08:00</published><updated>2011-01-29T15:50:28.250-08:00</updated><title type='text'>142. mystiquement parlant</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TUSntz6wIeI/AAAAAAAAA6Y/le_d_k2Y1iQ/s1600/large.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 310px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5567759444809359842" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TUSntz6wIeI/AAAAAAAAA6Y/le_d_k2Y1iQ/s400/large.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;J'étais vivant et ton corps sur mes lèvres. J'ai encore sur la bouche le goût du sable. La rumeur lancinante des vagues, cette carte postale de la mer où je ne suis pas. J'ai accroché des vieux tableaux sous les cocotiers, il pleut maintenant, mais j'ai toujours mes lunettes de soleil. Et cette petite musique de mort que je ne trouve nulle part, elle est là, sur un vieux disque rayé. J'avais ce vieux chat tournant en rond dans mon appartement, je l'ai relâché impasse des oliviers. Je lui ai dit: vis ta vie, loin de moi, où tu veux. Mais il m'a quand même suivi, alors on s'est refait la plage tous les deux. Même sous la pluie, il ronronne doucement à mes côtés, je me tue encore à la clope, à l'alcool, à l'envie de toi que je n'ai plus. Je tourne en rond aussi dans mon bocal, mais quand ma main caresse les poils du chat je ressens encore ton souvenir qui disait "comment l'appellera-t-on?" et moi qui répondait des surnoms débiles. Et puis un jour, un jour, tu es morte. impasse des oliviers. Alors je reviens en coup de vent vers toi, je vous rends bonheur, je me rends colère, j'aurai aimé ne jamais t'écraser sous les pneus de ma voiture. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-2003685895392258401?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=9RrI2fR7UfE' title='142. mystiquement parlant'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/2003685895392258401/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/142-mystiquement-parlant.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2003685895392258401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2003685895392258401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/142-mystiquement-parlant.html' title='142. mystiquement parlant'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TUSntz6wIeI/AAAAAAAAA6Y/le_d_k2Y1iQ/s72-c/large.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-5886776108628815203</id><published>2011-01-21T10:33:00.000-08:00</published><updated>2011-01-21T10:59:39.478-08:00</updated><title type='text'>143. génération en devenir</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TTnXizkT4YI/AAAAAAAAA6A/5cD-osFaNug/s1600/brancusi.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 292px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5564715807550988674" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TTnXizkT4YI/AAAAAAAAA6A/5cD-osFaNug/s400/brancusi.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;à vingt-cinq ans du matin l'alcool me monte doucement à la tête en ce soir mémorable d'hiver sans neige, et, dixit Graeme Allwright, les punaises me guettent. Les cendriers sont remplis, je pourrais signaler "après la fête" mais j'étais le seul fumeur attentif du lot, d'ailleurs il n'y avait plus de fête, rien que des retrouvailles. Nos fantômes éparpillés, justement. à vingt-cinq du matin sans croire en rien dixit l'Autre celui avec un grand X. J'écris encore des billets pour les désespérés à la petite semaine, je veux encore, je voudrais toujours. Mon sexe dans ton sexe, c'est selon. je suis encore un peu bourré mon père pardonnez-moi. les cendriers, disais-je, sont remplis à ras-bord. J'ai une démangeaison quelque part, sans savoir où, alors je me gratte tout le corps. Le monde se consume à petit feu, pas le vôtre, juste le mien. de temps en temps il se reconstitue, je devrais donc dire: "je vis un monde en perpétuel changement; je ne sais pas de quoi demain sera fait" ce genre de truc, quoi. Delphine me regardait de travers avec son chat sur les genoux et ses doutes en vrac. Je ne sais plus où j'étais, ni de quelle réception il s'agissait. j'ai mal à la tête. tout tourne en rond, tout part en vrac, ma maison est sans dessus-dessous. je suis maintenant le maître d'un monde au passé, mon passé, mes erreurs, mes jugements. Je m'allume une clope en lisant quelques pages, je me concentre sur le livre, sur des mots qui ne veulent rien dire, des petits bouts de phrases interrompus sous fond de rock désabusé. Les trompettes de la mort résonnent encore dans mon crâne. j'ai mal, je m'endors dans mon alcool, désenchanté le monde. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-5886776108628815203?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.daleeaglesham.com/' title='143. génération en devenir'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/5886776108628815203/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/143-generation-en-devenir.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5886776108628815203'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5886776108628815203'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/143-generation-en-devenir.html' title='143. génération en devenir'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TTnXizkT4YI/AAAAAAAAA6A/5cD-osFaNug/s72-c/brancusi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-4187535263638216800</id><published>2011-01-19T11:45:00.000-08:00</published><updated>2011-01-19T11:48:16.132-08:00</updated><title type='text'>144. Kyoto Limited Express</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TTc_9N0HqyI/AAAAAAAAA54/xtSOfa5UBfs/s1600/broken%2Bsmoke.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 273px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5563986185552374562" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TTc_9N0HqyI/AAAAAAAAA54/xtSOfa5UBfs/s400/broken%2Bsmoke.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Elle passait trop de temps avec moi, j'aimais cela mais elle était bien trop jeune pour perdre ses heures précieuses auprès d'un type dans mon genre, à moitié alcoolique et dérivant dans le monde comme une feuille morte sur l'eau d'un fleuve. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;Olivier Adam. &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-4187535263638216800?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=ObMuJZXQpbo&amp;feature=channel' title='144. Kyoto Limited Express'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/4187535263638216800/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/144-kyoto-limited-express.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4187535263638216800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4187535263638216800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/144-kyoto-limited-express.html' title='144. Kyoto Limited Express'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TTc_9N0HqyI/AAAAAAAAA54/xtSOfa5UBfs/s72-c/broken%2Bsmoke.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-8487758585982786575</id><published>2011-01-18T10:11:00.000-08:00</published><updated>2011-01-18T11:00:53.641-08:00</updated><title type='text'>145. over there</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TTXjXElKEBI/AAAAAAAAA5w/FiuyzlC_qcU/s1600/cdf92fa71352cc9cba7514c5ec359ae361de58bd_m.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 283px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5563602900192202770" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TTXjXElKEBI/AAAAAAAAA5w/FiuyzlC_qcU/s400/cdf92fa71352cc9cba7514c5ec359ae361de58bd_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;L'homme dans la montgolfière m'a dit un jour que vu du dessus, la terre lui semblait vierge. Et maintenant, ajoutait-il, je ne vois que des trous noirs se formant, toute la terre disparait, un quart des océans se replient. James pendant ce temps-là relisait Moby Dick, tout le monde le surnommait Bartleby sans trop que je sache pourquoi. Faudrait que je lise ce putain de bouquin, pensais-je. C'était sans doute à cause de sa longue stature fine, élancée en avant, ses lourdes lunettes qui lui donnait l'air d'un banquier affable. Peut-être cela avait-il un rapport avec les lourdes malles de livres qui le suivait quand il voyageait, des mêmes livres qui remplissaient sa sacoche passe-partout, de sa tête penchée sur le côté, prête à manger à la source, prête à s'y baigner. Il y avait aussi Baloo, une femme à la lourde stature, elle avait fini garde du corps et, de jour comme de nuit, portait ses lunettes de soleil comme si elles étaient vissées. Nous étions tous les quatre dans la grande salle de réception, c'était au lendemain de la guerre, Hitler venait de se suicider dans un bunker et les Alliés foulaient le monde. Les villes étaient à feu et à sang. Lentement mais sûrement, on avait remonté le temps. Les façades se remodelaient alors à volonté, elles n'avaient pas connu les bombes, Hitler se réveillait de son premier jour en tant que chancelier, l'espace d'un souffle on refit la seconde guerre mondiale jusqu'à la création du grand dôme supérieur de la bibliothèque. Un enfant nous vit, tremblants dans un grand champ, les siècles s'écoulèrent, les chevaux devinrent fou, le chevalier crut à une quelconque magie et la femme des cavernes s'éternisa un soir de pluie jusqu'àn tenter de nous toucher. Un vieux dinosaure fatigué rendit l'âme, un autre tenta de nous happer. Soudain, la machine s'arrêta, tout se calma. Nous étions sur une grande plage, la mer semblait calme. Au loin une équipe de spécialistes étudiaient de près le cycle de la vie, alors que nous n'étions tous que des bactéries insignifiantes. L'un des étudiants, un jeune homme au visage rempli de tâches de rousseur leva à peine les yeux, peu surpris. Il désigna d'un autre endroit de la plage une trappe, gueulant pour se faire entendre alors que tout était parfaitement calme, même nous, étrangement nous avions tous "sautés" de plusieurs milliers d'années, peut-être des millions, sans sourciller. Tous les quatre, nous nous dirigeâmes vers la trappe. Une trappe somme toute fort banale, mais tout au fond se trouvait la pièce. Banale aussi, la pièce faisait quelques mètres cubes, James joua l'intrépide, il avait la main sur une poignée de porte en bois nous faisant face. Ils nous annonça alors "et voici messieurs, notre voyage s'achève à présent!" et tous ensembles nous sommes rentrés dans la lumière. Quand on se réveilla, il était huit heures trente du matin et une dizaine de secondes environ. J'examinai l'horloge quantique qui nous faisait face: nous étions en avril 2011, la planète mourrait doucement. A mes côtés, l'homme de la montgolfière s'était endormi pour toujours, son corps n'avait pas tenu. Il avait un sourire aux lèvres, je n'ai pu éviter de me demander comment diable trouvait-il la terre à présent, vu de là-haut?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-8487758585982786575?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=er-djY9S9nM&amp;feature=fvw' title='145. over there'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/8487758585982786575/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/145-over-there.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8487758585982786575'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8487758585982786575'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/145-over-there.html' title='145. over there'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TTXjXElKEBI/AAAAAAAAA5w/FiuyzlC_qcU/s72-c/cdf92fa71352cc9cba7514c5ec359ae361de58bd_m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-5198438014106158895</id><published>2011-01-17T09:36:00.000-08:00</published><updated>2011-01-17T09:47:49.074-08:00</updated><title type='text'>146. Toujours la route de Mccarthy</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TTR_IVXZIVI/AAAAAAAAA5o/_eAti2KVfr4/s1600/ceac8f8c6002063136703fe6c815c26d82757dba_m.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 246px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5563211220860346706" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TTR_IVXZIVI/AAAAAAAAA5o/_eAti2KVfr4/s400/ceac8f8c6002063136703fe6c815c26d82757dba_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Il s’appuyait au caddie pour reprendre haleine pendant que le petit attendait. Il y eut un violent craquement quelque part dans la montagne. Puis un autre. C’est juste un arbre qui tombe, dit-il. C’est rien. Le petit regardait les arbres morts au bord de la route. C’est rien, dit l’homme. Les arbres de la terre vont tous tomber tôt ou tard. Mais pas sur nous. Comment tu le sais?&lt;br /&gt;Je le sais. Voilà tout. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-5198438014106158895?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=A0qK9Xcx8cc' title='146. Toujours la route de Mccarthy'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/5198438014106158895/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/146-toujours-la-route-de-mccarthy.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5198438014106158895'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5198438014106158895'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/146-toujours-la-route-de-mccarthy.html' title='146. Toujours la route de Mccarthy'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TTR_IVXZIVI/AAAAAAAAA5o/_eAti2KVfr4/s72-c/ceac8f8c6002063136703fe6c815c26d82757dba_m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-7215389683742736199</id><published>2011-01-17T09:29:00.001-08:00</published><updated>2011-01-17T09:34:49.892-08:00</updated><title type='text'>147. Vox Populi</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TTR9s6OfL2I/AAAAAAAAA5g/fJQYGJmJCvQ/s1600/Boldini-nel-suo-studio2.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 284px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5563209650207141730" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TTR9s6OfL2I/AAAAAAAAA5g/fJQYGJmJCvQ/s400/Boldini-nel-suo-studio2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je me sens épouvanté par ce nouveau monde, j'ai pété les plombs, je tue les chiens dehors, un planter de couteau n'aurait pas suffi il m'a fallu voir gros pour leur ôter la vie. Ton goût métal encore dans ma bouche, tes envies le long de tes pieds qui s'agite, bon sang, tu me parlais de quoi avant-hier soir? L'autre qui hurle sous mes paupières, le loup, pas de moi. On frappe à la porte, la fièvre remonte le long de la colonne vertébrale, elle stagne dans mes yeux, au coin, c'est salé et ça pique. Tu me jettes du sucre pour attiser mes plaies, j'attends que ça caramélise pour jouer, ne compte pas sur moi pour lécher, attends-moi au tournant, je ne marcherai pas dans ta lumière. Je pète les plombs, c'est seulement ça, et à l'intérieur j'ai tout pété. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-7215389683742736199?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=huU_n2_OreA' title='147. Vox Populi'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/7215389683742736199/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/147-vox-populi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7215389683742736199'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7215389683742736199'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/147-vox-populi.html' title='147. Vox Populi'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TTR9s6OfL2I/AAAAAAAAA5g/fJQYGJmJCvQ/s72-c/Boldini-nel-suo-studio2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-4381222636327807670</id><published>2011-01-15T09:29:00.000-08:00</published><updated>2011-01-15T09:47:47.012-08:00</updated><title type='text'>148. tribute to mon père</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TTHdub059bI/AAAAAAAAA5Y/J8eqOosxvIY/s1600/900-coversm-685x1024.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 268px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5562470804592653746" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TTHdub059bI/AAAAAAAAA5Y/J8eqOosxvIY/s400/900-coversm-685x1024.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Après la fête je l'avais vu vaciller, au soir de ces cinquante-sept ans. Ce n'était plus le même homme que vingt ans auparavant, lentement le temps poursuivait sa marche déstructrice. Je confiais alors à ma femme que oui, bientôt je n'aurai plus de père, dans dix ans, dans vingt ans peut-être, il ne sera plus là. Il y avait aussi ce jeu avec ma soeur, celui de nous deux qu'il allait avoir au téléphone en premier. Des années j'aimais l'appeler tôt le matin, mais maintenant je laissais le plaisir à ma soeur de me doubler. J'aurai très bien pu la battre en appelant encore plus tôt, tout de même. Ma soeur tenait de lui de ce côté-là, elle n'était pas matinale. L'éventualité de l'appeler au saut du lit ne m'intéressait plus, il me venait alors l'impression qu'un rien l'avait rendu fragile, que tout pouvait le tuer, que je n'avais plus qu'à veiller sur ce bon vieil ivrogne de paternel pour m'en faire un objet précieux. Après la fête, s'en dodelinant vers les robes de l'aurore, il me paraissait déjà plus petit que la veille. Bientôt il aura soixante ans. La faiblesse du vieil homme ne réduisait pas pour autant son intelligence, mon vieux était capable de citer Rimbaud les doigts dans le nez, il glorifiait Perret, Brassens et Brel. Il pleurait devant un joli poème, glorifiant la femme j'avais hérité de lui un centième de son talent à manier les mots aussi bien que les idées. Lorsque mon père regagna sa chambre, brisant des verres au passage qui se fracturaient en mille étoiles sur le sol, poussés par les lourds pans de sa robe de chambre digne d'un écrivain désabusé, mon père alors, ce père affreusement monstrueux, m'embrassa sur le front, comme autrefois, comme quand j'étais gosse, et m'intimida l'ordre d'aller à mon tour me coucher, ce que j'ai fait bêtement. Bien que je n'étais pas fatigué, je m'en suis allé, laissant le salon en plan avec ces cadavres amoncelés. J'étais dehors, peu habillé, regagnant mon lit à pied, une clope au bec et mes idées confuses. Le jour se levait à tout petit feu, et mon père endormi se relèvera de son dernier lit, j'en suis sûr. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-4381222636327807670?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.blogg.org/blog-87252.html' title='148. tribute to mon père'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/4381222636327807670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/148-tribute-to-mon-pere.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4381222636327807670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4381222636327807670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/148-tribute-to-mon-pere.html' title='148. tribute to mon père'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TTHdub059bI/AAAAAAAAA5Y/J8eqOosxvIY/s72-c/900-coversm-685x1024.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-949736905854738881</id><published>2011-01-07T07:48:00.000-08:00</published><updated>2011-01-07T08:20:04.380-08:00</updated><title type='text'>149. et après?</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TSc9K7TJEVI/AAAAAAAAA5Q/JLPBXU5i57s/s1600/bordel.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 281px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5559479522938130770" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TSc9K7TJEVI/AAAAAAAAA5Q/JLPBXU5i57s/s400/bordel.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Ce matin on déboulonne le monde, les grandes citadelles impénétrables dans des villes construites en forme d'étoiles impénétrables se démantèlent d'elles-mêmes. Démonté le béton, sous les pierre revient la nature qui reprend ses droits. On ouvre les portes des zoos, les lions galopent dans la ville, les humains redeviennent sauvages, les voitures n'existent plus, plus de pollution si ce n'est l'air que l'on respire parfois dans les marécages. On donne à de parfaits écoliers le droit de récreer, rebâtir sur du neuf, du vrai, du costeaud, pour ne plus refaire les mêmes erreurs. Et l'enfant réapprend le carnet, le stylo, les dessins dans la marge. Le grand-père sur son trône de pierre, rigide comme un roc, sera notre dilletante: ne faîtes plus jamais ça, laissez-la, cette nature, vous guider dans vos pas. La terre refleurit, les oiseaux volent, les animaux regagnent la forêt, les insectes pullulent. Cette musique qu'on entendait plus c'est les millions de voix des opprimés d'un peuple longtemps perdu de vue. L'arbre centenaire, les feuilles, la chienlit, les pins, la montagne, les lacs, les rivières, le sable. Voici le monde. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-949736905854738881?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=E3cPbxCBGVo' title='149. et après?'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/949736905854738881/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/149-et-apres.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/949736905854738881'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/949736905854738881'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/149-et-apres.html' title='149. et après?'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TSc9K7TJEVI/AAAAAAAAA5Q/JLPBXU5i57s/s72-c/bordel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-8950242089004028598</id><published>2011-01-05T13:42:00.001-08:00</published><updated>2011-01-05T13:44:03.975-08:00</updated><title type='text'>150. demain je n'écrirai plus</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TSTl1WPikjI/AAAAAAAAA5I/Ey-3GpdbXjI/s1600/batwoman%2Bdc.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 262px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5558820544748622386" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TSTl1WPikjI/AAAAAAAAA5I/Ey-3GpdbXjI/s400/batwoman%2Bdc.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Jürgen a mis les bouteilles dans ma voiture, il a tiré un trait sur la carte, il m'a dit "je pars tout droit coûte que coûte" alors j'ai suivi de mes pensées le curieux personnage. Jürgen m'a donné du chocolat, de la bière, des clopes, du vin, et quelques sourires. à Martigny il m'est venu l'idée que je n'écrivais plus par amour, j'avais envie de me pendre littérairement. Jürgen a attendu son fils à mes côtés pendant que je patientais pour prendre un train d'assaut que sans doute je ne prendrais jamais de ma vie. Jürgen a aussi flambé un frigo dans sa demeure de vacances, il a dit "c'est pas grave on continue" et tout le monde l'a suivi. Il a payé ce qu'il devait, il m'a dit que j'étais le bienvenu chez lui, j'ai fait un signe de la main quand il est parti. Jürgen m'a demandé un peu de mon temps, c'est pas grave, il reviendra. Jürgen est un amour. Qu'on se le dise.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-8950242089004028598?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=VxgjvNxH7vU' title='150. demain je n&apos;écrirai plus'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/8950242089004028598/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/150-demain-je-necrirai-plus.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8950242089004028598'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8950242089004028598'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2011/01/150-demain-je-necrirai-plus.html' title='150. demain je n&apos;écrirai plus'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TSTl1WPikjI/AAAAAAAAA5I/Ey-3GpdbXjI/s72-c/batwoman%2Bdc.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-4374602355223348873</id><published>2010-12-31T19:01:00.001-08:00</published><updated>2010-12-31T19:06:31.526-08:00</updated><title type='text'>151. 2011</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TR6aMwOG9sI/AAAAAAAAA4w/E4bnSjyodiQ/s1600/CqoCYPUQJqc4yfrs7FRPSUFeo1_400.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 308px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5557048534114956994" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TR6aMwOG9sI/AAAAAAAAA4w/E4bnSjyodiQ/s400/CqoCYPUQJqc4yfrs7FRPSUFeo1_400.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Ah mais quand on aura des enfants, imagine, ils seront alcooliques, nous appelleront dans la nuit pour nous annoncer la mort immédiate de leur véhicule. Ce sera trop cher, on parlera pognon à tous les repas en oubliant l'amour, ton visage se dégradera à l'inverse du portrait de Dorian Gray et on pourra rien y faire. Finalement n'ayons plus d'enfants ni d'amour, plantons des fleurs, couchons avec nos amants tout de suite, mettons le feu à la planète, qu'elle soit invivable, irrespirable, qu'on fasse une grande fiesta, tous à poil et on se caresse. Que l'amour tue le monde dans son abscence de logique. Soyons à son image: illogique et suicidaires; sans lendemain. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-4374602355223348873?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://images.caradisiac.com/images/5/1/3/8/25138/S0-Miss-Vivi-vendeuse-de-Citroen-en-Chine-105908.jpg' title='151. 2011'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/4374602355223348873/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/151-2011.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4374602355223348873'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4374602355223348873'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/151-2011.html' title='151. 2011'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TR6aMwOG9sI/AAAAAAAAA4w/E4bnSjyodiQ/s72-c/CqoCYPUQJqc4yfrs7FRPSUFeo1_400.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-2353707516724917407</id><published>2010-12-30T08:28:00.001-08:00</published><updated>2010-12-30T08:40:36.392-08:00</updated><title type='text'>152. éloge de la fatalité</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRy1-1Np9pI/AAAAAAAAA4o/0H3wsMm4FUE/s1600/clara-morgane.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 266px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556516131309221522" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRy1-1Np9pI/AAAAAAAAA4o/0H3wsMm4FUE/s400/clara-morgane.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Avant j'avais le bagoût, de l'or dans la bouche et des étoiles plein les yeux. Je me répète à présent beaucoup sur l'amour perdu, je ressasse, et parfois il m'arrive de réaliser comme un vieux qu'avant c'était mieux. Dans un coin de mon grenier j'avais ainsi caché les photos de Sarah, lorsque, par hasard, j'en revîns à elle. Le temps avait passé sous les ponts, je n'étais plus le jeune adolescent des jours heureux mais un travailleur demi-loup qu'on apprivoisait sans cesse avec une femme qui, bien que plus jeune, dépérissait à vue d'oeil de son éclat merveilleux qu'un jour j'avais aimé. Mais Sarah était au-dessus de tout ça, assis sur une caisse dans le grenier j'étalais les photos de son corps nu, ses seins parfaits, sa peau bronzée, son sexe, ses lèvres, l'éclat de sa crinière. Sarah était une lionne qui m'avait quitté, je l'avais compris un beau jour que j'avais trop aimé, trop idéalisé sa perfection, mais corporellement elle était bien là. Revenue de loin. Sarah était la bombe sexuelle par principe, elle était merveilleuse dans tout ce qu'elle entreprenait, par amour pour elle j'avais abattu des montagnes, mais il m'arrivait de ne plus croire à ce passé où j'étais encore à ses côtés. Son nom s'effaçait ainsi que les formes de son corps. La couleur de sa peau ternissait, je jalousais d'autres femmes plus belles encore de ne pas me prendre moi qui avait su cacher pendant un temps un diamant sous mon aisselle. Mais le pire, dans tout ça, c'est qu'elles passaient, lassives, abusées, flouées, elles s'éloignaient de moi avant que je ne les touche. Alors mon regard se perdait sur d'autres, de moins en moins belles. Je me rabattais sur ce que je pouvais. De Sarah je passais à Sonia, plus terne de goût. De Sonia je passais à Céline. De Céline à Octavie. Ainsi de suite jusqu'à ce que je connaisse ma femme. Leurs corps m'allaient très bien, pour un temps. Je n'avais plus de diamants, le passé était révolu, mon image aussi se ternissaient à mesure que j'avançais dans le temps. Je me suis marié au moins de juin avec une femme que je ne connaissais pas, que je n'aimais pas, mais qui recelait d'autres rubis cachés en son sein. J'étais devenu un vieux con, Sarah faisait partie d'un passé qui n'a jamais existé ailleurs que dans un lointain chimérique. J'étais passé de mode, tel un vieux loup, j'avais perdu du poil de la bête. à présent je me languissait dans un bar des touristes passées, je buvais un coup à la mémoire de nos corps tombés, sur des rochers je pleurais encore parfois n'être qu'un ingrat qui voulait la perfection. Mais, le corps n'existe pas, l'âme est merveilleuse, m'a-t-on dit pour se rassurer. En quoi fallait-il croire alors? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-2353707516724917407?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=RBHZFYpQ6nc' title='152. éloge de la fatalité'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/2353707516724917407/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/152-eloge-de-la-fatalite.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2353707516724917407'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2353707516724917407'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/152-eloge-de-la-fatalite.html' title='152. éloge de la fatalité'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRy1-1Np9pI/AAAAAAAAA4o/0H3wsMm4FUE/s72-c/clara-morgane.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-5958249357264887188</id><published>2010-12-29T07:03:00.000-08:00</published><updated>2010-12-29T07:08:54.356-08:00</updated><title type='text'>153. "et les tours sombrent"</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRtN_jP6AHI/AAAAAAAAA4g/3TBEpR1umUI/s1600/immensit%25C3%25A9.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 396px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556120319480692850" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRtN_jP6AHI/AAAAAAAAA4g/3TBEpR1umUI/s400/immensit%25C3%25A9.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;je n'ai jamais reçu le prix.&lt;br /&gt;Tu es tombée amoureuse d'un clown lyrique.&lt;br /&gt;Il a souffert de tomber amoureux dans l'escalier.&lt;br /&gt;Elle s'est laissée guider les yeux fermés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vous avons laissé tranquille.&lt;br /&gt;Vous étiez mortes de trouille.&lt;br /&gt;Ils sont tous morts désormais.&lt;br /&gt;Elles sont des anges d'éternité. à l'aube des temps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-5958249357264887188?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=0rNld-GD5xU' title='153. &quot;et les tours sombrent&quot;'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/5958249357264887188/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/153-et-les-tours-sombrent.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5958249357264887188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/5958249357264887188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/153-et-les-tours-sombrent.html' title='153. &quot;et les tours sombrent&quot;'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRtN_jP6AHI/AAAAAAAAA4g/3TBEpR1umUI/s72-c/immensit%25C3%25A9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-8470977696331911055</id><published>2010-12-29T06:42:00.000-08:00</published><updated>2010-12-29T07:02:42.258-08:00</updated><title type='text'>154. trois petits points argentés</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRtNfXodsjI/AAAAAAAAA4Y/FRnAgiQCdEQ/s1600/iancurtis.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 267px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556119766606656050" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRtNfXodsjI/AAAAAAAAA4Y/FRnAgiQCdEQ/s400/iancurtis.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Avais-tu regardé l'absente file des voitures qu'on abandonne le long des quais de gare? Moi oui, à partir du café où, avant de partir, tu me dévisageais. J'étais abandonné dans la contemplation extérieure, au-delà de la vitre tu n'existais plus, je pouvais vaquer librement à t'imaginer, à imaginer un monde sans toi. Non pas que l'amour était mort entre nous, ton regard perplexe me laissait encore plus songeur qu'avant, mais dans ce trop plein d'amour fou j'avais envie de fuguer un peu en imaginant les milles scénarios possibles. Mon écriture tournait en rond, si tu le dis, mais il y avait la neige dehors sans toi, les voitures contre la gare sans toi, des passants qui marchaient d'une manière immobile sans toi parmi la foule, la grande horloge sur le quai qui tourne à reculons sans toi et aucun amoureux sur les quais pour t'attendre, j'étais parti. J'essayais de conjuguer au futur, me dire: "dans cinq minutes tu vas partir. Je porterai la valise jusqu'au plus proche, je te déposerai au pied du train. Nous nous embrasserons. Nous nous dirons au revoir je t'aime bisous mon amour. Je t'enlacerai une dernière fois sans une larme, tu réfrèneras les tiennes. Tu monteras dans ce train sans te retourner, tu iras t'asseoir, ta valise posée sur tes genoux où placée là où il ne faut pas. Ton menton tremblera, ton visage paraîtra austère, je ferai un signe de la main et même je pourrais courir le long de la voie à côté du train qui s'en va après le coup de sifflet du contrôleur, la fermeture des portes, le silence du départ dans la fureur de la machine se mettant en branle. Tu ne pourras résister de me sourire, j'abandonnerai finalement ma course, le train étant plus fort que l'homme ou que Superman, c'est bien connu. Ton image s'effacera, je poserai le premier pas d'homme esseulé en-dehors des quais, longeant la procession cadavérique des voitures échouées en dépose-minute. Je t'enverrai un message dans le train qui dira je t'aime tu me manques bonjour aurevoir mon éternelle. Enfin, je retournerai à ma voiture échouée lamentablement sur la place, je lancerai quelques gouttes salées en-dehors de mes paupières dans le carcan glacée du véhicule. Je hurlerai peut-être de fureur "Hélène est partie" bien que ce ne soit pas un adieu, bien que tu reviendras après les vacances. Je pleurerai pour cette séparation, affaire de quelques jours tout au plus."&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-8470977696331911055?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=XtSqRovSvGo' title='154. trois petits points argentés'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/8470977696331911055/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/154-trois-petits-points-argentes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8470977696331911055'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/8470977696331911055'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/154-trois-petits-points-argentes.html' title='154. trois petits points argentés'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRtNfXodsjI/AAAAAAAAA4Y/FRnAgiQCdEQ/s72-c/iancurtis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-210678001072507476</id><published>2010-12-25T07:00:00.000-08:00</published><updated>2010-12-25T07:17:05.954-08:00</updated><title type='text'>155. petite puce</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRYK6S2l8uI/AAAAAAAAA4Q/paJSFgMIiTE/s1600/fight%2Bclub.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 262px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5554639187017593570" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRYK6S2l8uI/AAAAAAAAA4Q/paJSFgMIiTE/s400/fight%2Bclub.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;J'ai fait tomber une dent dans évier, quelques mèches de cheveux, un brin d'épicéas, quelques souvenirs. Dans le grand cercle d'émail j'ai donné aux flammes une photo de nous quand nous étions gosses. Un peu d'estime de soi est aussi passé à la trappe, je me suis souvenu des grandes vallées, des odyssées d'autrefois, lorsqu'enfants nous étions les seigneurs d'un peuple de moutons ou de trois chevaux made-in-normandie. Dans mes souvenirs y'avait un chien aussi qui courait tout autour de nous, un pauvre cabot trois-francs-six-sous. On le surnommait Sissou d'ailleurs, non? j'ai jeté un peu de lui dans la grande bouche de l'évier, avec un collier de perles de ma mère qui le tient de sa mère qui elle-même le tient de sa mère et qui... ainsi de suite. J'ai versé quelques larmes ensuite, mon visage se démolissait dans le grand miroir édenté. L'ampoule clignotait, j'ai jeté quelques pièces, quelques cailloux, quelques babioles. Un whisky pur malte et mon meilleur cigare. J'ai rebouché le tout avec du sparadra, un peu de ciment, et j'ai bétonné l'entrée de la salle de bain. Au petit matin du jour suivant, le soleil me surprit un verre à la main assis dans mon trône lugubre. Je régnais sur des bibliothèques vides, mortes, évaporées. Dans mes yeux on lisait l'oubli. J'ai voulu me laver le visage, je me suis demandé quel con avait fermé ma porte de cette manière. Alors j'ai attendu patiemment le lendemain. Demain sera un autre oubli. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-210678001072507476?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=z53qbrzueO4' title='155. petite puce'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/210678001072507476/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/155-petite-puce.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/210678001072507476'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/210678001072507476'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/155-petite-puce.html' title='155. petite puce'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRYK6S2l8uI/AAAAAAAAA4Q/paJSFgMIiTE/s72-c/fight%2Bclub.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-4586008552848472499</id><published>2010-12-24T14:14:00.000-08:00</published><updated>2010-12-24T14:18:02.391-08:00</updated><title type='text'>156. "J’ignorais le fait que l’art, après tout, provient de l’art. Je me rends compte à présent que c’est le cas." Lucian Freud.</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRUcEtpa7DI/AAAAAAAAA4I/ILcoUZErhPs/s1600/ellen%2Bpage3.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5554376582729755698" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRUcEtpa7DI/AAAAAAAAA4I/ILcoUZErhPs/s400/ellen%2Bpage3.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-4586008552848472499?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=-a2jugsYQXM' title='156. &quot;J’ignorais le fait que l’art, après tout, provient de l’art. Je me rends compte à présent que c’est le cas.&quot; Lucian Freud.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/4586008552848472499/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/156-jignorais-le-fait-que-lart-apres.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4586008552848472499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4586008552848472499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/156-jignorais-le-fait-que-lart-apres.html' title='156. &quot;J’ignorais le fait que l’art, après tout, provient de l’art. Je me rends compte à présent que c’est le cas.&quot; Lucian Freud.'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRUcEtpa7DI/AAAAAAAAA4I/ILcoUZErhPs/s72-c/ellen%2Bpage3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-3903312928709262846</id><published>2010-12-23T10:26:00.000-08:00</published><updated>2010-12-24T14:13:30.226-08:00</updated><title type='text'>157. j'aurais pu la j'ter dans l'ruisseau ou la siffler rien que pour les oiseaux</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRUbAOKCAbI/AAAAAAAAA4A/VFgbzkW9mTU/s1600/spidey%2Bkid.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5554375406045495730" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRUbAOKCAbI/AAAAAAAAA4A/VFgbzkW9mTU/s400/spidey%2Bkid.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;La boîte de marrons glacés m'a fait penser que la dernière fois je savais que tu allais mourir. Tes tuyaux partout sur ton corps, mais c'était un peu de toi qui tombait avec la neige, un peu de ton époque dans les roues des voitures coincées dans la semoule, au final j'ai évoqué ton souvenir dans un coin de ma tête. Te souviens-tu sur ton piédestal lointain de quand j'étais môme? tu nous traînais ma soeur et moi devant la maison, sur ton traîneau de bois, nous nous régalions de tes chocolats, de tes marrons surtout, de tes farces édentés. C'était le bon temps, le temps du ruisseau de la vie coulant dans la vallée, ce mélange d'innocence où il faisait bon vivre au coin du feu et de vérité quand ta femme s'était endormie pour toujours dans son lit de raideur. J'avais ton silence au creux de mon épaule parfois, je t'avais porté une fois, tu étais si léger, c'était sur la fin. Tes cheveux étaient blancs, ta langue devenait celtique, tu avais oublié jusqu'à notre existence je crois, mais dans ta langue bretonne tu semblais revenu en arrière dans un temps reculé des autres. Qu'étais-tu alors dans cette époque? Tu étais roi des marrons dans un monde de monstres gigantesques. Tu étais roi des marrons sur un royaume de gourmandises. Ta femme gérait les cartes et le passe-temps, de la neige y'en avait tant que tu voulais, du sucre-glace chaud, pas besoin de dents. Ton poulet journalier se baladait dans les rues, paré à cuire. J'ai regardé passé bien des souffrances, mais parfois de temps en temps ton souvenir me réprimande encore, il m'engueule: "pourquoi cette année encore n'es-tu pas venu sur ma tombe?" et moi de revenir tout petit entre tes remontrances, j'étais occupé, je m'invente des histoires, mais dans le vrai du faux toi seul connait la réponse, toi seul me connait mieux que les autres. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-3903312928709262846?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=HC151lGOD1k' title='157. j&apos;aurais pu la j&apos;ter dans l&apos;ruisseau ou la siffler rien que pour les oiseaux'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/3903312928709262846/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/157-jaurais-pu-la-jter-dans-lruisseau.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/3903312928709262846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/3903312928709262846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/157-jaurais-pu-la-jter-dans-lruisseau.html' title='157. j&apos;aurais pu la j&apos;ter dans l&apos;ruisseau ou la siffler rien que pour les oiseaux'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRUbAOKCAbI/AAAAAAAAA4A/VFgbzkW9mTU/s72-c/spidey%2Bkid.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-4332065063723777365</id><published>2010-12-21T07:00:00.000-08:00</published><updated>2010-12-21T07:19:31.155-08:00</updated><title type='text'>158. il neige en enfer parfois</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRDFZUC53RI/AAAAAAAAA30/cvTFctj-lgk/s1600/de47c7a738351438faed6a33d99d9c7b06753f5f_m.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5553155379216112914" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRDFZUC53RI/AAAAAAAAA30/cvTFctj-lgk/s400/de47c7a738351438faed6a33d99d9c7b06753f5f_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le lot des hommes est d'accepter le froid, de l'endurer, sans pour autant que celui-ci ne les épargne. Les volets sont pleins de givre, les édentés nous sourient, on passe en costume dans des villages fantômes étriqués. L'avenir est parfois conjugué au passé, les anciens s'enterrent, les jeunes et les moins jeunes sortent le nez dehors par moins ... °C. Les chiens errent au ralenti. L'homme pressé est un pic monté sur skis. Les repas sont des platrées. On recolle au temps des guirlandes de l'année dernière, des oraisons funèbres qui serviront pour le prochain, ce qu'il faut de lumières clignotantes sous des nuages lourds de sens. On décroche l'épouvantail, on errige le bonhomme rondouillard à la carotte nasale. Un chapeau sur la tronche bien trop grand. C'est l'hiver qui vient vite ici. Le vent sec. Les choucas volent bas. La même rengaine que l'année dernière. Oiseaux de mauvais présage insignifiants dans la tourmente. Il se dit que l'hiver sera long, froid, chaud, court, bleu avec des paillettes roses. Le grand cirque de l'étrange se met en place, habitué à la Russie profonde, le froid ne fait plus peur, on s'y habitue, on est sevré, enfin, après une longue journée passée dehors à attendre, la clope éternelle dans un coin du bec, on se rentre, au chaud, la différence se fait sentir, d'un coup l'on s'endort. Bonne nuit. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-4332065063723777365?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=CvHIibTpxYk' title='158. il neige en enfer parfois'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/4332065063723777365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/158-il-neige-en-enfer-parfois.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4332065063723777365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4332065063723777365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/158-il-neige-en-enfer-parfois.html' title='158. il neige en enfer parfois'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TRDFZUC53RI/AAAAAAAAA30/cvTFctj-lgk/s72-c/de47c7a738351438faed6a33d99d9c7b06753f5f_m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-1043693448388700408</id><published>2010-12-20T08:37:00.000-08:00</published><updated>2010-12-20T08:43:07.626-08:00</updated><title type='text'>159. je n'ai jamais été un immortel</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQ-HlIuhJ3I/AAAAAAAAA3c/6vfs99Jeb4A/s1600/caf%25C3%25A9%2Bphoto.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552805937638614898" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQ-HlIuhJ3I/AAAAAAAAA3c/6vfs99Jeb4A/s400/caf%25C3%25A9%2Bphoto.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Toutes les idéologies ne sont que les justifications et les alibis de certains sentiments, de certaines passions.&lt;br /&gt;Dit &lt;strong&gt;Ionesco&lt;/strong&gt; à &lt;strong&gt;Claude Bonnefoy&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-1043693448388700408?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://cineklectic.wordpress.com/' title='159. je n&apos;ai jamais été un immortel'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/1043693448388700408/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/159-je-nai-jamais-ete-un-immortel.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/1043693448388700408'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/1043693448388700408'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/159-je-nai-jamais-ete-un-immortel.html' title='159. je n&apos;ai jamais été un immortel'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQ-HlIuhJ3I/AAAAAAAAA3c/6vfs99Jeb4A/s72-c/caf%25C3%25A9%2Bphoto.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-2655246368642195900</id><published>2010-12-19T13:06:00.000-08:00</published><updated>2010-12-19T13:25:36.483-08:00</updated><title type='text'>160. à tout moment la rue</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQ54RKGTiGI/AAAAAAAAA3U/2FaLxNI_nBU/s1600/catwoman.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 267px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552507626758309986" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQ54RKGTiGI/AAAAAAAAA3U/2FaLxNI_nBU/s400/catwoman.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;le petit homme bafoué qu'on lui a crachouillé au visage des litres de merde pas croyable, impossible en fait de comprendre quand le souffle de vie deviens libérateur après qu'on se soit accroché avec tenacité aux ailes du phénix pour remonter aussi haut. Bien sûr, l'être humain est con, il ne peut pas comprendre ce que le petit homme a enduré, il est passé par ici, il repassera par là, drôle de comptine au passage. On le foudroie encore, on veut qu'il meure, il le faut, que la bête meure! ah les salauds, il t'ont pas gâté hein? mais comment faire face au public le lendemain d'une nuit de sang? comment revenir sans oublier, sans omettre, ne pas parjurer et ne pas raconter car on a pas le droit. Il ne reste que la voix des chants des partisans, mais encore celle-là te paraît fausse dans chaque poème, même tes mains semblent mentir quand tu prends un stylo pour écrire. Quelques larmes tombent de tes joues, alors on crie au scandale, même pleurer on te le refuse. Puis tu remontes un peu plus, devant des yeux, des têtes, des poings qu'on brandis bien haut. Ouais, même de ça on ne peut comprendre que ça peut paraître libérateur, de bouger ainsi à en devenir fou, à en crever, comme une drogue longtemps accumulée dans le sang de nos lointains ancêtres. Et les fous ne peuvent comprendre, ils ne se jettent ni sur la haine, ni sur le mépris mais sur l'inculture en brandissant une sous-culture d'opérette à défendre les huiles. Ils se jettent aussi sur l'incompréhension, qu'en savent-ils eux de la prison, d'un fait-divers, de toi? il n'en sauront jamais plus, ils ne verront pas plus loin que le bout de leur nez et c'est bien dommage. La rancune est tenace soutenue par les flash, malheureusement. Moi dans ma nuit à étoile unique j'aimerais bien te rendre un hommage à ce que tu fais et non ce que tu as fait, et ça serait non pas le dernier hommage, mais le premier. Jamais le dernier. Parce que j'ai grandi avec des mots, une voix, et que je suis un homme au milieu de la tempête. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-2655246368642195900?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=jxONUB7_3iw&amp;feature=related' title='160. à tout moment la rue'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/2655246368642195900/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/160-tout-moment-la-rue.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2655246368642195900'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/2655246368642195900'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/160-tout-moment-la-rue.html' title='160. à tout moment la rue'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQ54RKGTiGI/AAAAAAAAA3U/2FaLxNI_nBU/s72-c/catwoman.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-7081910000026965786</id><published>2010-12-19T12:31:00.000-08:00</published><updated>2010-12-19T13:06:27.899-08:00</updated><title type='text'>161. le défouloir</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQ5zmXnmGrI/AAAAAAAAA3M/Vgt_U-k1To8/s1600/cashback.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552502493606714034" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQ5zmXnmGrI/AAAAAAAAA3M/Vgt_U-k1To8/s400/cashback.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Trotski dans les absents, l'almanach savoyard n'est plus distribué. Dans la grande vasque du monde on déploie des renforts à grands coups de marguerites, tu l'as vu mon reblochon, dis? et ma neige? et mon sel? c'est pour mieux engraisser les poules qui n'y prennent pas garde. Les clowns suavent du soir harcèlent le démon sans se méfier du loup entré dans la bergerie à la recherche du petit capuchon rouge. Nos grands héros se séparent. C'est la guerre dans les tranchées. Définitivement aboli, l'esclavage a changé de parure pour l'année prochaine 2011, savez-vous comment on appelle certains boulots? non, pas des arbres malheureusement, d'ailleurs, notez que ce mot sera rayé du dictionnaire l'année prochaine pour être remplacé par tepu, c'est plus classe, c'est selon, c'est étoilé aussi. Les os seront fabriqués en verre, les bébés nourris au plutonium auront des gorges sodomites, on fera de Arno le chanteur des bouffons de la république des royaumes du nord, pour 2011 nous deviendrons zombie, le ciel tombé depuis longtemps sur nos caboches se changera en feu, un tiers de l'herbe sera consumée, ah non... c'est déjà fait! Les pères parlent encore aux hommes, la femme libérée réclame ses chaînes, l'enfant exploité crache dans les nike, demain est un autre noël qui s'approche, seul ou sous les ponts, en famille ou chez les cons, c'est le même asile partout ailleurs, le même foutoir, la même niaiserie. Partout on se considère avec sournoiserie, on se supporte jusqu'à la fin du repas, quand on repart les bras chargés de cadeaux à demi-emballés de remerciements tronqués pour la plupart: merci-mamie-de-m'avoir-offert-ce-joli-pull-à-l'effigie-de-claude-françois-il-ne-fallait-pas. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Tu parles, tu l'as vu mon pégase? il est parti par là. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-7081910000026965786?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=8kVwxLcuF4U' title='161. le défouloir'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/7081910000026965786/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/161-le-defouloir.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7081910000026965786'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7081910000026965786'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/161-le-defouloir.html' title='161. le défouloir'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQ5zmXnmGrI/AAAAAAAAA3M/Vgt_U-k1To8/s72-c/cashback.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-131011325838384925</id><published>2010-12-18T13:46:00.000-08:00</published><updated>2010-12-18T13:57:56.002-08:00</updated><title type='text'>162. et l'homme créa Punky Brewster</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQ0uUbbbTtI/AAAAAAAAA3E/JQF7ZqGVcPs/s1600/femme%2Bdupontel.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 302px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552144844112744146" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQ0uUbbbTtI/AAAAAAAAA3E/JQF7ZqGVcPs/s400/femme%2Bdupontel.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Quel étrange cas était-ce quand il écoutait Coffee and Cigarettes en pensant à elle, toujours la même chanson calme, allongé sur le lit les bras en croix. De temps en temps il appréciait un bon cigare avec un whisky aussi. Mad Max tournait en boucle sur l'écran, il aurait tout donné pour s'enfuir dans le cable de l'écran, devenir une seule information. De temps en temps la vie paraissait longue, ennuyeuse, harassante, et il aurait tout donné pour devenir l'absent des grands romans du XIXème siècle. Il aimait les films de Woody Allen, il se concentrait aussi sur les anniversaires sans jamais les retenir, et pour finir il avait aimé tout un peuple de ces camarades, les bons comme les mauvais, alors en leur donnant un ultime hommage il avait hurlé un soir de pleine lune face au vent: Bazinga! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-131011325838384925?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=resUyjKmOj0&amp;feature=rec-real_rev-rn-1r-20-HM' title='162. et l&apos;homme créa Punky Brewster'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/131011325838384925/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/162-et-lhomme-crea-punky-brewster.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/131011325838384925'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/131011325838384925'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/162-et-lhomme-crea-punky-brewster.html' title='162. et l&apos;homme créa Punky Brewster'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQ0uUbbbTtI/AAAAAAAAA3E/JQF7ZqGVcPs/s72-c/femme%2Bdupontel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-7388323294038656482</id><published>2010-12-16T15:05:00.000-08:00</published><updated>2010-12-16T15:13:48.379-08:00</updated><title type='text'>163. les alliances</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQqdIvOLDbI/AAAAAAAAA28/vD9rQUyyEwE/s1600/ca8113250fd9a4c4fc954f26eeedb44900fa132c_m.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 294px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5551422264127983026" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQqdIvOLDbI/AAAAAAAAA28/vD9rQUyyEwE/s400/ca8113250fd9a4c4fc954f26eeedb44900fa132c_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Et cette route cuivrée quand vient la neige se transforme en un territoire vierge d'insoumis que je suis le seul à minuit à souiller de ma chair, de mes lourds sabots, de mes larmes cendrées. Alors on croirait au miracle, qu'un dieu bienveillant gomme la route en laissant aux hommes le droit de refaçonner le monde pour une minute encore. Nous ne sommes que nos absolus. Sous la neige qui tombe nos erreurs s'effacent, le pauvre homme endormi ne se relèvera plus: tu as péché mon fils, voici mon église tout entière afin de te juger, pauvre diable. Les animaux sortent de leurs tanières, les chamois gambadent, attirés par le sel au coin des autoroutes, la dernière image sera animale ou ne sera pas. Les couples baissent le chauffage pour mieux s'attirer, les enfants en sortiront pimpants, neufs, de cette fabrique des neuf mois. La solitude se creusera, les hommes s'entraideront, les barrières seront enlevées, tout un système nouveau se créera de ce chaos environnemental afin que l'humain solidaire envers son prochain devienne le prochain roi du monde. Qui sait, demain ce sera peut-être à vous de jouer à dieu?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-7388323294038656482?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://connaitredieu.jesus.net/?gclid=CMiX4f7y8aUCFUEOfAodcxIDrg' title='163. les alliances'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/7388323294038656482/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/163-les-alliances.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7388323294038656482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7388323294038656482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/163-les-alliances.html' title='163. les alliances'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQqdIvOLDbI/AAAAAAAAA28/vD9rQUyyEwE/s72-c/ca8113250fd9a4c4fc954f26eeedb44900fa132c_m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-1869172875870846020</id><published>2010-12-13T12:15:00.000-08:00</published><updated>2010-12-13T12:22:19.732-08:00</updated><title type='text'>164. PAX ROMANA</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQaAVydM34I/AAAAAAAAA2s/EHiSoRn-6kA/s1600/des%2Banges%2Bpeints.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5550264702590574466" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQaAVydM34I/AAAAAAAAA2s/EHiSoRn-6kA/s400/des%2Banges%2Bpeints.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ombres jaunies et brisées sur territoire achevé: ne retenez plus vos larmes, pleurez sur les couleuvres et diverses babioles qu'on vous a forcé d'ingurgité, sur votre stupidité et vos souvenirs tronqués de jadis. &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-1869172875870846020?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=jbDpzNMoLQQ' title='164. PAX ROMANA'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/1869172875870846020/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/164-pax-romana.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/1869172875870846020'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/1869172875870846020'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/164-pax-romana.html' title='164. PAX ROMANA'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQaAVydM34I/AAAAAAAAA2s/EHiSoRn-6kA/s72-c/des%2Banges%2Bpeints.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-4254606654555591518</id><published>2010-12-13T11:22:00.000-08:00</published><updated>2010-12-13T12:14:55.534-08:00</updated><title type='text'>165. les guignols et le sexe</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQZ-sP9_h4I/AAAAAAAAA2k/65ZOZQUp50g/s1600/anatomy2.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5550262889446606722" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQZ-sP9_h4I/AAAAAAAAA2k/65ZOZQUp50g/s400/anatomy2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Et ma mère, disait-il parfois, avait, ce week-end, fait la seule chose qu'elle pouvait faire avec les hommes et notamment celui qui nous recevait. Elle avait donc usé de son charme encore une fois pour séduire en touchant les hommes sur leur faiblesse, mais n'en désirant rien de moins ou de plus, le soufflé retomba. Le contact physique ne se fera pas, l'homme soudainement comprit ce qu'il se passait, jura à la trahison, la perfidie même, et nous laissa une nouvelle fois sur les routes, moi en prince déchu et ma mère telle une câtin infâme sans acquéreur. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-4254606654555591518?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=GRrj60C24Y0' title='165. les guignols et le sexe'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/4254606654555591518/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/165-les-guignols-et-le-sexe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4254606654555591518'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/4254606654555591518'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/165-les-guignols-et-le-sexe.html' title='165. les guignols et le sexe'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQZ-sP9_h4I/AAAAAAAAA2k/65ZOZQUp50g/s72-c/anatomy2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-7454818466948050187</id><published>2010-12-09T15:15:00.000-08:00</published><updated>2010-12-09T15:21:34.915-08:00</updated><title type='text'>166. "écrire est un métier de feu, disait Molière"</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQFkdgXWATI/AAAAAAAAA2c/fQm92NnN1c8/s1600/bs9dLKUuMdrg963d21JVi3Kx_500.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 262px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5548826673963991346" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQFkdgXWATI/AAAAAAAAA2c/fQm92NnN1c8/s400/bs9dLKUuMdrg963d21JVi3Kx_500.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Depuis que j’ai pris tout à fait conscience du temps, je me suis senti vieux et j’ai voulu vivre. J’ai couru après la vie comme pour attraper le temps et j’ai voulu vivre. J’ai tellement couru après la vie qu’elle m’a toujours échappé. J’ai couru, je n’ai pas été en retard, ni en avance, je ne l’ai jamais rattrapée pourtant: c’est comme si j’avais couru à côté d’elle. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ionesco, journal en miettes&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-7454818466948050187?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://forum.doctissimo.fr/psychologie/depression-deprime-stress/message-espoir-depressifs-sujet_208909_1.htm' title='166. &quot;écrire est un métier de feu, disait Molière&quot;'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/7454818466948050187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/166-ecrire-est-un-metier-de-feu-disait.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7454818466948050187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/7454818466948050187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/166-ecrire-est-un-metier-de-feu-disait.html' title='166. &quot;écrire est un métier de feu, disait Molière&quot;'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQFkdgXWATI/AAAAAAAAA2c/fQm92NnN1c8/s72-c/bs9dLKUuMdrg963d21JVi3Kx_500.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3898795595268607684.post-336924728850602513</id><published>2010-12-09T06:49:00.000-08:00</published><updated>2010-12-09T06:54:45.139-08:00</updated><title type='text'>167. imbécile t'as encore été traîné dans l'fond des asiles!</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQDtdYjCfbI/AAAAAAAAA2E/Hp_Kck7m4b0/s1600/agata.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 276px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5548695829981855154" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQDtdYjCfbI/AAAAAAAAA2E/Hp_Kck7m4b0/s400/agata.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Imbécile combien de fois faut te le dire que les vieux fantômes ça n'existe pas? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;et ton coeur fait encore des ratés quand tu vois sa photo on myspace.&lt;br /&gt;Imbécile t'as encore été traîné dans l'fond des asiles pour trouver l'amour fou. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;romantique, romantique à souhait et idiot. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Imbécile elle t'a tout déchiré, dévoilé, happé!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;et pourtant tu avais encore envie d'elle en voyant ses photos.jpg. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Imbécile tu deviendras fou à force de vouloir retrouver quelqu'un qui ne veut plus te revoir, qui te hait, qui n'est qu'une sous-merde, qui s'est moqué de toi, qui t'a piétiné, qui t'a craché dessus, qui rit encore de toi dans le bras des autres...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;foutu fantôme, sacré imbécile. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3898795595268607684-336924728850602513?l=anteus-lultimatron.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Genevi%C3%A8ve' title='167. imbécile t&apos;as encore été traîné dans l&apos;fond des asiles!'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/feeds/336924728850602513/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/167-imbecile-tas-encore-ete-traine-dans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/336924728850602513'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3898795595268607684/posts/default/336924728850602513'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anteus-lultimatron.blogspot.com/2010/12/167-imbecile-tas-encore-ete-traine-dans.html' title='167. imbécile t&apos;as encore été traîné dans l&apos;fond des asiles!'/><author><name>anteus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08078624143397890432</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/SsUtFpnYoTI/AAAAAAAAAAw/FpCy7cwjILQ/S220/82a23458fb0546bf3dd4ea3536b78225e8b8a738_m.png'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_td6MwJWnw2w/TQDtdYjCfbI/AAAAAAAAA2E/Hp_Kck7m4b0/s72-c/agata.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
